Ainsi peut-on qualifier le congrès électoral de Wallonie Plus qui s'est tenu ce samedi au Palais des Congrès de Liège
Rassembleur, parce qu'il réunissait des rattachistes, des indépendantistes et des régionalistes wallons unis dans la même volonté de réfléchir et d'agir, dans la perspective de "l'après-Belgique", en une succession d'étapes. Comme plusieurs orateurs l'ont souligné, il n'y a ni opposition, ni contradiction entre ces étapes, puisque les indépendantistes ont besoin des régionalistes pour, dans un premier temps, obtenir le transfert à la Région wallonne des compétences de la Communauté française, dont on a souligné que son parlement et son gouvernement ne comportent que des élus au second degré; en outre, le poids des francohones bruxellois y est démesuré. Wallonie Plus considère, avec raison, que la création de la Communauté française a été une erreur et que, tant pour l'enseignement que pour les sports et les media, il faut des institutions purement wallonnes, afin de pouvoir mener une politique efficace pour rendre à la Wallonie son identité - wallonne et française - et aux Wallons une fierté et un esprit d'entreprise anihilés par la belgitude ambiante.
De leur côté, les rattachistes ne pourront obtenir la réunion à la France que si la Wallonie - ne serait-ce que quelques jours, est d'abord un Etat souverain , étant entendu que seul un référendum pourra décider de l'avenir de la Wallonie.
Contrairement à d'autres, le congrès de Wallonie Plus, qui réunissait une centaine de personnes [et non cinquante comme l'a dit mensongèrement la rtBf] n'a pas été un congrès de propagande, mais de réflexion et de propositions concrètes.
C'est ainsi qu'il n'a pas craint d'aborder positivement le problème de la scission de la sécurité sociale, contre laquelle Mme Milquet pousse des cris d'orfraie, alors que, moyennant certaines mesures à prendre, la Wallonie est tout-à-fait capable d'assumer cette charge. Le président du MMW, M. Michet Gigot, en a apporté la preuve dans un rapport fouillé dont les chiffres sont éloquents. En voici quelques-uns:
Le budget total de a Sécu est d'environ 53 millards d'euros, dont 41 proviennent de cotisations et 12 de l'Etat (produits de la TVA et des Accises). La population de la Wallonie représente 32,50% de la population belge et consomme 33,35% de la Sécu, soit 17,7 mùillards d'euros. Mais la masse salariale wallonne sur laquelle sont prélevées les cotisations sociales ne représente que 27,50% et en cas de scission, c'est sur cette base que seront prélevées les cotisations. Dès lors, il manquera 3,2 millards pour couvrir les dépenses sociales actuelles en Wallonie.
Comme on sait, le budget actuel de la Wallonie est d'environ 6 millards. Si l'on y ajoute la part revenant à la Wallonie dans la Communauté "française", qu'on peut évaluer à 5,8 millards, le gouvernement wallon peut donc envisager de gérer un budget de 11,8 millards. Mais comment trouver les 3,2 millards manquants ?
Par trois moyens : 1) une lutte accrue contre la fraude fiscale, qui est estimée, pour l'ensemble de la Belgique, à 30 millards; 2) une augmentation de l'impôt sur les revenus les plus élevés et la création d'un impôt sur les fortunes. Ces mesures entraînent évidemment la régionalisation de la fiscalité, comme le réclament certains partis flamands, avec, il faut l'admettre, le risque que la Flandre ne mette en place un dumping social et fiscal, mais ce défi est valable pour tous les Etats d'Europe. Laquelle Europe pourrait d'ailleurs aider la Wallonie a passer "ce cap difficile"(point 3).
Au cours de ce congrès, on entendit notamment des interventions de MM Jacques Dupont, Michel Gigot, Mme Marie-France Jarbinet, MM.André Libert, Ludovic Libert, Jean-Claude Matrige, Didier Mélin, Arnaud Pirotte, Georges Régibeau et Claude Thayse.
Les quotidiens du groupe "L'Avenir" ont publié samedi un nouveau sondage réalisé en Wallonie par l'institut Dedicated Research, à la demande d'Ecolo. Selon ce sondage, le PS progresserait de 0,5% (33% contre 32,5%), le cdH perdrait 1,2% (17% contre18,2), Ecolo resterait stable à 17,6%, Wallonie d'abord perdrait 0,8%, avec 1,9%, le PP atteindrait 1,9 % ( 2,5% à Bruxelles), de même que le RWF, qui "resterait stable, passant de 2% à 1,9%". Wallonie Plus, qui vient seulement de naître, n'est pas cité.
