un objet de nostalgie ou de répulsion
C'est ainsi que s'exprime Olivier Mouton, l'éditorialiste du Soir, après l'échec lamentable de la manifestation d'hier pour l'unité [sic] de la Belgique.
Si cet échec ne "démontre pas forcément" que "la Belgique a vécu dans l'esprit de la majorité de sa population" et s'il reste "sans doute une majorité de citoyens en faveur de la Belgique, ce n'est plus par conviction ou par attachement à un modèle de cohabitation. Ce l'est davantage par pragmatisme ou par peur, parce que la Belgique reste une valeur refuge en ces temps de troubles tous azimuts".
Et l'éditorialiste du plus grand quotidien francophone belge poursuit : "La Belgique n'est plus un objet de désir. En Flandre, on la malmène; elle est, pour certains, un objet de répulsion (pour nous aussi, ndlr). Du côté francophone, on assiste impuissant à son délitement ; elle devient un objet de regret ou de nostalgie. Notre identité nationale (?) est devenue, au mieux, un tabou; au pire un théâtre de conflits stériles. Quand la page n'est pas déjà tournée : le fatalisme d'une disparition inéluctable s'enracine, voire parfois la conviction qu'un autre destin - autonome ou avec la France - est souhaitable"...
Voilà qui conforte singulièrement la position des rattachistes et indépendantistes wallons. Cela ne fait pas de doute ; l'heure de vérité approche. Avec leur manifestation ratée, Marie-Claire Houart, M. de Maere d'Aertrycke, BPlus et Cie ont ouvert la boite de Pandore. Elle ne se refermera pas. C'est le moment où jamais de traduire dans les urnes notre foi en un autre destin pour la Wallonie et d'en convaincre le plus grand nombre possible de Wallons.
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3 commentaires:
Va y avoir du boulot!
"Pro Belgica" pouvait-on lire sur un calicot des belgicistes. Nous, notre devise, c'est "BELGICA DELENDA EST" !
Surtout, espérons que les partis nationalistes flamands tiennent bon et restent fermes sur leurs positions séparatistes ! Vive la Wallonie libre, vive la France !
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