un atout pour les rattachistes
C'est Le Soir qui le dit, sous un grand titre à la Une : Comment battre De Wever ? Le casse-tête flamand.
Véronique Lamquin révèle que le score attendu de la N-VA est en fait de 26% des voix, contre 19,50 % au CD&V, qui perd ainsi 3,45% par rapport aux dernières élections. Si l'on additionne les intentions de vote pour les trois partis séparatistes,on dépasse cette fois les 40%. "Même si la vérité ne sort que des urnes", ces chiffres "n'en traduisent pas moins une montée en puissance des nationalistes en Flandre, soulignée par d'autres enquêtes d'opinion.".
Une de ces enquêtes indiquerait, par alleurs, que "15% des Flamands sont opposés à la survie [sic] de l'Etat" belge, ce qui signifie que 85% ne le seraient pas. Cependant, la personnalité politique la plus populaire de Flandre reste Bart De Wever, bien avant Kris Peeters, Marianne Thyssen et Yves Leterme. Même sur Facebook, c'est lui qui a le plus de fans !
La différence entre les opinions professées par les gens et la manière dont ils réagissent quand ils sont dans l'isoloir, n'a rien qui doive nous surprendre. Et comme le référendum n'est pas légal en Belgique, la seule chose qui compte,c 'est le nombre de voix récoltées par les partis, qui sont les seuls à pouvoir décider de tout ce qui concerne la politique. Enquêter, comme le font actuellement Le Soir et De Standaard sur ce que pensent vraiment les gens des deux côtés de la frontière, n'offre donc, finalement, que peu d'intérêt et ne justifie pas leur zoom quotidien ! D'autant que, contrairement à une idée reçue ,les sondages n'influencent pas le vote des citoyens.
Si certains s'inquiètent, non seulement en Flandre, mais aussi en Wallonie et surtout à Bruxelles, de cette montée en puissance de la N-VA, redisons ici que ce n'est pas notre cas. Peu soucieux du "politiquement correct" et adeptes de la "realpolitik", nous nous réjouissons, au contraire, des progrès du nationalisme séparatiste en Flandre - non pas que nous partagions cette idéologie, puisque nos valeurs sont celles de la République Française -,mais parceque, dans l'état actuel des choses, les nationalistes flamands, avec plus de 40% des intentions de vote, constituent la seule force politique capable d'entraîner l'évaporation de la Belgique, condition indispensable pour que la Wallonie, devenue souveraine, puisse demander sa réunion à la France.
Ce que, par contre, nous ne comprenons pas, c'est l'attitude de certains rattachistes du RWF persistant à pourfendre les Flamands et à s'indigner de certains de leurs propos ou de leurs actes, comme la décision de la ministre de l'Intérieur, Mme Turtelboom, de faire envoyer directement par le gouverneur du Brabant flamand les convocations électorales en néerlandais dans quatre des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise,et celle du ministre Geert Bourgeois à propos de Rhode-Saint-Genèse, l'existence et l'application du Wooncode,etc.
Nous ne voyons pas non plus les raisons de dénigrer les dirigeants des partis francophones prêts à négocier avec ceux du Nord une profonde réforme de l'Etat faisant basculer vers les Régions et/ou Communautés le centre de gravité politique et décisionnel ,en leur accordant de nouvelles et nombreuses compétences , car plus de Flandre = nécessairement plus de Wallonie !
Nous ne voyons guère la signification de reproduire sur le site du RWF l'interview accordée à Télémoustique par Philippe Geluck, ancien belgicain bilingue s'insurgeant contre "une certaine Flandre" - celle de Bart DeWever -et allant jusqu'à considérer celle-ci, à l'instar d'Olivier Maingain, comme un reflet de l'Allemagne hitlérienne, d'autant que le créateur du Chat ne songe nullement à une quelconque intégration à la France si les Flamands s'en vont, mais à conserver farouchement une petite Belgique portant encore ce nom et constituée de Bruxelles et de la Wallonie...
