Quelles sont les nouvelles du jour ?
Etats généraux de Wallonie.-
Le Soir publie un compte rendu de David Coppi sur la réunion préparatoire aux Etats généraux de Wallonie organisée à Liège le 20 juin. Le titre de l'article est curieux : Après la Belgique : quatre voies, plus une. Les quatre voies - Etat Wallonie-Bruxelles, Wallonie "indépendante", réunion de la Wallonie à la France, réunion à une autre composante européenne - sont évoquées dans ce papier, dont l'auteur rappelle objectivement que l'option rattachiste séduit 29% des Wallons selon le sondage UCL-TNS Dimarso.
Etats généraux de Wallonie.-
Le Soir publie un compte rendu de David Coppi sur la réunion préparatoire aux Etats généraux de Wallonie organisée à Liège le 20 juin. Le titre de l'article est curieux : Après la Belgique : quatre voies, plus une. Les quatre voies - Etat Wallonie-Bruxelles, Wallonie "indépendante", réunion de la Wallonie à la France, réunion à une autre composante européenne - sont évoquées dans ce papier, dont l'auteur rappelle objectivement que l'option rattachiste séduit 29% des Wallons selon le sondage UCL-TNS Dimarso.
Mais pourquoi diable parler d'une cinquième voie à propos de l'intervention de Thierry Bodson, le secrétaire général de la FGTB wallonne ? Thierry Bodson, que l'on a comparé un peu trop vite à André Renard, est resté très "prudemment" dans le cadre belge, se voulant rassurant en évoquant les problèmes de vieillissement de la population et de l'augmentation de la charge des retraites auxquels la Flandre sera confrontée. Défenseur de la solidarité "interpersonnelle" - on sait ce que cela recouvre -, le syndicaliste wallon envisage tout au plus une régionalisation de la politique de l'emploi et de l'organisation du marché du travail. Ce n'est nullement une cinquième voie pour nos Etats généraux, c'est plutôt une voie sans issue...Qui donc a pu inspirer à David Coppi cette idée bizarre ? Elio Di Rupo, qui l'a placé au Soir ?
Le projet confédédéral.-
Toujours dans Le Soir,on trouve une "carte blanche" du député fédéral Denis Ducarme. Mieux inspiré que M. Coppi, il appelle les francophones à porter le projet confédéral relancé par Philippe Moureau. Il dénonce l'opinion francophone qui demeure aveuglément fidèle à la Belgique unitaire de grand-papa. Lucide, il écrit : Qui pourrait croire que l'autonomie et la primauté au droit du sol ne sont pas pour aujourd'hui et pour demain les priorités des partis flamands ? Stigmatisant la posture défensive et le rictus plaintif et scandalisé des partis francophones, M. Ducarme précise : le "compromis à la belge" est une méthode qui n'a plus cours; cramponnés aux vieux symboles d'une Belgique qui n'existe plus, les francophones doivent imaginer et porter leur propre projet confédéral, car à terme, la Belgique sera confédérale ou ne sera plus.
En fait, comme l'expose M. de Coorebyter, le directeur du Crisp, un véritable confédéralisme supposerait d'abord une séparation, la constitution de trois Etats indépendants, puis l'association par un traité des trois Etats établissant une Confédération. M. de Coorebyter a raison: Il y a dans le fédéralisme belge quelques traits de type confédéral ,qui pourraient êre accentués, mais une simple réforme supplémentaire de l'Etat fédéral ne saurait aboutir à la transformation de celui-ci en Confédération. Et puisqu'il faudrait de toute façon passer par l'étape d'une indépendance, pourquoi s'arrêter en si bon chemin ? Le mieux dans ce cas, pour la Wallonie, serait de conclure un traîté non avec la Flandre et Bruxelles, mais avec la France !
Le lion flamand au dernier Sommet européen.-
L'agence Belga vient de transmettre des photos du dernier Sommet européen qui s'est tenu le 19 juin. Sur une de ces photos, on voit très nettement "notre" premier ministe, Yves Leterme, porter à la boutonnière de son veston un insigne représentant le lion flamand. Il est entouré de deux personnalités dont le nom n'est pas indiqué - des étrangers ? - portant également cet insigne flamand.
Ce n'est pas nous qui nous en offusquerons. Les dirigeants américains, comme ceux d'Israël, par exemple, portent fièrement à leur boutonnière le drapeau ou le symbole de leur pays. Que les Flamands le fassent nous paraît tout naturel. La seule chose que nous regrettons, c'est que les délégués ou représentants wallons à l'étranger n'aient pas le courage - en ont-ils seulement lidée ? - de porter une épinglette avec le coq wallon...
2 commentaires:
L'épinglette qui ornait la boutonnière des participants au Conseil européen représentait non pas un lion des Flandres mais… une panthère carinthienne (qui ressemble à s'y méprendre à un lion). Cet insigne avait été distribué par la présidence slovène.
Ceci dit, je regrette que si notre coq soit si peu porté. Le coq seul ou celui associé au drapeau français qui avait été réalisé par le RF du regretté Maurice Lebeau.
Tiens, je suis en train de tester une nouvelle présentation sur mon blog en m'inspirant du logo de la République. Qu'en pensez-vous ?
J'aime beaucoup ce logo qui allie les 3 couleurs en donnant une place assez importante au coq.
Je pense, en tous les cas, que d'en faire réaliser une épinglette permettrait de porter un signe d'appartenance à la Wallonie française, notre seule patrie charnelle.
Pourquoi pas également de tee-shirts blancs. Cela ne devrait pas coûter bien cher et rejoindrait une mode bien actuelle.
Quelle visibilité !
Félicitations
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