samedi 28 novembre 2009

Que faire dès l'après-Belgique ?

Libérée de l'Etat flamando-belge, la Wallonie sera sommité de sa vie et maîtresse de son futur.
Elle fera tout pour elle-même avec l'égoïsme naturel à tout peuple conquérant la liberté de choisir son destin.
Tombés des liens gros comme des cables qui ligotaient le peuple wallon parqué dans les sous-sols de la bicoque Belgique.
Finis les rançons et les tributs payés aux maîtres chanteurs flamands et à leurs mercenaires wallons.
Enfin libérés du bas, du médiocre du coeur et de l'esprit, du mensonge étatique, les Wallons sortent du marais belge pour gagner le grand large de l'espace français et y respirer à pleins poumons l'air de liberté et d'honneur.
Dans l'heure qui suivra leur libération, les Wallons auront beaucoup de choses premières à faire. Ils devront d'abord se débarrasser des fantoches, des cires molles, et des parvenus de la politique que, pour leur malheur, les Wallons élisent depuis un demi-siècle avec une consternante continuité et qui furent toujours les tristes acteurs de leur abaissement.
Ensuite, ils se choisiront les hommes jeunes, neufs et propres qui les mèneront au grand destin qu'ils méritent.
Leur troisième démarche sera la chose commune à la Wallonie et à la France. Elles s'accorderont
- sur la solution des problèmes nés de la fin de l'Etat belge et la définition du statut spécial de la Wallonie au sein de l'Etat français.
Il devra prévoir une intégration harmonieuse et progressive de la Wallonie dans la France.
- sur le contenu et la stratégie de la négociation avec le nouvel Etat flamand de la liquidation de l'ancien Etat belge.
La France prendra en charge la défense des intérêts wallons puisque la Wallonie sera devenue française. Elle y apportera les forces et les supériorités de la 5eme puissance mondiale.
Le programme est copieux.
Le travail est immense.
Ils seront assurés par les Wallons à qui le courage n'a jamais manqué lorsque leur liberté et leur dignité étaient en jeu.
Jean-Alexis D'Heur
Les commentaires sont les bienvenus. Rappelons que M. Jean-Alexis D'Heur n'est plus administrateur de ce blogue.

vendredi 27 novembre 2009

La malveillance du baron P.-H. Gendebien et de ses sbires

Après avoir fait bycotter par ses troupes les Etats généraux de Wallonie, le président actuel du Rassemblement Wallonie France (RWF), s'en prend directement à son président, M. Jules Gheude et au "président d'honneur" des EGW, contre lequel il réitère les propos qu'il a tenus sur le blogue ultra-belgicain Belgium4ever (Belgique pour toujours) !
Est-ce la vague de contestation qui s'élève des rangs de son parti, de la part de ces militants de la base qu'il méprise (1), qui lui fait perdre à ce point les esprits, mais aussi toute dignité ?
C'est la premièe fois que le "seul site officiel du RWF" fait mention du dernier livre de Jules Gheude, Quand les Wallons s'éveilleront..., non pour le recommander à ses lecteurs mais pour critiquer son auteur ! Le baron Gendebien reproche à l'essayiste wallon d'avoir, dans un courriel au Soir(2), forcé le trait en évoquant une "Pauvre Wallonie", allusion, dit-il, au pamphlet Pauvre Belgique de Baudelaire. Il ajoute que le libelle ( "petit écrit satirique, parfois à caractère diffamatoire", précise le Larousse, ndlr) de Jules Gheude est repris sur le blogue de la Ligne Wallonne de Bruxelles.
Le hobereau de Lierneux en profite pour revenir sur la condamnation qu'il a prononcée contre moi au sujet de "propos à relents antisémites" relatifs à Me Modrikamen, qui vient de lancer son nouveau parti, le PP belgicain et ultra-droitier. Curieux soutien de la part du président d'un parti réunioniste...! Bien entendu, et c'est là qu'est la malveillance, le baron Gendebien insiste sur le fait que l'on m'avait choisi en qualité de président d'honneur des EGW, en rappelant que je ne suis pas membre du RWF et que "si cela avait été le cas, j'aurais été immédiatement exclu."
La charge simultanée contre Jules Gheude et moi est claire : il s'agit de discréditer les Etats généraux de Wallonie, qui ont été soutenus, entre autres, par les "rebelles liégeois" et dont la Commission "réunion à la France" planche sur la formule de l'union-intégration" qui s'oppose à celle du président du RWF, prônant une assimilation pure et simple aux institutions et aux lois de l'Hexagone. De plus, on sait que toute idée ou initiative qui n'émane pas de lui est nécessairement suspecte et vouée à l'échec...
Mais où la mauvaise foi de Paul Henry Gendebien dépasse toute limite, c'est quand il reprend sur son site ses accusations, sans mentionner qu'elles ont fait l'objet d'une mise au point que j'ai adressée aux administrateurs du site "Philosémite", et que ceux-ci l'ont aimablement publiée, en me remerciant, "afin de lever tout malentendu sur mes propos" (3). Vous avez dit : malhonnêteté intellectuelle ? C'est pire encore : de la délation ! Et ce personnage, qui se drape dans des oripeaux républicains et mystifie les militants sur sa vraie nature, ne renoncerait jamais, rappelons-le, à son titre de baron belge !
(1)Cf Jean-Emile Humblet, Témoin à charge.
(2) Le Soir du 17.11.2009.