Nous l'avons déjà dit : le RWF se trompe de guerre et de cible, mais cette déviance, entretenue par son président et ses différents relais, est malheureusement persistante. Quel embrouillamini et que d'énergie perdue, alors que les séparatistes flamands sont nos meilleurs alliés objectifs !
Ce que, par contre, nous ne comprenons pas, c'est l'attitude de certains rattachistes du RWF persistant à pourfendre les Flamands et à s'indigner de certains de leurs propos ou de leurs actes, comme la décision de la ministre de l'Intérieur, Mme Turtelboom, de faire envoyer directement par le gouverneur du Brabant flamand les convocations électorales en néerlandais dans quatre des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise,et celle du ministre Geert Bourgeois à propos de Rhode-Saint-Genèse, l'existence et l'application du Wooncode,etc.
Nous ne voyons pas non plus les raisons de dénigrer les dirigeants des partis francophones prêts à négocier avec ceux du Nord une profonde réforme de l'Etat faisant basculer vers les Régions et/ou Communautés le centre de gravité politique et décisionnel ,en leur accordant de nouvelles et nombreuses compétences , car plus de Flandre = nécessairement plus de Wallonie !
Nous ne voyons guère la signification de reproduire sur le site du RWF l'interview accordée à Télémoustique par Philippe Geluck, ancien belgicain bilingue s'insurgeant contre "une certaine Flandre" - celle de Bart DeWever -et allant jusqu'à considérer celle-ci, à l'instar d'Olivier Maingain, comme un reflet de l'Allemagne hitlérienne, d'autant que le créateur du Chat ne songe nullement à une quelconque intégration à la France si les Flamands s'en vont, mais à conserver farouchement une petite Belgique portant encore ce nom et constituée de Bruxelles et de la Wallonie...
Nous l'avons déjà dit : le RWF se trompe de guerre et de cible, mais cette déviance, entretenue par son président et ses différents relais, est malheureusement persistante. Quel embrouillamini et que d'énergie perdue, alors que les séparatistes flamands sont nos meilleurs alliés objectifs !
D'accord ? Pas d'accord ? Exprimez votre avis.
16 commentaires:
La stratégie du RWF consiste à mettre en évidence tous les aspects négatifs (extrémisme, racisme, etc) de la Flandre, et à la présenter comme une menace réelle pour les francophones, afin que ceux-ci, effrayés et choqués, se tournent vers la France. L'erreur consiste à croire que ces francophones voteront, par réaction, pour le RWF. Ils accorderont plutôt leur voix au FDF et seront tentés, comme Philippe Geluck, de préconiser une fédération Wallonie-Bruxelles sans la Flandre, conservant le nom de Belgique avec la royauté et Bruxelles comme capitale. Par conséquent, tous les aticles que le site du RWF publie sur la Flandre (Flandre des scandales, Voorpost, Wooncode, Turtelboom, passé collaborationniste de certains dirigeants ou de leur famille)sont contreproductifs pour l'idée de la réunion à la France.Ils suscitent une réaction "petite Belgique" plutôt que "profrançaise".
Finalement, à vous lire, il semble que même la décision la plus inique, la plus contraire au droit prise par le gouvernement flamand, pourra trouver grâce à vos yeux tant qu'elle serve votre objectif.
On est en droit de se demander où se niche votre éthique...
Mais enfin, comment les belgicains et Gelück ne se rendent-ils pas compte qu'une petite Belgique résiduelle Wallo-Bruxelloise n'est tout simplement pas vivable sur le plan ECONOMIQUE, sans parler des autres problèmes que susciterait cette étrange association ?
Vous dites: "les nationalistes flamands, avec plus de 40% des intentions de vote, constituent la seule force politique capable d'entraîner l'évaporation de la Belgique, condition indispensable pour que la Wallonie, devenue souveraine, puisse demander sa réunion à la France".
Le PS fera tout pour éviter l'évaporation finale de la Belgique. Ils vendront Bruxelles comme ils ont vendu les Fourons.
L'argent et le pouvoir sont au coeur de la pensée politique du PS. Les droits fondamentaux de la minorité française de Belgique, l'avenir de Bruxelles et de la Wallonie ne l'intéresse pas.