Attention de ne pas confondre dans l'isoloir "Wallonie Plus", parti démocratique et pluraliste, avec "Wallonie d'abord", parti fascisant d'extrême-droite dissident du Front national ! Wallonie Plus se présente à Liège et dans le Hainaut sous le n° 25, à Namur sous le n° 26 et dans le Brabant wallon sous le numéro 27. Le risque de confusion pour les non-initiés est d'autant plus grand que, sur ses tracts et ses affiches, "Wallonie d'abord", qui s'en prend sutout en fait, comme le Vlaams Belang, aux immigrés, a adopté comme slogan: "Moins de Flandre, plus de Wallonie" !!!
Les quotidiens du groupe "L'Avenir" ont publié samedi un nouveau sondage réalisé en Wallonie par l'institut Dedicated Research, à la demande d'Ecolo. Selon ce sondage, le PS progresserait de 0,5% (33% contre 32,5%), le cdH perdrait 1,2% (17% contre18,2), Ecolo resterait stable à 17,6%, Wallonie d'abord perdrait 0,8%, avec 1,9%, le PP atteindrait 1,9 % ( 2,5% à Bruxelles), de même que le RWF, qui "resterait stable, passant de 2% à 1,9%". Wallonie Plus, qui vient seulement de naître, n'est pas cité.
Attention de ne pas confondre dans l'isoloir "Wallonie Plus", parti démocratique et pluraliste, avec "Wallonie d'abord", parti fascisant d'extrême-droite dissident du Front national ! Wallonie Plus se présente à Liège et dans le Hainaut sous le n° 25, à Namur sous le n° 26 et dans le Brabant wallon sous le numéro 27. Le risque de confusion pour les non-initiés est d'autant plus grand que, sur ses tracts et ses affiches, "Wallonie d'abord", qui s'en prend sutout en fait, comme le Vlaams Belang, aux immigrés, a adopté comme slogan: "Moins de Flandre, plus de Wallonie" !!!
25 commentaires:
tellement rassembleur qu'il y avait moins de 50 personnes...:-)
Faux ! Liège-France dit la vérité. J'étais présent et j'ai compté 97 personnes présentes. Mentez, mentez...
Petite erreur: c'était dimanche et non samedi. Il y avait bien 97 personnes présentes soit plus d' une fois et demie celle du "congrès privé" d'Anseremme. Evidemment, contrairement à ce dernier furent développés de véritables arguments, pas ceux des bobos francolâtres. Yves Pierlot.
Cher anonyme (alors, on n'ose pas affirmer son identité ni sa connerie?), rappelez-vous de la trentaine de personnes présentes au Congrès de janvier du RWF.....
Tout ça ? Quel raz de marée électoral en perspective!!!!! :-)))))))
Au courageux anonyme :
1. Vous écoutez encore ce que dit la RTB(f) ?
2. C'était un congrès technique et pas un meeting électoral, il est donc logique que la qualité prime sur la quantité.
3. Qu'un parti qui vient de naître rassemble plus qu'une formation soutenue par les partis traditionnels (dont des élus flamands...) est en soit un signe intéressant et à méditer.
RTB... les vieux réflexes reviennent vite !
Toute manifestation d'identité wallonne doit être ostracisée.
C'était déjà le cas avec le Rassemblement wallon. L'identité wallonne fait peur au régime.
Et le 13 juin : W+ .....
one point!...
Chers amis , pour votre prochain congrès , la cabine téléphonique en face est libre....
1% pour un tout nouveau parti wallon rattachiste/
indépendantiste , ce n'est pas mal pour un début! Vous ne pensez pas, Mr Goffin ? Après dix ans de lutte politique, le RWF ne parvient pas à décoller et semble même perdre un petit peu (O,1%).
A l'anonyme bien connu : il n'y a pas de cabine téléphonique en face du Palais des Congrès. Vous voulez parler d'une cabine dans le genre de celle où s'est réuni le congrès du baron Gendeien à Anseremme ?
Joël Goffin se déchaîne à nouveau ?
Qu'en pense son papa Paul-Henry ?
