Le Sénat et l'Académie française ont refusé le projet de loi de réforme institutionnelle reconnaissant en France les" langues régionales". Pour mémoire, celles-ci sont au nombre de...80, les principales étant l'alsacien, l'occitant, le breton et le corse.
En effet, la France n'a pas ratifié la charte européenne des langues régionales édictée par le Conseil de l'Europe. Appliquant le droit du sol autant que les droits de l'homme, la République ne reconnaît en effet aucune "minorité ", car cette reconnaissance aurait des conséquences graves sur l'identité nationale, ont dit les Académiciens, suivis par les sénateurs.
La décision du Sénat français a été acquise par une majorité circonstantielle de sénateurs de gauche comme de droite. A gauche, on relève le nom prestigieux du socialiste Badinter, le fervent défenseur de l'abolition de la peine de mort,et celui de l'ancien ministre Michel Charasse (moins glorieux!); à droite, ceux de l'UMP Jean-Pierre Foucade et du souverainiste Dupont-Aignan, un de ceux qui soutiennent l'option rattachiste de la Wallonie.
A Liège-France, nous nous réjouissons du vote du Sénat français, non que nous n'ayons pas de respect pour les dialectes régionaux- bien au contraire -, mais parce que l'identité nationale française est une chose essentielle pour nous et qu'elle doit s'appliquer également à la Wallonie.
Bien entendu, ce qui vaut pour la France et la Wallonie vaut aussi pour la Flandre...
Rappel : c'est ce soir, à 19 heures, qu'a lieu à l'Université de Liège, la réunion préparatoire des Etats-Généraux de Wallonie. On y entendra, entre autres, Thierry Bodson, secrétaire général de la FGTB wallonne et Paul-Henry Gendebien, président du RWF. Venez nombreux les écouter !
1 commentaire:
Des syndicalistes, des politiciens à écouter, nous dites-vous. Mais les Etats généraux devraient plutôt être l'écoute des citoyens wallons, face à une scission inéluctable.
J'ai bien peur que cette assemblée ne tourne en eau de boudin comme le débat de la semaine dernière où l'on pouvait sortir rassuré.
Non, la belgique n'aura pas de scission, oui le rattachement à la France est une utopie et les rattachistes présents dans la salle écoutait avec sagesse et politesse la profession de foi belgicaine de la plupart des intervenants.
Décidémment, je ne crois qu'à la crise économique grave que nous allons subir et à la mauvaise foi des flamands pour voir enfin cette révolution tant attendue de la Wallonie et le retour obligé à la France !
Je serai présent ce soir mais, c'est promis, je sortirai vite si l'on discute encore une fois d'une belgique moribonde que les flamands veulent achever et sur laquelle pleure les wallons qui ont tellement peur d'avoir une petite perturbation dans leurs habitudes !
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