Cest le titre du livre que vient de publier Jean-Pierre Stroobants, correspondant du quotidien Le Monde à Bruxelles qui, aujoud'hui même, contient un article du même auteur illustré d'une carte de BHV, intitulé "En périphérie de Bruxelles, les Flamands ne veulent plus du 'statu quo' belge".
Relevons cette déclaration du bourgmestre d'Overijse, M. Brankaert : "Mes petits-enfants ne voteront plus en Belgique, mais en Flandre". Si cela pouvait être vrai ! Cela signifierait que les nôtres voteraient en France....Traduction par M. Stroobants de la déclaration de M. Brankaert : "Le royaume sera devenu une sorte de confédération Flandre-Wallonie, cogestionnaire de la troisième région, Bruxelles. Autre possibilité : l'éclatement complet".
Mais revenons à l'ouvrage de M. Stroobants. Interviewé longuement par André Gilain dans Paris Match, le correspondant du Monde confirme que la Belgique "est effectivement au bord de l'implosion depuis le soir des élections de 2007". Si rien ne change, il donne à la Belgique "30% seulement de chances d'encore exister dans dix ans".. Le journaliste pose parfois de curieuses questions : "Les francophones doivent-ils choisir entre la peste et le choléra - la scission de BHV et le risque de voir la Flandre être à jamais aux Flamands, avec toutes les dérives que l'on connaît - et le choléra, c'est-à-dire empêcher la scission, bloquer le pays et risquer de le tuer ?".
Admettez que c'est ahurissant ! Comment des francophones peuvent-ils avoir la prétention d'imaginer que la Flandre pourrait appartenir à d'autres que les Flamands ? On retrouve là ce détestable esprit impérialiste qui, en se répendant dans les communes à facilités de la périphérie flamande de Bruxelles ne peut évidemment que hérisser les Flamands, même modérés. Car par une sorte d'aberration mentale, les colons francophones ont renversé les rôles en osant se présenter comme des victimes, alors que les Flamands leur demandent simplement de ne pas mépriser la population de souche et d'avoir l'amabilité de dire en néerlandais: "Bonjour, au revoir, merci" au lieu d'afficher leur morgue. Quand cesseront-ils de brandir "leurs droits", sans jamais parler de leurs devoirs ?Bien qu'ils parlent notre langue, il nous est impossible d'avoir la moindre sympathie pour ces gens là, qui confisquent les droits de l'homme au profit de leurs intérêts, comme les Israéliens le font en Palestine...
Vient alors la question de l'avenir de la Wallonie et de Buxelles .Concernant la "capitale", il concède - comme nous ne cessons de le dire- que si Bruxelles est un trait d'union, elle est aussi un verrou, et il évoque, en cas de scission de la Belgique, "la mise sous tutelle européenne de Bruxelles, en en faisant un Washington DC, en raison du fait que la Commission siège à Bruxelles et ne pourra se désintéresser de son sort.. Mais ce qui est intéressant, c'est que M. Stroobants a relevé qu'en fait, les dirigeants flamands sont très partagés à son sujet. C'est ainsi que les intellectuels du groupe indépendantiste "De Warande" sont "divisés entre ceux qui sont prêts à s'en aller sans Bruxelles et ceux pour lesquels il n'en est pas question".
La question du rattachement de la Wallonie à la France est évidemment soulevée. De façon confuse et contradictoire, le correspondant belge du Monde répond à a fois que "cette possibilité n'a jamais dépassé quelques pourcents, que ce soit lorsque certains petits partis l'on proposée ou quand des sondages s'y sont intéressés, pour ajouter que "des enquêtes d'opinion ont pu faire grimper cette thèse jusquà 40% [en réalité 49%]. A part mettre en cause sa bonne foi, on ne voit pas comment expliquer cette contradiction..., sauf à rappeler que M. Jan-Pierre Stroobants, s'il s'efforce d'être objectif, n'en est pas moins belgicain.
Mais revenons à l'ouvrage de M. Stroobants. Interviewé longuement par André Gilain dans Paris Match, le correspondant du Monde confirme que la Belgique "est effectivement au bord de l'implosion depuis le soir des élections de 2007". Si rien ne change, il donne à la Belgique "30% seulement de chances d'encore exister dans dix ans".. Le journaliste pose parfois de curieuses questions : "Les francophones doivent-ils choisir entre la peste et le choléra - la scission de BHV et le risque de voir la Flandre être à jamais aux Flamands, avec toutes les dérives que l'on connaît - et le choléra, c'est-à-dire empêcher la scission, bloquer le pays et risquer de le tuer ?".