Dans la famille + , je demande le W... :-))))))))
J'ai reçu dans ma boîte aux lettres un tract émanant de "Wallonie, d'abord" à afficher à la fenêtre (???). En dehors de ceux qui savent qui se trouve derrière, on leur donnerait, comme à tous les fachos, le bon dieu sans confession. Cela peut influencer certains électeurs pas au courant, hélàs. Yves Pierlot.
J'y étais aussi mais n'ai pu rester qu'une heure (jusqu'à l'exposé des Fourons). Ambiance assez sinistre. Peu de charisme de la part de la présidente de séance. J'ai compté entre 75 et 80 personnes, à la moyenne d'âge assez élevée, mais peu importe .... C'est un parti nouveau qui doit encore se faire une clientèle. Point positif: parti nettement séparatiste avec 4 ou 5 jeunes de valeur à la tribune. Point négatif: l'objectif n'est pas clairement déterminé; c'est un peu une auberge espagnole entre rattachistes, indépendantistes et autonomistes.
Continuez, on verra bien....
L' objectif est clair : anénantir Gendebien...
@ Anonyme: entre anéantir Gendebien et respecter la démocratie, il y a une marge qui est inexistante chez vous. Le passé nous a prouvé maines fois ce qu'amenait le culte de la personnalité. Yves Pierlot.
M. A. Schreurs ayant donné, sur son blogue, son bilan du « Congrès » de Wallonie +, je ne peux résister au besoin d’en commenter trois points. J. Lenain.
A. La récupération des compétences encore fédérales et de celles « communautaires » est la condition première du réveil wallon.
C’est possible, mais c’est peu probable. Hier, les régionalistes wallons affirmaient que c’était l’exercice des compétences économiques. On connaît le résultat en Wallonie (bien différent de celui de la Flandre). En quoi est-il établi maintenant que l’exercice direct par la Wallonie des compétences éducatives et culturelles, soit disant captées par Bruxelles (et certes détenues par la Flandre pour ce qui la concerne) apporterait le retour de la prospérité ? Pour ceux qui veulent bien regarder ce qu’il en est en France (sans adoration ni répulsion), formée de 22 régions métropolitaines, dont une à statut particulier, la Corse, et de 11 collectivités d’outre-mer, tout montre le contraire. Parmi nos 21 régions de droit commun, touts soumises au même cadre institutionnel et juridique, et qui n’ont pas le dixième des compétences économiques de la Wallonie, et aucune compétence éducative et culturelle, certaines vont très bien (auusi bien que la Flandre…), et d’autres beaucoup moins. Par exemple, la Région « Pays de la Loire », formée de bric et de broc (un amalgame de pays historiques, comme la Wallonie…), de même population que la Wallonie (3,5 millions d’habitants), se porte bien mieux qu’elle. Certes, elle n’a pas subi la même déroute industrielle. Mais la Région Nord-Pas-de-Calais, si, et tout aussi dépourvue de compétences, elle fait au moins aussi bien que la Wallonie. Et nombre de nos pays d’outre-mer, justement dotée d’une large autonomie, et qui bénéficient de plus d’importantes aides de la métropole, ne parviennent pas à prospérer par eux-mêmes…En outre, il suffit aussi de comparer entre eux les quelques deux cents Etats souverains du monde pour constater que la pleine « indépendance et souveraineté » n’est pas le gage de la réussite. Car la réussite d’un pays est le produit d’une alchimie complexe, et pas seulement une question de localisation du pouvoir politique et territorial…Ainsi, W + cultive une illusion, et, pour la crédibiliser, se donne deux boucs émissaires, la « Communauté française »…et tous les Partis politiques qui se partagent le pouvoir…
B. « La régionalisation de la sécurité sociale et de la fiscalité ». Effectivement, c’est un tout. Mais que voilà une ambition téméraire. « Un besoin de financement de 3,2 Md€ pour une Sécurité Sociale wallonne ». Le fait est avéré. Faut-il tirer de cela de bonnes conclusions. 1. D’abord en ne perdant pas de vue qu’il faudrait aussi financer une part notable de la charge annuelle de la dette belge. Et les services publics en Wallonie. Y compris ceux hérités de l’Etat fédéral. Au total le besoin est proche de 6/7 milliards €. Soit un bon 15/20 % du total des dépenses publiques en cause. 2. Ensuite, réduire la fraude fiscale, c’est nécessaire, mais si c’était facile, ça se saurait et ça se ferait dans bien des pays. A court terme, l’efficacité est douteuse. 3. Faire payer les riches, c’est sympa, il n’y a qu’un défaut, contrairement aux moutons, ils ne se laissent pas faire (ils viendraient peut-être en France…). 