mardi 1 juillet 2008

La Jeanne d'Arc d'une Belgique qui n'existe plus...

Belle formule de Luc Delfosse dans son édito du Soir de ce jour ! Il s'agit, vous l'aurez deviné, de Madame Joëlle Milquet. Quel sort subira t-elle, la Jeanne d'Arc belgicaine ? Sera t-elle brûlée sur un bûcher ? Deviendra -t-elle folle comme la "belle Liégeoise", Théroigne de Méricourt, qui ne put supporter d'avoir été fessée en public après avoir animé un prestigieux salon révolutionnaire à Paris ? Ou tombra t-elle simplement dans l' oubli quand la Belgique aura vraiment cessé d'exister ? Ah! si, elle pourrait devenir ministre de la Ville libre internationale de Bruxelles; n'est-elle pas déjà échevine de quelque chose dans la capitale ?
Mais - une fois n'est pas coutume - l'édito du rédac'chef adjoint est excellent, il vaut la peine d'être reproduit (en partie, parce que la place nous manque):
Olivier Maingain, qui est décidément à Bart De Wever ce que Dupont est à Dupond, se trompe. Je dirais même plus : il a la berlue.Car enfin, contrairement à ce qu'avance le président du FDF avec une dose de cynisme qui en dit long sur la volonté francophone de laisser pourrir la siuation, Yves Leterme n'est pas "autiste". Il n'est pas une "forteresse vide" selon la terrible fomule de Bettelheim. Non, il n'est qu'un fantôme qui erre mollement dans le château désert du pouvoir(...)Autour de cet homme évanescent - qui oserait dire dans la "majorité"?- c'est la chienlit. Maingain et De Wever jouent donc aux kamikazes. Reynders aiguise sa méchanceté, polit son cynisme et peaufine son plan de carrière. Milquet se déguise en Jeanne d'Arc d'une Belgique qui n'existe plus. Di Rupo galoppe derrière le CDH de peur de perdre encore un peu plus de plumes et son leadership wallon. Ecolo, une fois encore, négocie...tout en tentant de garder une distance critique.
Côté flamand,le désordre est total. Groen, comme son pendant francophone, est écartelé et le SPA atomisé.Le VLD est orphelin de Verhofstadt et le CD&V entretient la schizophrénie politique et idéologique(...) Le tout sous l'oeil goguenard des populistes qui pavoisent.
Caricature ? A peine, hélas. Pour le dire autrement mais non moins rudement : plus personne ou presque dans ce pays ne recherche l'intérêt général qui est tout de même l'essence de gouverner. Tout le monde ou presque ne se préoccupe que de son petit fond de commerce.Bref, on végète, on meurt à petit feu, on se décompose. L'échec, sur fond de crise économique, est absolu. Et le pire serait encore à venir dans le cas où l'on devrait négocier la partition éventuelle du pays(...)
Excellent, cet édito, sauf qu'une fois de plus,le brillant analyste ne tire pas les conclusions, pourtant évidentes, de son analyse. Pourquoi s'obstiner à conserver en vie ce pays qui n'est est pas un et dans lequel, forcément, la notion d'intérêt général ne peut plus exister ? Elle ne peut plus exister pour la simple raison, lumineuse, évidente, qu'il n'y a plus d'intérêt général en Belgique, mais des intérêts flamands et wallons tout-à-fait étrangers et opposés. Est-ce l'intensité implacable, irrémédiable de cette réalité qui aveugle M. Luc Delfosse et l'empêche de voir "l'horrifiante vérité", comme disait déjà Jules Destrée en 1912 :"il n'y a pas de Belges"...
Qu'attend-t-on pour en finir avec cet Etat qui meurt, se décompose ? Le pire ne serait pas de négocier sa partition, mais de laisser la situation pourrir encore plus. Il faut parfois avoir le courage de recourir à l'euthanasie ! D'autant que la Wallonie, si la Belgique meurt, pourra enfin vivre et s'épanouir dans son cadre naturel et salvateur : la République française.
Allons,M. Delfosse, vous êtes sur le bon chemin, encore un petit effort de lucidité !

1 commentaire:

Ø a dit…

Il attend peut être l'autorisation du Boulevard de l'Empereur.