La N-VA se contentera d'une Belgique réformée avec presque toutes les compétences dévolues aux communautés et Régions, avec un phasage dans le temps.
Les nationalistes se donneront 10 ou 20 ans de plus pour mettre la main sur les derniers bijoux de famille et préparer leur indépendance, reconnue par l'Europe.
Entretemps les Wallons conserveront ce qu'ils aiment: le Roi, le petit prince, les Diables Rouges, et leur Belgique, avec ses moules et ses frites.
La résistance bruxelloise et ses alliés wallons, dont vous ne faites pas partie, tenteront de mettre en échec ce scénario de soumission à la Belgique flamande.
Bonsoir à tous, réponse pour francophone de Bruxelles, vous pensez ce que vous voulez, je serai en France bien avant cela et comme j'ai la double nationalité, j'opte pour la française, car je me sens plus français que belge ou Wallon si vous préférez.
@ Francphone de Bruxelles.
Seul l'avenir nous dira si la N-VA se contentera d'une Belgique confédérale ou si elle ira plus loin. Pour tous les politologues et les autres observateurs, le confédéralisme voulu par M. Bart De Wever n'est qu'une étape importante- essentielle - vers la séparation totale de la Flandre et la Wallonie. Il vient encore de rappeler, à la VRT, que son objectif est un Etat flamand en Europe.
En ce qui concerne les questions d'éthique, nous ne pensons pas qu'elles concernent la Wallonie, pour laquelle il s'agit plutôt d'une "raison d'Etat", comme cela a été le cas pour la France concernant l'Algérie, où le général
de Galle trancha la question au profit des intérêts de la République. Pour nous, rattachistes, il s'agit des intérêts de la Wallonie qui priment toute autre considération.
On peut aussi évoquer le conflit israélo-palestinien. Il est bien difficile, dans les deux cas cités, d'évoquer "l'éthique". Ce fut vrai également pour le Kosovo, peuplé d'albanophones, alors qu'il fut pourtant le berceau historique de la Serbie.
On peut appliquer le même raisonnement pour BHV et les six communes "à facilités" de la périphérie bruxelloise. Ces communes, très majoritairement néerlandophones au départ, ont fait
progressivement l'objet d'une sorte de colonisation par les francophones (fransquillons flamands et bruxellois).
C'est pourquoi la seule façon d'en finir est de scinder BHV et de respecter la frontière linguistique telle qu'elle a été fixée en 1962, en admmettant que le fédéralisme l'a transformée, de facto, en une frontière d'Etat, aussi bien pour la Wallonie que pour la Flandre. N'est-il pas normal qu'un Etat - wallon comme flamand - ait des frontières fixes et définitives ?
Mr Schreurs,
Si le but est de devenir français, ne croyez-vous pas il vaudrait mieux avoir des "meilleurs alliés objectifs" en France, plutôt qu'en Flandre?
Or, côté français, on a plutôt une impression de frilosité (pas d'ingérence!), d'indifférence... ou carrément une ignorance de nos problèmes. Apparemment, c'est valable pour tout leur échiquier politique. Ne pensez-vous pas que s'il y avait une réelle volonté politique française, elle serait beaucoup plus affichée?
En ce qui concerne leur méconnaissance de nos problèmes, cela s'explique encore une fois par l'absence de médias wallons. Les seuls échos de Belgique qui parviennent à l'étranger proviennent de Bruxelles, pas de chez nous. Nous sommes bel et bien les grands oubliés dans toute cette histoire.
Cordialement,
F. Beck
@ Mr Beck:
Nous avons des alliés en France, des relais, des hommes politiques de droite comme de gauche.Les media en parlent souvent. Mais la Frnce officielle ne peut rien faire tant qu'il n'y a pas une demande provenant d'une Autorité wallonne.
Par contre, sans que nous ayons besoin de contacts avec eux, les séparatistes flamands sont nos "alliés objectifs", puisque, quand la Belgque sera scindée, la Wallonie pourra alors adresser une demande à la République, qui, nous le savons, y répondra favorablement.
