Ce que veulent vraiment les Flamands.
Comme nous le signalions hier, Le Soir, en collaboration avec De Standaard, effectue à nouveau une "grande" enquête auprès des gens pour savoir ce que pensent vraiment les Flamands et les francophones concernant l'évolution de la Belgique.
Les premiers résultats publiés ne sont guère significatifs, les réponses étant le plus souvent évasives ou incomplètes. L'objectf de l'enquête est évidemment de tenter de démontrer que les conflits communautaires sont le fait d'extrémistes et de politiciens. On verra ce qui en résultera quand elle sera terminée. Mais en attendant, Jean Quatremer, correspondant du journal Libération, répond d'avance, dans Télémoustique.(1).
Voici ce qu'il écrit, avec beaucoup de pertinence :
"La N-VA numéro 1 en Flandre, ce n'est pas surprenant: ce n'est que la traduction du glissement vers l'indépendance voulue par la grande majorité des citoyens flamands"
Pourtant, lui fait-on observer, "une large majorité de Flamands dit ne pas vouloir la fin de la Belgique !". Réponse du journaliste français : "Il y a une très grande hypocrisie de l'opinion publique flamande sur cette question de l'indépendance. Je ne crois pas du tout au divorce entre les citoyens et les politiques. Si les Flamands ne voulaient pas l'autonomie ou l'indépendance, ils ne voteraient pas à 40% pour des partis ouvertement indépendantistes! Et ils ne donneraient pas autant de voix aux personnalités les plus flamingantes du CD&V, du VLD ou même du SP.A. Qu'est-ce qui sépare, par exemple, Eric Van Rompuy du CD&V d'un De Wever ? Pas grand-chose."
Question : "Beaucoup de Flamands n'assument pas ouvertement leur indépendantisme ?"
Réponse : "Parce que ça leur apparaît comme un peu brutal. Mais en réalité, la plupart le sont ou ne veulent garder qu'un fronton marqué "Belgique" avec rien derrière(...) Ca ressemble à une Yougoslavie froide et non violente, ce qu'on est en train de vivre. Ce qui est terrible, c'est que l'on refuse encore de voir que la Flandre est devenue profondément nationaliste".
5 commentaires:
Intéressant, le débat de ce midi à la RTBF. On peut comprendre le choix des "petits partis" se présentant dans toutes les circonscriptions. A retenir, l'adoption quasi unanime de la taxe "Tobin". Bla-bla habituel des partis "traditonnels" sauf Olivier Deleuze qui se démarque un petit peu. Côté "petits partis", c'est quand même le PTB+ qui emporte la palme bien que ce ne soit pas mes opinions. Mordrikamen, supporter de la droite pour ne pas employer un autre mot, Caudron peu claire et Gendebien qui s'est pris les pieds dans la carpette ce qui est étonnant, il ne nous avait pas habitué à cela. Merci quand même à la RTBf d'avoir permis, pour la première fois, ce genre de confrontation. Sans doute grâce à sa rédaction. Nous verrons les résultats dans 21 jours. Et la fausse modestie d'Elio au 7ème jour qui n'aspire cependant qu'au titre de Premier. Yves Pierlot.
Au delà de la médiocre prestation de Paul-Henry Gendebien, le RWF semble en porte-à-faux dans ce genre de débats, où dominent les préoccupations économiques et sociales - et aussi institutionnelles mais uniquement dans le cadre belge. Dans ce domaine, ce parti n'a pratiquement rien à proposer puisque pour lui, la seule solution à tous les problèmes est la réunion à la France...
Au contraire, le nouveau parti W+, qui sera invité dans un débat ultérieur, a des propositions concrètes pour chacune des étapes qui peuvent nous mener au rattachement, de la régionalisation accrue à l'indépendance, et donc pour les problèmes actuels de la Wallonie.
Non seulement P.-H. Gendebien a esquivé le sujet, mais il a été maladroit en s'en prenant d'emblée à la RTB(f), suscitant l'aigreur de l'animateur, Olivier Maroy, dont l'arrogance prétentieuse est bien connue et s'excusa d'ailleurs à la fin de l'émission.
Il s'attira également une réplique stupide mais sèche de cette petite peste qu'est Catherine Fonck à propos de la France : "l'herbe est troujous plus verte ailleurs". S'il avait eu un peu d'esprit, il aurait pu répondre : oui, mais "ça sent si bon la France" !
Bref, une prestation rattachiste ratée !
Quant aux partis traditionnels,en ce week-end de Pentecôte, l'Esprit saint n'est franchement pas descendu sur leur tête. Ils semblent être tous intellectuellement incapables de concevoir quoi que ce soit en dehors de la Belgique, alors que celle-ci est condamnée. Affligeant !
C'était affligeant également d'entendre Monsieur Olivier Deleuze - qui s'imagine naïvement que "Groen" représente la Flandre -répéter: "j'aime mon pays". Et aussi Madame Catherine Fonck, toutes griffes dehors, s'acharner à défendre "l'unité de la Belgique", alors que c'est un pays fédéral sur la voie très proche du condédéralisme, tout sauf "unitaire" donc. Ah ! cette langue de bois, encore plus dure à entendre dans la bouche d'une femme.
Le dictionnaire Robert dit ceci à propos de l'autisme: [Psychiatrie] Repliement sur soi-même, pensée détachée de la réalité extérieure; aptitude caractéristique des malades schizophrènes. C'est bien de cela qu'il s'agit lorsque l'on entend parler les quatre partis traditionnels: Ils ne veulent rien voir, rien entendre et ne rien dire de ce qui provient et de ce qui sort de leur volume intellectuel qui est le cadre belge. A un tel point que parfois, je me demande s'ils ne sont pas fous pour de bon. Mais qu’ils persistent comme cela dans leur entêtement et ils feront le boulot des séparatistes à leur place ... mais mal car nous, nous voulons tout préparer correctement pour éviter le chaos justement. Lorsque deux conjoints d'un couple ne s'entendent plus, au lieu de continuer de s'envoyer de la vaisselle à la tête, ceux-ci finissent par dialoguer calmement en vue de conclure une séparation de corps et de biens, à l'amiable. C'est justement ce que leur propose Monsieur Bart De Wever.
Correction: lire "[...] de ce qui provient de l'extérieur [...] de leur volume intellectuel qui est le cadre belge.
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