lundi 9 juin 2008

Soyons intelligents et volontaires

André Malraux définissait l'intelligence "la destruction de la comédie, plus le jugement, plus l'esprit hypothétique".
Les Wallons conscients ne veulent plus les comédies politiques, sociales et morales que leur jouent les tenants du régime belge pour qui leur propre survie politique est le tout de leur pensée et de leur action. Après avoir découvert et dénoncé les comédies qui sont autant de tragédies pour eux, les Wallons vont quitter le théâtre où elles se montrent et en juger les auteurs. Leur jugement sera aisé à décider et plus aisé encore à prononcer : plus jamais ça et plus jamais eux !
Puis viendra le troisième acte de l'intelligence politique et de l'intelligence tout court : poser les principes, les propositions qui sauvent et qui aident à la reconstruction, à la reconnaissance, à la survenance du grand.
A l'intelligence, il faudra ajouter une autre force, la force de la volonté. La volonté de faire, d'accomplir ce qui a été décidé.
Je ne parle pas de la bonne volonté, qui n'est rien parce qu'elle n'attend que l'opportunité. Je parle de la volonté véritable qui est puissance, qui crée l'événement et ne s'aliène jamais.
Je ne parle pas de la volonté qui n'est que désir. Les désirs ne sont pas des volontés. Je parle de la volonté qui est plus que vouloir, qui est plus que vouloir ce que l'on peut. C'est faire l'impossible. C'est vouloir trop pour réaliser assez.
Voilà ce que nous allons être : très intelligents et déterminément intraitables et butés.
Les hommes capables de faire tout cela sont dans notre peuple. Il suffit de faire ce que de Gaulle disait à Robert Liénard :
Chaque peuple ne peut se redresser que par lui-même. Tâchez de vous trouver des chefs jeunes qui diront la vérité au peuple et qui mobiliseront ce qui en reste. Bien entendu, si un jour une autorité politique représentative de la Wallonie s'adressait officiellement à la France, ce jour là, de grand coeur, nous répondrions favorablement à une demande qui aurait toutes les apparences de la légitimité(...) C'est un drame pour le peuple wallon, dont le passé est si remarquable, de dépendre aujourd'hui d'un autre peuple qui ne fera rien d'autre que l'étouffer en attendant de l'absorber un jour. Mais permettez à quelqu'un qui en a eu l'expérience dans des circonstances dramatiques : rien n'est jamais définitivement perdu dans la vie des peuples si leurs dirigeants ne s'abandonnent pas au faux fatalisme de l'Histoire.
Voilà la ligne. Voilà l'espoir. Vive la Wallonie française.
Jean-Alexis D'Heur

Aucun commentaire: