Tous les courriels publiés dans Le Soir d'aujourd'hui concernent l'avenir de la Belgique, de la Wallonie et de Bruxelles. Les avis diffèrent selon q'il sagit de Wallons ou de Bruxellois, mais tous parlent du rattachisme.
Pour M. Marcel Bolle de Bal, de Linkebeek, les questions posées lors des deux récents sondages - celui sur le rattachement à la France en Wallonie et celui sur le séparatisme en Flandre - ne sont pas politiquement pertinentes. On sait que selon ces sondages, un Wallon sur deux est pour le rattachement et un Flamand sur deux pour l'indépendance. La bonne question à poser aux uns et aux autres, aurait été : Etes vous rattachistes ou indépendantistes si, pour ce faire, vous deviez renoncer à Bruxelles ?, estime M. Bolle de Bal, qui suppose que, dans ce cas, les réponses auraient été différentes.
Le correspondant du Soir n'a sans doute pas tort, encore que pour beaucoup de rattachistes wallons, dont ceux de Liège-France, la réponse aurait été la même. Parce que les problèmes de Bruxelles et de la Wallonie sont très différents et par respect pour les Bruxellois qui ont le droit de déterminer eux même leur avenir. Les Wallons, pas plus que les Flamands, n'ont à le faire pour eux. Ce serait une ingérence inacceptable. De plus, on sait déjà que près d'un Bruxellois sur deux privilégie l'indépendance de Bruxelles en cas d'éclatement de la Belgique; seul un petit quart d'entre eux souhaiterait s'unir à la Wallonie.
Un Liégeois, M. Robert Goffin, passe en revue tous les changements administratifs qu'impliquerait le rattachement à la France : système électoral, système scolaire, système syndical, système judiciaire, signalisation routière, etc. En fait, rien de tout cela ne constitue un réel problème. Ou bien il ne s'agit que de petits changements, ou bien les changements constitueraient une grande amélioration, comme le système scolaire plus performant et le système électoral à deux tours, qui a déjà, chez nous, les faveurs du MR. Lors de la réunion à la France en 1795, les Wallons ont dû franchir un pas bien plus important en passant de l'Ancien régime au système républicain et cela s'est bien passé, en particulier dans notre "département de l'Ourt(h)e". En outre, la Région wallonne, devenue française, pourrait bénéficier d'un statut particulier comme l'Alsace ou la Corse.
Un autre Liégeois, de Chaufontaine, voit dans le "rattachisme" un comportement défaitiste et hallucinant(sic) qui met crûment en lumière l'inexistence d'une nation wallonne. Bien sûr, que la Wallonie ne constitue pas une nation, c'est l'évidence même. Il n'y a pas plus de nation wallonne qu'il n'y a de langue wallonne. A tous points de vue - géographique, culturel, historique, politique même-,la Wallonie est un prolongement de la France. Elle est partie intégrante de la Nation française. Il ne s'agit donc pas de capituler (?) et "d'implorer la protection du grand frère français", mais de retourner dans sa famille!
4 commentaires:
A propos des changements administratifs qu'impliquerait le rattachement à la France, je m'étais amusé il y a quelques temps, à la demande d'un journaliste à en répertorier rapidement quelques-uns.
http://www.claude-thayse.net/pages/A_quels_changements_immediats_serionsnous_confrontes_dans_notre_vie_quotidienne_en_cas_de_reunion_a_la_France__1-428076.html
en vrac ! (5 pages quand même !)
Pour les plus courageux : bonne lecture !
"Capituler" ? Devant qui, devant quoi ? Que ce correspondant du "Soir" apprenne d'abord à s'exprimer correctement en français !
N'oublion pas tout ce que la Wallonie apporterait à la France!Ce n'est pas à sens unique.
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