3. L’aide de l’Europe. Oui, évidemment, mais avec des contreparties, demandez aux Estoniens, Hongrois, Grecs, Roumains, etc. Eux aussi, ils sont invités à lutter contre la fraude fiscale et à faire payer …ceux qui ne peuvent l’éviter, et ça ne suffit pas 4. Donc, au final, il reste à se serrer la ceinture, mettons de 15 % au moins : baisse radicale des salaires publics, réduction drastique des prestations de toutes natures, augmentation très sensible des impôts, suppression de services publics, etc. 4. Pour supporter tout cela, il faut être un vrai peuple-nation (ce que les rattachistes ne pensent pas de la Wallonie…), ne pas avoir d’alternative (considérer donc que la France n’en est pas une…), et une élite dirigeante assez apte (et celle de la Wallonie, selon W +, ne l’est pas…). 5. Et ne pas compter sur les Bruxellois, à l’égoïsme bien connu et qui pourraient être tentés de se rallier les Brabançons, et aussi se méfier des Luxembourgeois, enclins à se laisser séduire par les ressources illimitées du Grand duché. Resterait alors le sillon mosan pour incarner le futur wallon, et en attendant, montrer une grande capacité aux sacrifices brutaux et durables. Pendant une durée non déterminée, ce serait donc plutôt « Wallonie - ». Au total, un programme social, fiscal et financier « suicidaire », mais de fait heureusement sans danger…car dépourvu de toute perspective de concrétisation…J.L.
C. « Les rattachistes ne pourront obtenir la réunion à la France que si la Wallonie - ne serait-ce que quelques jours -est d'abord un Etat souverain »
L’idée d’un indépendance wallonne « éphémère », préalable nécessaire au rattachement, est farfelue, à plus d’un titre. 1. D’abord parce qu’il faudrait mettre d’accord (ne serait-ce que pour quelques jours…) ceux qui rêvent d’une indépendance « définitive » avec ceux qui se contenteraient d’une indépendance « transitoire ». Ce n’est pas le même programme, avant même le premier jour…D’autant que les seconds se divisent entre ceux qui s’en tiennent à « quelques jours » et ceux qui rêvent de quelques mois ou années : là aussi, c’est tout différent. 2. Ensuite, pourquoi cette étape qui précèderait celle du rattachement, alors que les risques seraient bien nombreux, risques qui pourraient être évités sans coup férir par un rattachement immédiat à la France ? 3. Certainement pas pour consulter la population et constituer une autorité apte à négocier avec la France, car il y a déjà un pouvoir légitime en Wallonie, un Gouvernement, un Parlement, des Partis politiques, un territoire, une population et un corps électoral, tous bien définis ; tout est donc en place pour pouvoir se décider sans attendre. 4. Au demeurant, sur quelle volonté "nationale" s’appuyer pour les tenants d’une Wallonie souveraine transitoire afin d’obtenir l’adhésion majoritaire à un tel projet, lequel imposerait à la Wallonie d’affronter seule la pleine mer par très gros temps, une Wallonie dépourvue d’unité, de centre de gravité, et qu’une immense majorité des Wallons ne considèrent pas comme une nation ? 5. Face à une dislocation imminente de l'Etat belge, avec quels bons arguments expliquer alors aux Wallons de toutes catégories la viabilité d'un Etat indépendant, surtout à titre transitoire, quand il n'y aura pas un sou en caisse pour faire face aux dépenses courantes (les prestations en tout genre, allocations, pensions, les salaires publics, les subventions de toutes sortes, etc.), avec une part copieuse de dette fédérale à honorer ? Alors même que d’autres leur proposerons, dans le même temps, de rejoindre la France, sans plus attendre, avec touts les garantis utiles à la clé ? Plus précisément, sur quelles élites nouvelles wallonnes susceptibles de croire et donc de soutenir la préparation de cette aventure les adeptes de cette Walonie indépendantes pourraient-ils compter, et alors que celles en place sont déconsidérées ? 6. D’autant qu’il faudrait se partager, en catastrophe, et à quatre (Fl, Wa, Br, et pays germanophone), les dépouilles de l’Etat belge, et surtout ses dettes, en train de galoper, face à une myriade de créanciers (60 % de la dette belge est « étrangère ») qui exigeront la continuité de leur remboursements et refuseront tout nouveau prêt.7. Et cet accès à l’indépendance, sera-ce « quand » les Flamands le décideront, c’est à dire dans des conditions bonnes pour eux, et qui le seraient donc aussi au même moment, miraculeusement, pour la Wallonie ?
