mercredi 9 juillet 2008

J'accuse !

A l'instar d'Emile Zola, j'accuse ...
Si je me suis décidé à avoir un blogue-notes personnel, c'est pour pouvoir dire et exprimer ce que je pense et ce que je crois vrai et juste pour notre cause, en étant débarrassé de toute contrainte tactique ou stratégique. Il faut bien que quelqu'un s'attèle à cette tâche, puisque les sites officiels des partis rattachistes et réunionistes semblent accepter avec bonne grâce la pensée unique qui vient d'en haut. On ne voit jamais, sur ces sites, le moindre débat d'idées, des propositions de militants, des directives non plus, où alors elle sont molles et évasives. Manifestement, au RWF comme au parti "France" d'aileurs, on n 'aime pas les débats démocratiques entre militants. Il n'y a que sur le présent blogue-notes que tels débats et échanges d'idées ont lieu.
Et tant pis pour les grincheux, les poltrons, ceux qui sont incapables de penser par eux-mêmes ou n'osent pas le faire, et tous les "politiquement corrects"...
J'accuse d'abord ceux qui, pour des considérations internationales antifrançaises, ont créé la Belgique en 1830, cet Etat artificiel, hybride, difforme, monstrueux, en juxtaposant un morceau du nord-est de la France et un morceau du sud-ouest de la Hollande. Toute cette construction était bancale et vouée à l'échec : inclure la principauté de Liège dans la "Belgique", mais couper le Limbourg en deux, l'un restant hollandais et l'autre devenant belge, cela n'avait aucun sens...
J'accuse la Belgique ainsi constituée de m'avoir obligé, étant né à Liège, d' être affublé à ma naissance d'une "nationalité" pour moi "étrangère", dans laquelle je ne me suis jamais reconnu. J'ai toujours regretté de n'avoir pu choisir ma nationalité et ma patrie, d'autant que mon grand-père avait servi 5 ans à la Légion étrangère et avait été naturalisé français...
J'accuse les responsables politiques wallons d'avoir, depuis plus de 30 ans, défiguré et "dénationalisé" ma Wallonie, en la laissant s'engluer dans une sorte de magma "francophone" sans âme et sans consistance, au lieu de veiller au contraire à ce que la Région wallonne détienne toutes les compétences culturelles qui furent affectées à la "Communauté française". Ils commirent une très grande erreur dont nous payons les conséquences tous les jours.
J'accuse les militants de ces partis politiques de s'être laissé diriger aveuglément, les uns au PS par un immigré italien nasillard, qui n'a pas une goutte de sang wallon dans les veines et est un fervent défenseur de la monarchie belge, les autres au CDH par une fausse passionaria bruxelloise, qui ne sait dire que "Non !", d'autres encore au MR par un Liégeois poupin qui ne se préoccupe de sa ville qu'à l'approche des élections communales et dont toute l'action vise à devenir un jour premier ministre ou en tout cas à demeurer vice-premier.
J'accuse les Bruxellois francophones, en particulier ceux de la "périphérie" d'être les éternels "empêcheurs de danser en rond", d'empêcher continuellement, par leurs exigences égoïstes et arrogantes, tout accord équilibré entre Wallons et Flamands, tout espoir de réel épanouissement des deux peuples contraints de vivre dans ce pays.
J'accuse spécialement les francophones bruxellois d'origine wallonne d'avoir renié la Wallonie de leurs vieux parents et de s'être laissé gangrener par l'esprit de la "capitale" au point de vouloir, comme M. Olivier Mainguin, bilinguiser le Brabant wallon, ou de vouloir,comme M. Damien Thiéry, l'annexer à la Région bruxelloise.
J'accuse tous les partis politiques wallons, rebaptisés "francophones", y compris les partis rattachistes ou réunionistes (ils ne s'accordent même pas sur leur appellation !), de ne pas oser dire la vérité au peuple, dire que les Wallons manquent de dignité en refusant de prendre les responsabilités supplémentaires que leur conféreraient de nouvelles compétences, que le maintien de ce qu'ils appellent pudiquement la "solidarité interpersonnelle" et le refus d'une fiscalité régionale, signifient que les Wallons doivent continuer à dépendre de l'argent des Flamands et à être assistés par des gens qui les méprisent.
J'accuse les partis "rattachistes" d'être incapables de s'affranchir des conflits de personnes et de s'égarer dans des "stratégies" médiocres, telles que des alliances avec des indépendantistes ou avec des "Bruxellois francophones", au lieu de se focaliser sur ce qui devrait être normalement leur seul objectif, à proclamer haut et fort à la face du peuple: la réunion de la Wallonie à la France.
Telle devrait être, en effet, la seule doctrine des rattachistes, tout le reste n'étant que fadaises pour "faire bien" dans le landerneau politique et flatter le "citoyen lambda"...
Ceci est le 300ème message publié sur ce blogue !

