samedi 5 juillet 2008

Un petit frontalier bilingue : le président Rasemotte !

Il ne s'agit pas de M.Yves Leterme. Certes, celui-ci est né près de la frontière, d'un père wallon, mais c'est un vlaamsvoelend, un "bon Flamand" qui, lorsqu'il était ministre-président de la Flandre, ne mâchait pas ses mots à l'égard des francophones et défendait âprement les intérêts de son pays.
On ne peut en dire autant de M. Rudy Demotte, ministre-président de la Région wallonne, né lui aussi "sur la frontière". Parfait bilingue et fier de l' être, il n'a eu de cesse, dès sa nomination par M. Di Rupo, de parcourir la Flandre pour vendre sa marchandise aux Flamands, dans la langue de Vondel, comme un vulgaire commis-voyageur. A t-il pour autant gagné l'estime de ses "compatriotes" du Nord ? On peut en douter.
On a pu croire un moment qu'il avait retrouvé plus de dignité quand il a coiffé la double casquette de président de la Région wallonne et de la Communauté dite "française". Cela semblait être un beau coup, tant vis-à-vis des Flamands que de la commission-bidule animée - si l'on ose dire - par les "has been" Antoinette Spaak et Philippe Busquin. Mais les attermoiments, les revirements, les explications confuses n'ont pas tardé, au rythme des états d'âme successifs et contradictoires de M. Di Rupo.
Sa vraie pensée, M. Rudy Rasemotte l'expose dans le Soir d'aujourd'hui. : Il ne faut pas sanctifier (sic) la date butoir du 15 juillet posée comme une balise. On peut aller au delà. Mais le mot d'ordre qu'il donne aux négociateurs est : apaisement. C'est parfois au dernier moment que jaillit l'initiative de génie. Et des hommes doivent tenir un rôle-clé dans le dénouement des problèmes. Quels sont ces hommes providentiels ? Mais le premier ministre lui-même et M. Didier Reynders, voyons ! Il n'y a qu'un an qu'ils "négocient, ils sont sûrement sur la bonne voie pour réduire les tendances centrifuges qui nuisent à la négociation.
Car, contrairement au ministre-président flamand, et à tous les observateurs politiques, le ministre-président wallo-francophone (le pygmée-président, comme aurait dit jadis M.Gérard Deprez), n'imagine pas une "crise politique majeure", bien qu'il craigne que des incidents se produisent, dans l'une ou l'autre commune, que sais-je, et que ça dégénère ! Comprenne qui pourra cette leçon de maître d'école que M. Rasemotte donne, en levant l'index, aux "négociateurs". Et pour ceux qui n'auraient pas compris, il précise : je ne suis pas dans le scénario de l'après-Belgique, mais d'un nouveau modèle pour la Belgique, d'un nouveau souffle. Ainsi donc, voila la pensée "profonde" de M. Rudy Demotte : donner un nouveau souffle à un pays à bout de souffle, qui est sur le point de rendre son dernier souffle ... Vaste programme !
Et l'avenir de la Wallonie, dans tout cela ? Ah ! on va pouvoir s'atteler aux grands problèmes des Régions (une réunion des trois ministres présidents est prévue le...14 juillet) : la collaboration entre le Forem et le VDAB, les stages en entreprises, la mobilité et les lignes d'autobus... C'est le citoyen lambda qui va être content !Et surtout, le pygmée-président "va accorder un soutien financier aux communes (wallonnes) offrant des facilités aux personnes qui parlent une autre langue que le français, par exemple le flamand. 700.000 euros seront débloqués, avec un plafond de 25.000 euros par commune pour leur permettre d'ouvrir un "helpdesk" (sic).Là, ce sont tous les Mohamed qui vont être ravis...Quand on vous disait que M. Rasemotte est un frontalier ! Un frontalier, un bilingue, un belge quoi, bref tout sauf un bon Wallon : un centripède comme il le dit lui-même...

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Décidément, que ferait-on sans la pluma acérée certes, mais tellement vraie de Monsieur Scheurs?

Le problème des wallons, c'est qu''ils sont vendus par les politiques qu'ils élisent à chaque fois. Vendus aux flamands,vendus aux grands groupes internationaux, vendus aux financiers anonymes.

Point de vue souffle, il faut en avoir pour oser se dire wallon et contribuer sans cesse à la dissolution de l'âme de ce pays.

Alors que la Wallonie devrait durcir ses attitudes,il se montre conciliant, mieux servile aux ordres de l'empereur montois et des maitres flamands.

L'on pourrait Monsieur Extrême-Onction, car il balance entre l'onction bien bourgeoise d'une bonne éducation et le dernier sacrement qu'il donnera peut-être à notre région.

Alors, que reste-t-il comme espoir de voir changer les choses ?

La réaction en chaîne d'une crise sociale qu'un Di Rupo ne pourra pas calmer par de bonnes paroles.

Le temps de la réédition des événements de la "loi unique" n'est pas loin, lorsque les pauvres comme on aime les appeler au CPAS, auront froid et faim.

J'ai bien peur que notre retour vers la France se fasse sous le drapeau de la misère et du désenchantement !

Anonyme a dit…

Le site officiel du RWF publie un article qui va exactement dans le même sens que vous à propos de M. Demotte. Je souligne avec plaisir cette concordance de vues.

Anonyme a dit…

Excellent article, en effet, sur le site du RWF de ce jour.

On y apprend que Rudy Rasemotte "a pratiqué le néerlandais comme langue familiale jusqu'à huit ans" et que "sa commune, Flobecq-Vloesberg, est en passe d'être flamamdisée, grâce à sa politique d'accueil généreuse". Et si le génie de Di Rupo, ce "socialiste" amoureux de la monarchie, résidait dans la nomination d'un "Flamand" déguisé en Wallon à la tête de la Région wallonne ?" se demande l'auteur de l'article...

Anonyme a dit…

Il y a les quadripèdes, les bipèdes...Vous dite que M. Demotte est un centipède. C'est pour cela qu'il ne fait que tourner sur lui-même, comme une toupie. Il va finir par avoir le tournis et s'effondrer...

C'est vrai qu'il tourne en rond, M. Demotte, il ne fait que tourner. L'Italo-belge Di Rupo a commencé à le faire tourner sur son petit doigt et depuis lors, il n'arrête plus de tourner. Il faut dire que l'immigré montois a le ponpon pour choisir ses hommes en fonction des intérêts de la Wallonie et de son avenir. N'avait-il pas pris comme chef de cabinet un Bruxellois, qui vient de le quitter ? Qui va t-il prendre à présent ? Un Flamand ?