Si, malgré tout -pleine fiction politique- ce rêve d’une Wallonie « indépendante » était pris au sérieux par une majorité d’un peuple wallon soudain constitué, si donc son existence nouvelle et souveraine « tenait le coup », si ce peuple wallon nouveau-né montait une aptitude soudaine à la résistance et la rigueur, si son Etat tout neuf parvenait à fonctionner après avoir réduit la fraude à néant, réussi à faire payé les riches sans les faire fuir et mis fin à toutes les sinécures des administrations wallonnes, alors, pourquoi ne pas continuer ?…Et c’en serait donc fini du « rattachisme »... Je plaisante bien sûr, sur un projet qui est lui-même une plaisanterie.../W + ou -, c’est une (toute petite) souricière électorale pour une poignée de rattachistes en souffrance...Heureusement, ça ne prêtera guère à conséquence…
J. Lenain
Sacré Lenain va ! Il y bien longtemps que vous n'êtes pas revenu nous distraire avec votre point de vue bruxello-rouennais !
Votre connaissance des réalités sociologiques de la Wallonie est époustouflante ! Euh... Non, plutôt raffraichissante !
La Belgique vous devra beaucoup si la poignée de rattachistes égarés dans W+ vous écoute !
Finalement, popur vous, comme pour les gens du FDF qui vous inspirent, les Wallons sont comme les "sous-Français" qui sont l'objet de votre mépris.
Heureusement, tous les Français, patriotes et informés ne sont pas aussi sectaires que vous !
Je suis entièrement d'accord avec M. Lenain. Cela me rappelle quelques souvenirs : en novembre 1979, le Conseil général de Wallonie Libre décide de lutter pour l'Indépendance de la Wallonie. A l'époque, les militants historiques - comme mon maître de philologie romane à l'U.L.B., Pierre Ruelle - estimaient que l'Indépendance était l'étape juridique obligatoire avant la réunion à la France. Je l'ai cru aussi.
En trente ans, beaucoup de choses ont changé. J'ai la nette impression que W+ défend le programme de Wallonie Libre - mouvement apolitique, au-dessus des partis -, l'objectif défini en 1979 : l'Indépendance, à partir de laquelle "tout deviendra possible".
Comme je suis réunioniste, que je ne balance pas entre indépendantisme et rattachisme, et que j'assiste, dépité, aux ravages causés par la particratie à la Région de Wallonie, je suis convaincu qu'une réunion immédiate à la France - aussi "immédiate" que possible, sans passer par l'Indépendance -, est réalisable et souhaitable. Si je ne m'abuse, c'est aussi la ligne officielle du RWF.
Monsieur Basso,une réunion à la France sans passer par l'étape - aussi courte que possible - de l'indépendance - n'est possible que dans une situation révolutionnaire, comme ce fut le cas lors de l'affaire royale, en 1950. Ou si le gouvernement wallon s'adrssait directement à la République, mais comment croire en une telle hypothèse, puisque, comme vous le dites avec raison, la Wallonie est "ravagée par la particratie".C'est précisément ce que voudrait changer W+.
Mon pauvre Basso... votre bruxellisation vous aveugle. Votre mauvaise conscience vous jette dans les bras de quelques exités haineux. Vous reproduisez tous les poncifs des journaux bruxellois et de la propagande flamande. En réalité, le Wallonie est une région - que dis-je une région ? - qui gagne et qui par ses qualités s'intégrera à la fFrance parce qu'elle s'en est montrée digne. et pas comme vous le dites en l'appelent au secours. Vous ne comprennez rien à l'identité française de Wallonie. Vous êtes devenu un "alien "pour nous qui sommes restés au pays !
Le RWF est une branche morte du Mouvement wallon. Il n'est peuplé (et encore...) que d'extrémistes. Son président à vie ne parle -t-il pas dde doctrine plutôt que de programme. Pourquoi ne pas dire claireemn les choses ? C'est de dogme qu'il faudrait parler !
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