jeudi 26 novembre 2009

Le nouveau "Parti populaire" est arrivé...

Comme ils l'avaient annoncé, MM. Modrikamen et Aernoudt on lancé officiellement ce matin leur parti, le PP, au cours d'une conférence de presse tenue à Uccle. En fait, le nouveau parti, qui s'affirme résolument à droite , s'intitule "Parti populaire/Personen Partij", voulant bien montrer dès l'abord son caractère "belgicain", ou disons plutôt "pro-belge", car son belgcanisme est beaucoup plus proche de celui de l'association "B+", que de celui de M. Di Rupo ou de Mme Milquet.
La RTBf n'a pas fait un large écho à la naissance du PP, ni à ce qui s'est dit à la conférence de presse. Une image et quelques mots seulement au JT. Mais, comme la déclaration gouvernementale d'Yves Leterme, le texte de l'exposé de M. Modrikamen semble avoir été diffusé à l'avance, puisque, dans La Libre d'aujourd'hui, Christian Laporte nous en donne l'essentiel. Il est vrai que les deux compères, Me Modrikamen et Rudy Aernoudt lui avaient exposé en primeur leurs intentions et leur programme.
Qu'apprend-t-on ? Qu'ils vont dire tout bas ce que nombre d'hommes politiques (leur) confient "off the record"[sic], à savoir qu'il faut en revenir à une vraie solidarité nationale : "Arrêtons les gueguerres [sic] stériles entre ce que l'on appelle les Flamands et les Wallons[re sic]. Un Wallon sur quatre est d'origine flamande et en Flandre, il y a entre 350.000 et 400.000 francophones. Le mal est venu de la communautarisation; il faut donc supprimer les communautés et consacrer trois régions qui assumeront toutes les matières.
En outre, le PP veut aussi simplifier les structures institutionnelles en supprimant les provinces et établir une vraie hiérarchie des normes entre deux niveaux de pouvoir subsistant: l'Etat fédéral et les Régions. Quant à BHV, c'est encore plus simple : il suffit, assure Rudy Aernoudt, d'instaurer une circonscription nationale, qui permettrait à un Arlonais de voter pour un Ostendais et...à un habitant de Hal de voter pour un candidat bruxellois. Une circonscription nationale pour la moitié des députés !
Les fondateurs du nouveau parti se défendent de "vouloir retourner à la Belgique de papa". Aernoudt affirme : "je veux simplement avec mes amis assurer un meilleur avenir à notre pays". Pour cela, il faut aussi "décloisonner le clivage linguistique" et que, "dans tout le pays, chacun puisse recevoir ses documents dans la langue de son choix"
Sur le plan électoral, outre la création d'une circonscription "nationale", le PP plaide pour le système français du scrutin majoritaire à deux tours, afin de pouvoir réaliser une alternance.
Et voilà, ce n'est pas plus compliqué que cela. Avec MM. Aernoudt et Modrikamen (chez lui, c'est plutôt la quête permanente de la bonne gouvernance qui le motive), on en reviendrait, non pas, effectivement, à la Belgique de papa, mais à celle de bonpapa (y ont-ils pensé en baptisant leur parti "Pépé" ?), celle de l'époque où le socialiste anversois Camille Huysmans pouvait se faire élire à Liège...
Que penser de tout cela? Qu'à part un ou deux points, le programme annoncé est en effet extrêmemnt simpliste et ne tient aucun compte des réalités. C'est, on le sait, le propre du populisme. Rex était un parti de ce genre : après avoir enthousismé en surfant sur l'émotionnel, il a fini lamentablement avant de sombrer dans la collaboration. Il est possible que le PP connaisse lui aussi un certain succès, du moins en Wallonie et à Bruxelles, mais il est évident qu'il n'a aucune chance de s'implanter en Flandre, où les " Flamands" - qui n'existent pas aux yeux de M. Aernoudt - ne suivront jamais un parti qui nie leur identité et leur culture. D'autant plus que M. De Decker, qui vise le même public, n'est pas prêt à se retirer de la course politique au profit du Personen Partij...
En fait, en dehors de leur simplisme, les deux "nouveaux de la politique" ont été pêcher leurs seules idées intéressantes chez d'autres : la suppression des communautés au profit des régions, chez les régionalistes wallons, et le scrutin majoritaire à deux tours, chez les rattachistes du RWF. Tout le reste n'est que du vent !
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Implantation en Wallonie du FDF... ou de Bruxelles ? Les "alliés objectifs"...

