lundi 30 juin 2008

A propos des Etats généraux de Wallonie

Certains de nos amis se sont demandés pourquoi plusieurs options étaient au programme des Etats généraux de Wallonie. Ils songeaient à ce qu'ont parfois été des "Etats généraux", ou encore aux Etats généraux de Wallonie que le gouvernement provisoire wallon de 1950 s'apprêtait à convoquer dans l'urgence pour proclamer l'indépendance de la Wallonie si le roi Léopold III n'avait pas abdiqué dans la nuit historique du 31 juillet...Ces amis, dont certains ,comme M. René G. Thirion, ont posté des commentaires dans ce sens, regrettant que les Etats généraux de Wallonie envisagés actuellement n'aient pas uniquement à leur programme la réunion de la Wallonie à la France.
Comparaison n'est pas raison et on trouvera ci dessous des précisions de M. Jules Gheude, l'un des quatre initiateurs du Manifeste.
Qui dit "forces vives de Wallonie" dit forcément sensibilités distinctes. Ceux qui partagent l'option de la réunion de la Wallonie à la France doivent accepter que d'autres puissent avoir des vues différentes.
Nous ne sommes pas là pour imposer notre vision, mais pour expliquer qu'elle est la plus réaliste en cas de disparition, à court terme, de l'Etat belge. Notre rôle est d'argumenter et de convaincre. A d'autres d'en faire autant.
C'est cela même le débat démocratique.
Pour le reste, il faut être capable de tourner la page des rancunes. Lorsque je lui ai annoncé, en 1980, mon intention de lui consacrer une biographie, François Perin m'a fait part, dans un courrier que j'ai repris dans le livre en guise d' "avertissement", de quelques craintes. Celle notamment que le rappel de certaines querelles ne vienne compliquer d'inévitables réconciliations : "Par delà les animosités sectaires et les passions politico-électorales, ne faudra t-il pas un jour unir toutes les forces de notre communauté pour affronter de redoutables périls?"
Ce jour est arrivé. Il importe, à présent, de placer notre réflexion sous un angle constructif.

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