Entretemps, la politique de la France est : non-ingérence, mais non-indifférence
ce que vous pensez du RWF est une honte à l'honnêteté et à l'intelligence.
Vous voulez faire croire que le programme du RWF est simpliste, même au sujet de statuts (au pluriel) de la Wallonie française.
Rien n'est plus faux et le prétendre relève de la stratégie politicienne et de la malhonnêteté intellectuelle.
Nous ne sommes plus, içi sur un blog qui se définit lui même comme "le site rattachiste où on peut débattre librement, dans un esprit ouvert, pluraliste et démocratique" (mais l'a t'il déja été ?) mais comme un nouvel outil de propagande de W+, groupement des anti RWF plus que comme un parti basé sur un programme et donc un parti dont les bases sont la haine de PHG et la croyance en un programme qui veut ne pas faire peur aux Wallons et qui ainsi en perd son âme, son audace et surtout un réel espoir d'un changement salutaire pour le peuple qu'il prétend défendre.
Il est donc surprenant que sur ce blog seul le RWF soit attaqué.
La preuve que ce blogue est bien celui où l'on peut débattre librement du rattachisme est qu'il publie les commentaires de Mr Pynnaert !
@ au "francophone de Bruxelles".
Il ne s'agit pas, pour les rattachistes wallons, de mettre en échec une politique de soumission à une Belgique flamande, mais d'oeuvrer, avec les séparatistes flamands s'il le faut, à la supptression de la Belgique.
@Monsieur Schreurs :
Concrètement, à qui faites-vous allusion? A quel homme politique d'envergure? Il ne faut pas confondre les effets d'annonce ou de vagues déclarations attentistes avec une réelle volonté politique. Dire : "Si un jour, peut-être alors...", cela ne suffit pas.
De même, s'il y a des partisans de la réunion, c'est parmi quelques souverainistes (minoritaires), pas parmi le peuple. Combien de grandes manifestations populaires en France pour le rattachement de la Wallonie?
Quand la Belgique sera scindée, les Wallons demanderont le rattachement? Mais qui vous dit que la Belgique disparaîtra? Qui vous dit que Bart de Wever ne mettra pas de l'eau dans son vin, comme d'autres avant lui?
Qui vous dit aussi que les représentants francophones ne préfèreront pas un Wallo-Brux à n'importe quoi? N'oubliez pas qu'à leurs yeux, il y a une certaine institution belge très importante à sauver à tout prix.
Cordialement,
F. Beck
@A. Schreurs.
Ce n'est pas à vous de décider la fixation de la future frontière de Bruxelles. Ni à Bart De Wever. C'est aux Bruxellois de choisir ce qu'ils veulent. En reprenant votre expression "De quoi je me mêle ?"
@ l'administrateur: c'est, en effet, le fait que le blog n'est pas borné et ouvert au dialogue. Monsieur Pynnaert a des raccourcis surprenants alors que le RWF est le spécialiste des dénis de démocratie. Exclusion de Jean-Sébastien Jamart: d'accord, il est un véritable danger pour des "militants" qui ne comprennent rien à rien. Idem pour les autres "exclus" au mépris des dispositions statutaires. Comment prendre au sérieux un rammasis de comiques et quand j'écris cela, je suis poli? Je sais Madame Davister, nous nous rejoignons sur ce point: le politiquement correct, nous le laissons à la bande des 4. Le comble est le syndrome de la persécution alors que les attaques contre les belgicains sont incessantes sur ce blog. Je n'écrirai pas "comprenne qui pourra" car tout le monde a très bien compris. Foutre la trouille à l'électeur n'est pas la bonne solution. Venir avec des arguments pragmatiques, c'est autre chose mais il faut le niveau pour pouvoir s'exprimer, denrée rare chez certains! Yves Pierlot.
Au "francophone de Bruxelles":
Je ne décide rien, j'exprime mon avis et...je publie le vôtre! Et contrairement à vous, je ne me cache pas sous l'anonymat.
La seule solution vraiment démocratique pour les communes de la périphérie, c'est encore de leur poser la question par référendum : "voulez-vous que votre commune de XXX soit rattachée à la Région de Bruxelles-Capitale ?"
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