On sait que le FDF s'efforce, en ce moment, de s'implanter en Wallonie, notamment à Liège, et que plusieurs réunions ont déjà été organisées dans cette perspective. L'objectif du parti bruxellois n'est pas de se présenter seul aux prochaines élections, mais d'obtenir des candidats en position significative sur les listes wallonnes du MR. Il ne faut pas perdre de vue que le MR et le FDF ne constituent pas un cartel, mais une seule formation politique, puisque M. Olivier Maingain, le président du FDF est aussi vice-président du MR. Par conséquent, en Wallonie, voter FDF reviendra à voter MR et à renforcer ce parti vis-à-vis du PS, du cdH et des Ecolos...
Mais quelle est, finalement, la philosophie de ce parti et quels buts poursuit-il concernant la Belgique ? On sait, par certaines déclarations de M. Maingain, que si la Belgique venait à disparaître, son option serait celle d'un Etat Wallonie-Bruxelles, ce Wallobrux consituant une petite Belgique résiduelle, sans que l'on sache ce qu'il adviendrait de la monarchie et des autres symboles de l'Etat belge actuel, quelle serait la nouvelle capitale, etc.
Mais on sait aussi, comme le confirme aujourd'hui M. Georges Clerfays dans Le Soir ,que le FDF veut "une certaine réunification de l'Etat belge" afin d'en "maintenir la pérennité". Il écrit en effet : "En laissant scinder BHV sans contrepartie,, les partis francophones ne feraient qu'offrir un triomphe décisif aux séparatistes nationalistes qui, ayant réussi à isoler complètement Bruxelles en Flandre, pourront facilement décider ensuite de prendre leur indépendance et donc de mettre fin à la Belgique".
La solidarité "Wallonie-Bruxelles", que prône le FDF dans ces deux cas de figure - le maintien de la Belgique actuelle ou une Belgique résiduelle - pose problème pour les rattachistes wallons, puisqu'aucune de ces deux éventualités ne correspond à leur idéal et à leur souhait profond : la réunion de la Wallonie à la France. Bien au contraire, elle dilue le combat et brouille les esprits, là où il faudrait une vision claire des choses et des objectifs.
Sans nous désintéresser pour autant du "million de Bruxellois francophones", nous ne pouvons donc suivre notre ami Didier Mélin dans le raisonnement, ou plutôt les postulats, qu'il délivre sur son blog ce matin(1). Nous trouvons plus clairvoyante l'analyse de Dave Sinardet, politologue à l'université d'Anvers, dans Le Soir. Sous le titre "En finir avec les mythes de BHV", il écrit notamment : Il est vrai que ce sont les séparatistes flamands qui ont le discours le plus radical sur BHV(...) Quand on est séparatiste, on veut surtout démontrer que la Belgique ne fonctionne pas, que les divergences entre Flamands et francophones sont trop profondes ( ...) C'est donc plutôt une opposition radicale et irrationnelle à toute solution à BHV qui renforce la thèse des séparatistes et peut ramener le spectre du séparatisme(...) Ainsi, les radicaux communautaires du Nord et du Sud sont des alliés objectifs".
Des alliés objectifs ! N'est-ce pas ce que nous ne cessons de dire à propos des séparatistes flamands et des ratachistes wallons ?
(1) Pour lire ce billet, cliquez sur notre lien.
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mercredi 25 novembre 2009

A méditer...
"Je quitte Liège avec regret, car Liège, c'est encore la France et quand on se dirige de là vers le Brabant, il semble qu'on avance d'heure en heure vers le froid et vers la nuit..."
Gérard de Nerval, Rhin et Flandre, 1852.

