Franchement, les belgicains ne doivent pas être heureux. A Liège, il y avait vraiment peu de drapeaux noirs-jaunes-rouges à l'occasion de la fête (?) du 21 juillet. Une centaine tout au plus pour le centre-ville, y compris le boulevard de la Sauvenière et le boulevard d'Avroy. Si tous les rattachistes qui possèdent un drapeau français avaient eu le courage de l'arborer, on aurait vu dans les rues de Liège - désertes pour la plupart -autant d'éclatant bleu-blanc-rouge que de sinistre "noir-jaune-rouge". Ah ! les affreuses couleurs que voilà, avec leur funèbre bande noire...Mais bon, tous les rattachistes ne sont pas courageux et il ne faut surtout pas heurter le "citoyen lambda" ! N'empêche, bravo à ceux qui ont "osé"...
Le petit bal aux lampions organisé par le patron du Madcafé dans le parc d'Avroy a été un flop complet : une centaine de personnes sous la pluie... Le Flamand dénaturé qui est à l'origine de cette mascarade avait pourtant battu le rappel et brandi la grande figure de Nelson Mandela - quel rapport avec la fête royale belge ? - le symbole de la lutte contre l'apartheid en Afrique du sud, des Noirs contre les Boers. Comprenne qui pourra ? En tout cas, comparée à la fête du 14 juillet qui a rasemblé 30.000 personnes, cette petite soirée "frites et bières belges" était plus que minable, dérisoire !
A Bruxelles, qui s'est prise une fois de plus pour la Belgique entière, du moins pour la "Belgique francophone", ce n'était pas non plus l'allégresse, si l'on en croit Le Soir qui titre :Un 21 juillet un peu triste, un peu morne et précise en page 4 : La fête nationale n'était pas très festive .Temps à la belge, animations décevantes, mais un public toujours bien présent. Tandis que le premier ministre Yves Leterme entrait et ressortait de la basilique de Montcorneille(1) par une porte dérobée, la princesse Claire portait un tailleur très design, dont l'accessoire - c'est bien le mot ! - était un petit sac noir ayant la forme de...la Belgique. Un sac, ou un cul-de-sac ?
A Anvers, le bourgmestre socialiste Janssens - certains vont-ils le taxer également d'extrême droite ? -y est allé d'un vibrant discours pour une profonde réforme de l'Etat - impliquant bien sûr moins de Belgique - pour célébrer la fête "nationale" belge. Bravo !
Quant au discours du roi, la presse relève qu'il contient quand même une phrase intéressante : Nous devons inventer de nouvelles formes de vivre ensemble dans notre pays. Ce qui veut dire, en clair, qu'une nouvelle réforme de l'Etat est indispensable...Et ce qui fait dire à Luc Delfosse, l'éditorialiste du Soir, dans un article intitulé Albert II et le pays qui n'existe plus :
On entend dire qu'Albert II n'aurait rien dit. Qu'il est passé sur la crise comme on roule sur un casse-vitesse pour en venir à l'essentiel : reprendre cette route que le "roi gai" tente de calquer depuis 15 ans sur le "roi triste", son frère. Son modèle. Son paravent. Son cache-misère. Mais qu'attendaient donc ceux-là du monarque éreinté d'un pays en capilotade(...)Imaginait-on ce vieux Monsieur fatigué déclarer que le fédéralisme est à bout de souffle(...)ou, comme son actuel premier ministre, il ya tout juste un an, de chanter les premières mesures de la...Marseillaise ? Oui, que pouvait dire le roi dans ce discours long comme un jour sans pain . Il ne pouvait quand même pas prôner clairement le confédéralisme qui apparaît aujourd'hui comme la seule voie possible pour encadrer l'inévitable divorce du couple belge. Et Luc Delfosse évoque, pour terminer, les prochaines et inéluctables élections de 2009, qui devraient conduire le monarque à pleurer encore, comme il l'a fait aujourd'hui à travers les yeux de son frère, un pays qui n'existe plus. Bigre ! Voilà qui est parler ! Quand on pense qu'il y a certains rattachistes honteux qui n'osent pas encore "dire la vérité au peuple"...
(1)de Koekelberg, pour les "francophones" bruxellois.
1 commentaire:
Quel camouflet pour les belgeois !
Mais vous savez, le théâtre de marionnettes français n'était pas venu pour le 21 juillet. Ils n'ont ouvert que le lendemain. D'habitude, ils sont là pourle 14.Il paraît qu'il y avait un Tchantchès, sous une petite tente carrée. On avait réussi à en débaucher un, mais savez-vous ce que signifie ce nom, "Tchantchès" ?
C'est la traduction en wallon liégeois de "François". Notre petit héros populaire s'appelle François et vous savez q'autrefois, Français s'écrivait "François" ...
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