vendredi 27 juin 2008

"Une thérapie communautaire" ...La Belgique, malade mentale ?

C'est le titre d'un petit article que l'on trouve aujourd'hui dans La Libre Belgique sous la rubrique"La journée". La solution à nos problèmes communautaires et linguistiques viendra-t-elle d'un psychotérapeute allemand ? Pourquoi ne pas essayer, écrit le journaliste de La Libre.
Une journée d'études est organisée ce dimanche à Affligem par l'Institut Timotheus. Il s'agit d'une rencontre thérapeutique entre francophones et néerlandophones afin "d'apprendre une nouvelle manière d'approcher les relations entre communautés et les relations difficiles qui en découlent".
Non, ce n'est pas un poisson d'avril - nous sommes fin juin - et l'Institut Timotheus va faire appel à la psychothérapie dite" de constellations" inventée par le psychologue allemand Bert Hellingen. On savait la Belgique malade, très malade, au point qu'on envisageait même, au Nord, de l'euthanasier, mais c'est la premièe fois qu'on révèle qu'elle souffre aussi d'une maladie mentale. Pourtant, on aurait dû s'en douter, tellement les mentalités sont différentes, voire opposées, en Flandre et en Wallonie. Une véritable schizophrénie..!
Bref, on va tenter une thérapie de couple, d'un couple qui ne s'entend pas, qui ne s'est jamais entendu, qui ne s'entendra jamais, sauf...pour se séparer. Car c'est souvent à celà qu'aboutit une thérapie de couple. Pour les Wallons, ce ne devrait pas être trop difficile : la mariée n'a jamais été belle, ils ne l'ont jamais aimée. Et puis, n'ont-ils pas une ravissante maîtresse : Marianne ? A Liège, Tchantchès ne s'intéresse déjà plus beaucoup à Nanesse, il se promène partout au Village gaulois avec Marianne, précisément, qu'il tient déjà par la main sur les affiches. Il faut les voir, un peu timides mai s tout heureux, avec l'un et l'autre un drapeau dans l autre main, le français pour Marianne et le wallon pour Tchantchès !
Un bon présage ?

1 commentaire:

Anonyme a dit…

En effet, l'on peut dire que le monde politique belge souffre de schizophrénie. C'est bien le mot. Vous avez d'une part, les partis flamands qui veulent s’émanciper de la Belgique qui les étouffe, ceux-ci revendiquent une réforme en profondeur sur le plan institutionnelle allant dans le sens de plus grandes compétences pour les entités fédérales au détriment du pouvoir fédéral, donc une plus grande autonomie régionale, quitte à faire carrément sécession en cas d’échec de négociation, et d’autre part les partis dits « francophones belges» (melting-pot wallo-bruxellois pourvu qu’il soit belge) qui « ne sont demandeurs de rien » (sic) excepté un renforcement du pouvoir fédéral, le maintient de la monarchie, la promotion de l’impérialisme « francophone » en terre flamande, il faut le rappeler, autour des « 19 communes » de Bruxelles, bref le maintient de la Belgique de papa (« Parce que … s’il l’on a plus papa, mon dieu, on se retrouve orphelin ! Vous vous imaginez, la coquille vide ! Elle nous donne le vertige »). D’une part les Flamands qui veulent être maître chez eux, en Flandre, qui, à fortiori, réclament des droits régaliens et la prépondérance de l’usage de leur langue sur leur propre territoire (quoi de plus normal !), et d’autre part les « francophones » qui veulent être maître chez eux dans des communes flamandes ! Sur le plan socio-économique, vous avez d’une part, les partis francophones qui disent qu’il faut d’abord s’occuper « des vrais problèmes des gens » avant de « s’attarder sur les problèmes institutionnels qui n’intéressent pas les gens » (sic) et d’autre part les partis flamands qui disent que si on ne réforme pas l’Etat fédéral belge en profondeur, on ne pourra plus avancer dans rien. Schizophrénie belge donc.

Alors pour sortir de l’impasse et se diriger vers la réunion de la Wallonie à la France d’une part et l’indépendance de la Flandre d’autre part, permettez-moi de proposer cette thérapie : pourquoi ne pas rassembler autour d’une même table des Flamands et des Wallons qui sont d’accords au moins sur cette seule idée : La séparation à l’amiable. Nous n’allons tout de même pas nous séparer dans la guerre ! Je suis sûr que nous trouverons des personnes pacifiques, réalistes et volontaires, et qu’un dialogue respectueux et courageux aura lieu.