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Il y a un problème là, non? Des mots manquent à la fin du texte.

Anonyme a dit…

Cette idée d'une cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie, qui fait hurler les "francophones" de la capitale, est d'inspiration wallonne et non flamande.

En effet,le "Projet d'organisation d'un régime fédéral en Belgique", élaboré par la Commission des questions constitutionnelles du Congrès national wallon, en 1946,proprosait que "la Belgique se transforme en une CONFEDERATION D'ETATS régionaux, la Flandre et la Wallonie, avec une ville fédérale, Bruxelles"(1). Il précisait, concernant Bruxelles : "La Ville fédérale sera formée des 19 communes de l'agglomération. Ses habitants devront opter individuellement pour la sous-nationalité flamande ou wallonne. Elle jouira de l'autonomie culturelle et administrative. Les autres questions qui la concernent seront traitées par l'autorité fédérale".

Ce projet porte les signatures de Fernand Dehousse, professeur de Droit international à l'Université de Liège et de Marcel-Hubert Grégoire, député socialiste wallon. S'y ajoutèrent celles de Jules Blavier, député socialiste, Edmond Leclercq et Jean Rey, députés libéraux et Julien Lahaut et Willy Frère, députés communistes.

Ce projet fut approuvé par la majorité des députés wallons, soit 40 sur 72, en 1947.

Encore une chose, sans doute, que certains militants rattachistes, défenseurs des "francophones", ignorent et ne veulent pas connaître...

(1) Patrick Dupuis et Jean-Emile Humblet,"Un siècle de Mouvement wallon", 1090-1997, préface de Robert Collignon, 1998, éd. Quorum, p.165-167.

Anonyme a dit…

Merci Philippe un éclairage utile et peu ou pas connu, ce qui est mon cas. Cette proposition est d'ue logique imparable et les flamands ont raison de la ressortir.

Faut-il l'approuver pour autant? Je ne pense pas car elle n'est jamais qu'une manière de garder la belgique unitaire et devient par conséquent un obstacle au retour à la France.

Je rejoins volontiers le "j'accuse" de Monsieur Scheurs. Le moment de l'histoire que nous approchons est celui d'une croisée des chemins et tous ceux qui sont prêts à défendre la notion d'indépendance, de défense des droits des francophones, d'équilibre régional ou autres rustines de survie de l'état belge en pensant là qu'il s'agit d'une première marche vers le retour à la France, se trompent lourdement.

Ils nous entraînent vers trente nouvelles années de problèmes impossibles à résoudre.

Je comprends de moins en moins la frilosité des wallons à mettre leur survie dans les mains de la 5ème puissance du monde, alors qu'il s'agit de leur patrie charnelle, culturelle, politique.

C'est à désespérer de voir une vraie détermination noble et fière se réveiller dans notre peuple !

Anonyme a dit…

Avec une Europe qui s'affirme de plus en plus comme "supra nationale", je pense logiquement que l'avenir des "Etats nations" est à terme remis en cause, ce qui me conforte contre vents et marées à choisir LA REPUBLIQUE WALLONNE, au sein d'une Europe fédérale et surtout pas comme il est dit ici plus haut, comme bois de rallonge de cette connerie de belchique qui ne plait plus à personne et depuis longtemps.
Ceci dit, que tous ceux qui veulent que cela finisse se mettent d'accord poour au moibs réussir cela, le peuple consulté décidera ensuite, c'est aussi une forme de démocratie citoyenne.
Bon amusement à vous lid'jeux qui allez faire la fête ce lundi, sachez que pour moi la nuit du 3 au 4 aout 1792 est beaucoup plus LA vraie révolution française, la bastille était aussi un lieu d'enfermement de fameuses crapules, était-ce bien de libérer aussi ceux-là???
219 ans après on se le demand encore, mais le peuple aime les symbôles non, alors vive le 27 septembre et charlier à la jambe de bois...