Les responsables bruxellois veulent à tout prix que la Région de Bruxelles soit associée, sur le même pied que la Flandre et la Wallonie, aux négociations communautaires. Le ministre-président PS Charles Piqué et le ministre VLD Guy Vanhengel sont sur la même longueur d'onde à ce sujet, comme ils viennent de l'expliquer au Soir : un seul point les sépare : la manière de désenclaver Bruxelles.
Sans entrer dans les détails, on retiendra surtout, du point de vue qui nous occupe, que, pour l'un ou l'autre des deux politicienns, voire pour les deux, Bruxelles, c'est la Belgique en miniature(...) et qu'elle dérange parce qu'elle est la démonstration qu'avec pragmatisme et raison, on peut encore construire des choses ensemble.En outre, Bruxelles doit rester le symbole de la solidarité entre personnes(...) Une négociation de communauté à communauté, comme le réclame la Flandre, c'est progresser vers la sous-nationalité. Et ça, c'est tout le contraire de ce qu'est devenu le Bruxellois, dit Charles Piqué. Notons que cette notion de sous-nationalité n'est pas une idée flamande, mais une idée wallonne, qui figurait dans les projets de fédéralisme du Mouvement wallon à l'époque du Congrès de 1945. En 20 ans, Bruxelles a confirmé son statut international, ajoute le ministre-président.Et quelque soit la configuration institutionnelle de la Belgique de demain ou de ce q'il en restera, il faudra coopérer.
Quelle conclusion tirer de tout cela ?Mais que, comme nous ne cessons de le dire, Bruxelles est la pierre d'achoppement qui retarde tout accord entre Flamands et Wallons pour transformer la Belgique fédérale en une Confédération d'Etats, qui ouvrirait la voie à toutes sortes d'accords de coopération et d'association entre la Wallonie et la France, préparant la réunion pure et simple de notre Région à la République.
Et dans le même numéro du Soir, un lecteur d'Ottignies embraye sur l'idée de reconstituer un Brabant unique, qui serait bilingue, autrement dit d'élargir la Région bruxelloise à tout l'ancien Brabant.
Pourquoi ? Mais pour conserver la Belgique, car, écrit-il, ce qui maintient le sentiment d'appartenance à un même Etat fédéral belge, c'est l'existence en son centre d'un foyer de rencontres er d'échanges commun. De la redéfinition de ce foyer central dépendra le succès du compromis recherché(...) . C'est bien pour cela qu'à Liège-France, nous sommes résolument contre toute extension de la Région bruxelloise et contre tout renforcement de son statut, sauf s'il s'agit d'un statut de ville libre internationale sans plus aucune référence à l'Etat belge.
3 commentaires:
Ah, si Bruxelles pouvait être rayé de la carte, comme tout serait simple.
C'est vrai! Sans le problème du statut de Bruxelles, la Wallonie serait réunie à la France depuis longtemps.
Je vais vous faire une une confidence. Dans les années '50, alors que les fédéralistes flamands n'étaient encore qu'un petit courant minoritaire, un des négociateurs flamands a dit textuellement, en plaisantant, à un des négociateurs fédéralistes wallons : " De oplossing met Brussel ? Een atoomische bomb !Horrible,incroyable mais authentique !
Mon cher André,
Tous les commentaires antérieurs sur l'avenir de Bruxelles sont laminés par le dernier sondage que vient de publier "Vlan". Ceci prouve bien que les partis traditionnels sont en complet décalage avec la réalité du terrain et les désirs profonds des gens.
SONDAGE DU VLAN : QUEL AVENIR POUR BRUXELLES ?
1) Elle deviendra INDEPENDANTE :
47 %.
2) Elle va S'UNIR A LA WALLONIE :
24 %.
3) LES FLAMANDS VONT LA RECUPERER:
16%.
4) Elle sera DIRIGEE PAR LES DEUX
AUTRES REGIONS :
13 %
Amitiés wallonnes.
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