Un communiqué incongru du RWF

M. Paul-Henry Gendebien, ou son sbire M. Joël Goffin, a cru bon de publier, sur un site ultra-belgicain , le communiqué suivant :
"Le R.W.F. (Rassemblement Wallonie-France) fondé sur les valeurs républicaines, et plus particulièrement son président Paul-Henry Gendebien, condamne les propos de M. Schreurs à l'égard de M. Modrikamen.
Il insiste sur le fait que cet individu, s'il se déclare bien rattachiste, n'est pas membre du RWF.
Le Secrétaire général du RWF.
Pour Paul-Henry Gendebien, Président du RWF.
N'hésitez-pas à nous signaler tout abus de ce genre a rwf@rwf.be "
La riposte n'a pas manqué, dont voici le passage relatif au R.W.F. :
"Quant au sieur Gendebien, il est mal placé pour évoquer les valeurs républicaines dont il se pare, alors qu'il tient à son titre de baron belge comme à la prunelle de ses yeux. Qu'il balaye devant sa porte au lieu de faire le matamore et de jouer au démocrate donneur de leçons, alors que son parti refuse tout débat interne et toute structure démocratique. D'ailleurs, les exclusions et démissions y pleuvent ! "
André Schreurs,
A propos de Me Modrikamen, vous pouvez prendre connaissance de ma réponse sur le blog http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/11/me-modrikamen-nous-aurions-parie-quil_22.html , qui a eu l'obligeance de la publier.
Envoyez des commentaires. Et pour vous faire une idée du caractère anti-démocratique du RWF et de son Bureau exécutif - ou exécuteur ! - lisez le billet de Jean-Sébastien Jamart à ce sujet, ainsi que les commentaires qu'il a reçus, en cliquant sur notre lien avec son blogue. Vous serez édifié ! En principe, nous publions tous les commentaires, qu'ils soient favorables ou non à nos idées, à l'exclusion, bien entendu, des commentaires vulgaires ou injurieux, qui sont immédiatement refusés.

25 novembre : une date historique !

C'est en effet le 25 novembre 1992, il y a 19 ans, que les Tchèques et les Slovaques se séparaient à l'amiable, mettant ainsi fin à la Tchécoslovaquie, ce pays aussi artificiel que la Belgique. Comme ici, il y avait un parlement tchèque et un parlement slovaque, mais...pas de parlement bruxellois. ..C'est la seule - mais grande - différence.
Sinon, les Slovaques, moins prospères que leurs "compatriotes", comme nous Wallons par rapport aux Flamands, ont vu, comme ils le craignaient, leur niveau de vie baisser, mais pas pour longtemps, car, prenant leur destin en mains dans la "post-Tchécoslovaquie", ils ont "retroussé leurs manches" et ont redoublé d'énergie et de travail, au point que leur niveau de vie, après quelques années, a dépassé celui des Tchèques.
Dans la "post-Belgique", les Wallons pourraient faire de même que les Slovaques, comme l'indique le livre de Jean-Yves Huwart(1), à fortiori s'ils se retrouvent dans un pays comme la France, cinquième puissance économique du monde, où la solidarité interrégionale n'est pas un vain mot.
Comme la Belgique, la Tchécoslovaquie était un Etat fédéral, quasi confédéral même comme le souhaiterait un parti flamand tel le CD&V, à ne pas confondre avec les partis indépendantistes N-VA, V.B et peut-être aussi la LDD, qui représentent quand même 37% du corps électoral, comme nous le rappelons fréqemment.
Que dit l'article premier de la Loi constitutionnelle du 25 novembre ? Qu'au 31 décembre 1992, la République fédérative tchèque et slovaque disparaît et que les Etats successeurs sont la république tchèque et la République slovaque.
L'article 3 précise que disparaissent en même temps les forces armées et les corps de sécurité de la République fédérative, les organisations inscrites au budget, celles subventionnées par le budget d'Etat et les organisations d'Etat rattachées à l'activité de la République fédérative, qui ont été définies par la loi.
Il ne semble pas y avoir eu, dans l'ex-Tchécoslovaquie, des problèmes de délimitation de frontières ou de minorités quelconques à protéger? C'est plutôt entre la Slovaquie et la Hongrie qu'il peut y en avoir, car au delà de leur frontière commune, existe dans le sud de la Hongrie une minorité slovaque qui pose problème.
Bien entendu, "comparaison n'est pas raison". Il n'y avait pas au centre de la Tchécoslovaquie, une capitale commune comme c'est le cas en Belgique avec Bruxelles, ni des "communautés" mais seulement deux Régions et encore moins de prétendues "minorités nationales" dans l'une des deux. Mais il faut déjà tellement d'ingéniosité pour scinder un arrondissement - BHV - qu'il n'en faudrait sans doute pas plus pour scinder la Belgique entière? C'est d'alleurs la grande peur des belgicains.
Mais tant qu'il y est, si Yves Leterme, ex et futur Premier ministre fédéral, pouvait y parvenir, par nouvelles gaffes ou par coups de génie, les rattachistes wallons lui voueraient une éternelle reconnaissance... Heureusement qu'Herman Van Rompuy a été propulsé - ou expulsé - vers l'Europe : là où il est à présent, il ne peut plus sauver la Belgique. Croyez-nous, l'Elysée était très bien informée.
(1) Voir le flash ci-dessous.
Vos commentaires sont les bienvenus.

