A la demande de M. Albert Salon, docteur d'Etat ès Lettres, ancien ambassadeur de France, président du FFI-France et de l'association "Avenir de la Langue française" - qui rappelle dans un courriel combien il est proche du combat des rattachistes wallons -, nous publions l'information suivante.
En ce qui concerne les langues régionales et minoritaires, si celles qui sont enracinées en France sont un précieux patrimoine à préserver, elles ne sont pas seulement une préoccupation légitime des gens attachés à leurs racines, mais sont aussi un levier de revendications politiques ethnicistes et régionalistes pour des groupes féodalistes très minoritaires mais actifs, qui rêvent de détruire l'unité de la République et de la Nation.
Dès lors, l'ALF a adopté la position suivante : aide, même publique au maintien et au développement des langues régionales enracinées, mais pas de reconnaissance comme langues officielles dans les départements français et pas de statut de langues véhiculaires principales dans l'enseignement à tous les niveaux. A cet égard, l'ALF est fermement opposée à la ratification par la France de la "Charte européenne des langues régionales et minoritaires".
Quant aux étrangers qui font le choix de venir en France, ils doivent s'y intégrer, voire s'y assimiler, au moins sur le plan de la pleine connaissance et de l'usage courant ,sans être forcément unique, de la langue française...
Pour M. Salon et l'ALF, la France doit choisir entre d'une part l'Union européenne et d'autre part le français, la Francophonie et son Grand Large.
L'Association "Avenir de la Langue française" plaide également pour l'inscription dans la Constitution française d'un engagement de la France en faveur de la Communauté francophone. Un amendement dans ce sens a été déposé par le sénateur UMP Jacques Legendre, bien connu des mileux rattachistes wallons(1), et neuf de ses collègues.
(1) M. Jacques Legendre est ce sénateur-maire du Pas-de-Calais qui, lors du congrès mémorable organisé à Lille par le "Mouvement wallon pour le retour à la France", avait salué les 200 délégués wallons présents - François Perin y était - en les appelant "mes chers compatriotes" ...
6 commentaires:
Puisse cette sage attitude de nos amis Français rendre plus raisonnables certains rattachistes wallonisants qui voudraient remettre les dialectes wallons à l'honneur. Il faut les sauvegarder, mais ne pas leur donner une importance qu'ils n'ont pas. N'oiblions jamais que ce qui fait l'unité relative de la Wallonie, c'est le fait que tous les Wallons ont le français comme langue maternelle ! Que l'on commence par améliorer l'accent des Wallons et à leur apprendre à bien articuler. La plupart des fautes de prononciation et de syntaxe proviennent, chez nous, de l'influence des dialectes.
Ceci dit c'est également le cas dans toutes les régions françaises, j'ai même lu quelque part que selon certains linguistes, l'accent "picardo-wallon" était le plus pur accent français, contrairement à ce que l'on croit.
En fait, ce n'est pas une question "d'accent", mais de pose de la voix et d'articulation. Tous les linguistes vous le diront.Prenons l'exemple du mot "table". Le Wallon prononcera souvent 'tabe" au lieu de table, en escamotant le "l", parce qu'en dialecte wallon, on prononce "tave" ("tove" à Liège).
Autre exemple: "fromache" au lieu de fromage, parce qu'en wallon on dit "froumatche", etc, etc.
Par contre, on entend dire de plus en plus en France, même par Nicolas Sarkozy : "pasque" au lieu de "parce que" ...
La question du rattachement est plus importante qu'un enjeu uniquement linguistique -un peu médiocre en lui-même.
Ce qui lie la Wallonie à la France dépasse l'aspect strictement linguistique tel qu'il est présenté parfois. Il n'y a pas que les soi-disants défenseurs de la langue française qui sont solidaires et se sentent concernés en France par l'avenir de la Wallonie. Il y a aussi des Français tout ce qu'il y a de plus normaux, loyaux vis-à-vis d'eux même et qui n'ont pas l'intention d'instrumentaliser cette question et la dévoyer.
Ces soi-disants défenseurs de la langue française ne sont pas nécessairement les plus honnêtement impliqués dans cette affaire, ni les plus représentatifs, ni les plus nombreux, ni les plus bienveillants à l'égard de la Wallonie, ni les plus sérieux, ni vraisemblablement ceux qui seront déterminants.
Amicalement de France.
Nous sommes près de la rupture belge. Mais celle-ci se fera t-elle dans le chaos ou dans un certain consentement mutuel?
Cette question est la raison pour laquelle M. Schreurs et moi-même plaidons pour un divorce (de raison, mais à l'amiable) avec les Flamands.
S'il n'était qestion que de la réunion de la Wallonie à la France, tout serait évidemment plus simple, mais il y a ces fameux "francophones", qui nous empoisonnent l'existence.
Si BHV n'est pas scindé purement et simplement comme le voudraient les Flamands,la future frontière interétatique entre la Flandre et la France ne sera pas claire. Quand il faudra négocier avec la France notre intégration dans la République, celle-ci sera-t-elle d'accord que nous lui exportions également les problèmes linguistiques de Bruxelles et de sa "périphérie" ?
La question est de savoir si l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV) peur être scindé par une loi belge. Le Conseil d'Etat a émis l'avis que la situation actuelle de BHV n'est pas normale et qu'il faut régler la question avant de nouvelles élections législatives en Belgique.
Les partis francophones ne pourraient-ils se satisfaire de l'établissement d'une liaison territoriale entre la Wallonie et Bruxelles en rattachant à la Région bruxelloise la commune de Rhodes-Saint-Genèse ?
En revanche, les six communes "à facilités" seraient reconnues comme faisant partie intégrantes de la Flandre, en y maintenant des facilités pour les francophones pendant une durée à déterminer.
BHV serait alors scindé en deux arrondissements : celui de Bruxelles, bilingue, et celui de Halle-Vilvoorde, unilingue néerlandais.
Pendant une période limitée dans le temps, comme pour les "facilités", les francophones établis dans l'arrondissement "HV" pourraient continuer à ester en justice devant un tribunal francophone.
Quant aux trois candidats-bourgmestres de la périphérie, ils s'engageraient formellement, pour apaiser le gouvernement flamand, à envoyer dorénavant les convocations électorales en néerlandais ; celles-ci ne comportent en général que quelques phrases, que tout le monde comprend.
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