dimanche 6 juillet 2008

Un Parlement fantoche

La presse nous informe que le Parlement wallon se fait tirer l'oreille pour plancher sur l'avenir institutionnel de la Wallonie. Une commission a bien été créée, à l'initiative de M.José Happart et de quelques députés "aventureux" - des socialistes comme M.Van Cauwenberghe et des libéraux comme M.Kubla -mais l'absentéisme y règne et nul ne sait de quoi accouchera cette commission, malgré les efforts du président du Parlement wallon., qu'il convient de souligner.
Le moins qu'on puisse dire est que, dans l'ensemble, les députés wallons ne sont guère enthousiastes et n'ont pas d'imagination quant à l'avenir de la Wallonie. Alors que le parlement flamand est consistant, déterminé, actif ( rappelez-vous les fameuses cinq résolutions qu'il a votées il y près de 10 ans et qui constituent le socle des revendications flamandes en matière institutionnelle ), le parlement wallon est inconsistant, mou, inactif. Il est vrai qu' il est composé, à quelques exceptions près, de repêchés, en tout cas de seconds si pas de troisièmes coûteaux. Qui les connaît ? A part Mme Defraigne, M. Kubla et M. Van Cauwenberghe, qui sont de réelles personnalités...
Et c'est ce parlement fantoche qui, selon le président du RWF, serait le seul qualifié pour convoquer des Etats généraux de Wallonie ? Car c'est bien ce qu'il a dit dans son intervention à la réunion préparatoire à ces Etats généraux, organisée à l'Université de Liège le 20 juin. N'était-ce pas une façon de soutenir la belle initiative de MM. Gheude, Thayse, Ollevier et Melin, comme la corde soutient le pendu ? Car enfin, composé comme il est, avec l'état d'esprit et la mentalité de ses membres, dont beaucoup sont d'ailleurs souvent absents des séances, comment peut on imaginer que le parlement wallon prendrait l'initiative de convoquer des Etats généraux de Wallonie pour discuter des différentes options pour l'avenir de la Wallonie dans "l'après-Belgique" ? Naïveté ou mauvaise foi ?
Il faut espérer que les yeux des militants réunionistes finiront par s'ouvrir sur la volonté réelle de certains dirigeants d'aller de l'avant. Cela aurait déjà dû être le cas quand le président, sous de vains prétextes, s'est opposé à ce que l'on organise à Liège un grand congrès des rattachistes. Nous avions les fonds nécessaires et la logistique pour organiser et réussir cette manifestation au Palais des Congrès,en décembre dernier. Mais rien n'y fit et il n'y eut même pas moyen d'obtenir un vote au Bureau exécutif.
Allons nous devoir vivre encore le même scénario avec les Etats généraux de Wallonie ?
N'hésitez pas à exprimer votre avis, à poster un commentaire. C'est cela la démocratie !

3 commentaires:

Anonyme a dit…

Notre brave Mme Houard nous a rédigé une nouvelle pétition pour sauver la Belgique...Simple copier coller de ce qu'elle a voulu initier il y a un an. "Le Soir" nous informe (en ligne) que notre compatriote a compris que la Belgique n'en a plus pour longtemps, mais ne se rend pas compte, sans doute, qu'une telle action est une perte de temps inutile car les élus du peuple feront des choix clairs au nom du peuple.

Je me marre également, Marie-Claire Houard s'en prendrait aux élus politiques "qui agiraient sans mandat démocratique". J'admire sa prose, et je peux comprendre qu'en Wallonie, le PS soit arrivé au pouvoir lors des denières élections législatives en ayant perdu ces mêmes élections, mais il me semblait que c'était plutôt du côté néerlandophone que les velléités séparatistes étaient les plus importantes. Pourtant, de ce côté là de la frontière linguistique, les personnalités politiques ont été élues par le peuple !

Pour finir, je dirai que "Le Soir" se trompe en informant ses lecteurs que près de 4.000 inscriptions avaient déjà été enregistrées ce dimanche matin pour cette pétition qui, à 11 heures, n'a reçu que 348 signatures et non près de dix fois plus ! Cette brave dame qui fut l'an passé "l'idiot utile" de B-Plus, fera-t-elle de nouveau la bêtise de s'allier contre son gré à l'un ou l'autre mouvement politique ?

L'article en question : http://www.lesoir.be/actualite/begique/nouvelle-petition-en-ligne-2008-07-613666.shtlm

Anonyme a dit…

C'est bien vrai, ce que vous dites à propos du parlement et des députés wallons. Ils n'ont même pas été foutus de construire un bâtiment convenable pour héberger le Parlement wallon. Ils siègent dans une sorte de hangar, un rectangle où les députés se font face comme à Londre, la grandeur et le prestige en moins. Quand vous comparez avec le Parlement flamand, qui se présente comme un véritable hémicicle national, avec un grand lion flamand incrusté dans le sol de marbre. On a bien trouvé le moyen de construire aussi, à Bruxelles, un bel hémicycle pour le parlement de la Communauté française, dont les trois-quart des députés sont des Wallons ! Quelle gabegie, quelle bêtise, il fallait tout concentrer à Namur - ou plutôt à Liège - et y ériger un beau parlement qui aurait eu de la gueule, comme celui de la Flandre. Mais en Wallonie, avec la classe politique lamentable que nous avons, c'est "toudi bon" ! Vivement la réunion à la France, que les Wallons dignes de ce nom puissent siéger à Paris, à l'Assemblée natinale !Ils seront moins nombreux qu'à Namur, mais ce seront les meilleurs.

Anonyme a dit…

C'est François Perin qui disait : "un parti n'est qu'un instrument"."Ce n'est pas quelque chose à quoi il faille s'accrocher, ni qui permet de faire carrière. C'est un instrument pour concrétiser un projet politique".

Ces propos de François Perin ont été rapportés dans "Le Soir" du 14 avril 2007 par un journaliste du "Standaard", historien et écrivain, Marc Reynebeau.

François Perin a milité dans six partis différents, "dont il a porté lui-même environ la moitié sur les fonts-baptismaux".

Dans les années '60, Perin et d'autres fédéralistes nouèrent "de bons contacts avec ceux qui pensaient de la sorte dans les autres régions, d'abord la Volksunie " - dont est issue la N-VA actuelle, Spirit, etc - "plus
tard également le FDF à Bruxelles". Perin reprenait ainsi le dialogue entamé dès 1952 par le père Schreurs et Vander Elst. "C'est l'union des partis régionalistes - RW, Volksunie et FDF - qui permit de réaliser la première réforme de l'Etat", rappelle Marc Reynebeau.

Tout cela pour dire que quand un parti ne remplit plus le rôle pour lequel on l'a fondé ou on y a simplement milité, il ne faut pas s'obstiner et il faut créer autre chose. Ca vaut pour tous les partis, y compris le RWF...

Et pour dire aussi que c'est peut-être par une sorte d'accord entre les séparatistes flamands et les séparatistes wallons - dont les rattachistes, qu'on pourra réaliser la partition de la Belgique...