mercredi 6 août 2008

Le devoir de vacances de BPlus : 0/10 !

Le président de BPlus, M. Gilles Vanden Burre, s'en prend, dans une carte blanche du Soir ,aux constats simplistes et aux raisonnements fallacieux, appuyés par des sondages de toute sorte, des déclarations politiques démagogiques ou des cartes blanches enflammées.
En fait de sondages, il n'en cite qu'un seul, qui lui est manifestement resté en travers de la gorge : celui qui vient de révéler qu'en cas de scission de la Belgique , près de la moitié des Wallons souhaitaient rejoindre la patrie de Molière.
Tout en affirmant que le sérieux de ce sondage n'est pas remis en cause (merçi !), le président B-plusien prétend qu'une information trompeuse s'est répandue comme une traînée de poudre. Les sondeurs auraient omis d'insister sur "les énormes différences" séparant la société belge francophone de ses voisins d'outre-Quiévrain et sur le manque de perspectives de bien-être pour les générations wallonnes futures au sein de l'Hexagone remodelé (Ouf !).
Parce que le bien-être de nos enfants est assuré, sans doute, au sein de la Belgiëque ou de ce qu'il en reste ? Il serait temps que l'on cesse, dans les milieux bruxellois de Bplus, de prendre les Wallons pour des imbéciles ou des ignorants... Suit alors cette phrase rageuse révélatrice du quotient intellectuel et de l'objectivité de M. Vanden Burre : Les politiciens de second rang soutenant cette idée ainsi que les crocodiles nostalgiques du Général de Gaulle composant le RWF ont pu se réjouir mais, sinon, en quoi le débat institutionnel belge en est-il ressorti enrichi ? Question absurde, puisque la solution rattachiste se situe dans "'après-Belgique "et postule non d'enrichir un débat institutionnel voué de toute façon à l'échec, mais d' yettre fin en sortant du cadre belge ! Comprenne qui pourra...
En fait, ce qu'imagine naïvement le président de Bplus, c'est de résoudre, une bonne fois pour toutes, les "querelles linguistiques"...Car, pour M. Vanden Burre comme pour la plupart des Bruxellois, les problèmes communautaires et institutionnels de la Belgique se ramènent à une question linguistique, pour laquelle les Flamands et les francophones se disputent comme des enfants ! Et d'enchaîner péremptoirement : La Belgique fédérale renouvelée (sic) sera le meilleur garant du bien-être de nos enfants, flamands, wallons et bruxellois confondus. Confondu, on le reste effectivement devant un tel simplisme et un tel manque de réalisme.
Mais ce n'est pas tout. Il paraît que tous les pays membres de l'Union européenne observent avec beaucoup d'anxiété l'évolution de la crise belge, le "laboratoire de l'Europe"( On voit d'ici la mine angoissée d'Angéla Merkel et de Nicolas Sarkozy!). Encore un mythe sorti des "laborantins" bruxellois pour se donner de l'importance, comme si la petite Belgique bancale et artificielle pouvait élaborer quoi que ce soit, même laborieusement ! C'est qu'ls sont modestes les belgicains de Bplus ! Leur ambition ? Réussir notre pari multiculturel et servir de phare à l'Europe pour son entrée dans le XXIè siècle... Rastrins !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Dans le même ordre d'idée que votre analyse, cher André, j'ai mis ce matin en ligne un texte superbe de Joseph HENROTTE sur le "mal wallon". Remarquable de pédagogie - j'aurais aimé l'écrire !- et même si je ne partage pas ses propositions, l'analyse qui les précède est un excellent rappel pour tous ceux qui "prennent l'Histoire en marche"...