Admettez que c'est ahurissant ! Comment des francophones peuvent-ils avoir la prétention d'imaginer que la Flandre pourrait appartenir à d'autres que les Flamands ? On retrouve là ce détestable esprit impérialiste qui, en se répendant dans les communes à facilités de la périphérie flamande de Bruxelles ne peut évidemment que hérisser les Flamands, même modérés. Car par une sorte d'aberration mentale, les colons francophones ont renversé les rôles en osant se présenter comme des victimes, alors que les Flamands leur demandent simplement de ne pas mépriser la population de souche et d'avoir l'amabilité de dire en néerlandais: "Bonjour, au revoir, merci" au lieu d'afficher leur morgue. Quand cesseront-ils de brandir "leurs droits", sans jamais parler de leurs devoirs ?Bien qu'ils parlent notre langue, il nous est impossible d'avoir la moindre sympathie pour ces gens là, qui confisquent les droits de l'homme au profit de leurs intérêts, comme les Israéliens le font en Palestine...
Vient alors la question de l'avenir de la Wallonie et de Buxelles .Concernant la "capitale", il concède - comme nous ne cessons de le dire- que si Bruxelles est un trait d'union, elle est aussi un verrou, et il évoque, en cas de scission de la Belgique, "la mise sous tutelle européenne de Bruxelles, en en faisant un Washington DC, en raison du fait que la Commission siège à Bruxelles et ne pourra se désintéresser de son sort.. Mais ce qui est intéressant, c'est que M. Stroobants a relevé qu'en fait, les dirigeants flamands sont très partagés à son sujet. C'est ainsi que les intellectuels du groupe indépendantiste "De Warande" sont "divisés entre ceux qui sont prêts à s'en aller sans Bruxelles et ceux pour lesquels il n'en est pas question".
La question du rattachement de la Wallonie à la France est évidemment soulevée. De façon confuse et contradictoire, le correspondant belge du Monde répond à a fois que "cette possibilité n'a jamais dépassé quelques pourcents, que ce soit lorsque certains petits partis l'on proposée ou quand des sondages s'y sont intéressés, pour ajouter que "des enquêtes d'opinion ont pu faire grimper cette thèse jusquà 40% [en réalité 49%]. A part mettre en cause sa bonne foi, on ne voit pas comment expliquer cette contradiction..., sauf à rappeler que M. Jan-Pierre Stroobants, s'il s'efforce d'être objectif, n'en est pas moins belgicain.
2 commentaires:
L'échotier du journal "La Meuse" qui suit la campagne électorale s'est cru intelligent et spirituel en accordant un "Flop" à Bart De Wever à propos de la prestation de Didier Reynders sur le plateau de la VRT.
Qestion de M. Reynders : "Pourquoi la Communauté française peut-elle soutenir une bibliothèque francophone à Hanoï (Vietnam) mais pas à Kraainem ?"
Réponse de M. De Wever : "Parce que le Vietnam ne demande pas d'annexer Kraainem à Hanoï".
Un "flop" pour le président de la N-VA ? Pas du tout, il a raison, mais les partis francophones ne semblent pas "capables intellectuellement" de comprendre que la Flandre est un pays distinct, ayant droit à l'intégrité de son territoire et au respect de sa langue nationale, tout comme la Wallonie.
Ce n'est pas le moindre des paradoxes : les plus attachés à la Belgique et à la "société multiculturelle" sont souvent les moins enclins au bilinguisme.
D'autre part, quand une certaine presse parle-t-elle des Wallons ou de la Wallonie? Uniquement quand il s'agit d'expliquer que tout est de leur faute, y compris BHV... ce qui ne manque pas de sel.
Le reste du temps, nous n'existons pas. Nous sommes réduits à l'étiquette "francophones de Belgique." Cette identité "négative", dans tous les sens du terme, n'augure rien de bon.
En effet, cela donne l'impression d'être en voie de liquidation. Un peu comme dans le roman d'Orwell où les gêneurs sont vaporisés, engloutis dans un trou de mémoire et rayés des registres.
"Pré-totalitaire" a dit quelqu'un.
F. Beck
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