lundi 30 juin 2008

La grande crise inévitable si...

Si quoi ? Si un accord substantiel n'es pas acquis au sein du gouvernement, entre Flamands et francophones, pour ficeler le second paquet de réformes institutionnelles, y compris le problème de l'arrondissemen obsolète de Bruxelles-Halle-Vilvoorde, le fameux BHV.
Les chances d'arriver à un tel accord sont minces, très minces et, à 15 jours de l'échéance, on n'est vraiment nulle part. M. Olivier Maingain continue à mette de l'huile sur le feu; n'a-t-il pas encore, ce week-end, qualifié le Premier Yves Leterme d'autiste ?
De son côté, Kries Peeters, le Ministre-président de Flandre brandit la menace : en cas d'éhec, une grande crise politique est inévitable. Cette fois-ci, ce ne sera plus seulement une crise politique, mais une crise de régime, du régime belge ! Ceux qui ne le disent pas ouvertement le laissent entendre,il suffit de lire la presse flamande pour s'en convaincre. M. Peeters se veut "rassurant" en disant qu'il ne sortira pas de la légalité et n'appellera pas à la proclamation de l'indépendance de la Flandre, mais le seul fait de l'évoquer est déjà un signal fort.
C'est que le CD&V subit un vent de tempête, devant l'inefficacité d'Yves Leterme. Selon le sondage réalisé par la VRT et le Standaard, on n'a jamais enregistré en Flandre une aussi grande méfiance à l'égard du gouvernement fédéral, ni un taux de confiance aussi bas pour un premier ministre, la claque la plus terrible encaissée par le cartel CD&V-N-VA depuis sa création. Au profit de qui ? Mais de la Lijst De Decker, bien sûr, qui double son score en un an, passant de 6 à 12%, la liste du judoca pour qui "tout est pourri".
Kries Peeters envisage de négocier directement avec Rudy Demotte une sorte de confédéralisation de l'Etat belge, en passant par dessus la tête du gouvernement fédéral, mais le ministre-président wallo-francophone acceptera-t-il ? Tout dépendra de l'acquiessement ou non du grand chef PS, M. Di Rupo...
Mais tant qu'à négocier dans un nouveau "dialogue de communauté à communauté", comme jadis, pourquoi ne pas négocier carrément un divorce par consentement mutuel ? Il y a des années, M Lionel Vandenberghe, président de l'Ijserbedevaart, avait lancé un appel aux Wallons : scheiden Waalse vrienden, scheiden , en ga naar de notaris ! Ah! si les Wallons avaient le courage de tenir le même langage et de dire : séparons-nous, amis flamands, séparons-nous et allons chez le notaire... Mais c'est sans compter avec le fameux "citoyen lambda", l'horreur pour certains, mais le chouchou pour d'autres, même chez les rattachistes...

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Un accord ? Aved des flamands malhonnêtes et voleurs.

La meilleure preuve, visitez donc le site Internet du Tourisme en Belgique (http://www.tourismebelgique.com/). Vous constaterez que la Wallonie toute entière est déjà disparue de belgique, ce qui me ferait le plus grand plaisir si ce n'était la langue française qui est utilisée pour convaincre le touriste de l'hexagone de la seule existence de la Flandre et de sa capitale Bruxelles dans notre royaume de plus en plus ridicule.

Amis français, il faut que vous sachiez que la Wallonie est déjà morte, absente du net puisque son organisme de tourisme officiel a choisi comme adresse www.opt.be, ce qui est très descriptif de notre région.

Quand va-t-on se révolter contre ces francophones qui laissent notre survie partir à vau-l'eau ? Je dis francophones car j'ai difficile à imaginer que ces messieurs soient ou se croient wallon. C'est un honneur qu'il ne mérite pas et que je revendique !

Anonyme a dit…

Des Flamands malhonnêtes et voleurs ?
Et bien, raison de plus pour s'en
séparer au plus vite !
Mais pour divorcer, il faut être deux, et il faut que les deux époux soient d'accord. Il n'y a pas encore de Tribunal internationale compétent pour séparer deux peuples qui ne s'entendent pas.
A moins d'une révolution, il faut donc bien conclure un accord. Plus vite ce sera fait, mieux cela vaudra. Et une fois séparés, les Wallons pourront enfin se remarier avec la France !