mardi 24 novembre 2009

fash - flash - flash - flash - flash

Un livre au parfum d'optimisme :

Wallonie 2.0, Nous étions une puissance économique, nous pouvons le redevenir ! par Jean-Yves Huwart. Vient de paraître aux éditions Le Cri, 166 pages.

A lire absolument.

On prend les mêmes et on recommence ...

Le carousel des "papys" de la politique, comme dit irrévérencieusement Le Soir, continue. Après le faciliteur Martens, voici l'accompagnateur Dehaene, le "coach" comme on dit en sport...et en franglais.
N'entrons pas dans les détails. Ce carousel nous fait penser au vieux manège de chevaux de bois que l'on voit encore, à Liège, sur la foire d'octobre. A force de tourner, il nous donne le tournis et il n'y a pas que les chevaux qui sont de bois.
Le front(?) francophone est rapapla, écrit La Libre. Tandis que Di Rupo paraît aussi accablé qu'Albert II, l'écolo Cheron et la passionaria Milquet s'envoient des communiqués rageurs et celle-ci annonce qu'au Comité des sages(?) ou à tout autre lieu de négociations, elle se fera accompagner - coachée elle aussi - par le sinistre Francis Delpérée, dont la langue seule n'est pas de bois, mais le corps tout entier...
Du côté flamand, cela semble, comme d'abitude, plus solide et consistant, bien que le président de la N-VA, Bart De Wever, rappelle que dans l'accord de gouvernement flamand, il est convenu ceci : "La scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de BHV est une exigence flamande essentielle, parce que la réglementation actuelle ne tient pas compte de la division constitutionnelle du pays en territoires linguistiques. Le gouvernement flamand rejette toute initiative allant à l'encontre du respect du caractère néerlandophone de la périphérie bruxelloise et de l'intégrité territoriale de la Flandre. Nous ne tolérerons aucune initiative ayant pour conséquence d'élargir le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale ou d'octroyer des compétences à la Communauté française en Flandre"(Le Soir).
Nous sommes, faut-il le rappeler, tout à fait d'accord avec la notion d'intégrité territoriale de la Flandre, puisque cela correspond au point de vue qu'avait le Mouvement wallon avant que le FDF ne vienne fausser le jeu et brouiller les cartes, malheureusement relayé en cela par le RWF du baron Gendebien, qui se sent sans doute solidaire de cet autre baron, le "bourgmestre-non-nommé"[sic] Hoobrouck d'Aspre et de M. d'Oreye de Lantremange, écuyer...Approuvé par les partis de gauche en Wallonie, le point de vue du Mouvement wallon était en effet celui-ci : "l'intégrité française de la Wallonie et l'intégrité néerlandaise de la Flandre sont tenues pour des nécessités essentielles. Aucune minorité linguistique ne sera reconnue"(1).On ne peut être plus clair !
Cela dit, tant mieux si, actuellement, le FDF met de l'huile sur le feu, comme le fait aujourd'hui Olivier Maingain dans Le Soir. Face-à-face sur la même page, mais sans que leurs regards se croisent, Bart de Wever et Olivier Maingain brandissent la menace de la fin de la Belgique, le premier parce qu'il la souhaite et le second parce qu'il la redoute, ou feint de le faire. L'éditorialiste Béatrice Delvaux croise les doigts pour que "ça s'arrange" et nous le faisons dans l'espoir que "ça ne s'arrange pas"...Vivement le retour d'Yves Leterme...
(1) Cf Encyclopédie du Mouvement wallon tome I, p 10-14.
Envoyez des commentaires.

lundi 23 novembre 2009

A nos lecteurs

Nous signalons à nos lecteurs que M. Jean-Alexis D'Heur n'est plus, depuis quelque temps déjà, administrateur de ce blog. C'est par inadvertance que son nom n'a pas été supprimé plus tôt. C'est aujourd'hui chose faite.
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En cliquant sur notre lien Gaullisme.fr, vous constaterez que l'on est parfaitement informé, en France, de la carrière et des opinions politiques de M. Herman van Rompuy, tant concernant la Belgique, la Flandre, les communes périphériques de Bruxelles, que l'Europe....
Lien direct avec l'article : http://www.gaullisme.fr/?p=3509