lundi 11 août 2008

Les sondages ne sont pas des élections ! Mais...

L'intérêt pour le sondage relatif au rattachement de la Wallonie à la France ne faiblit pas, bien au contraire. Il ne se passe pas de jour sans que les résultats nefassent l'objet de commentaires, voire d'un article, dans la presse quotidienne ou hebdomadaire.
Après d'autres magazines, c'est à présent Télépro qui, dans son numéro du 7 août, écrit : Les sondages ne sont pas des élections ! Mais..(...) L'idée de rattacher la Wallonie à la France fait son chemin dans les sondages. Le tabou est-il tombé ?
M. André-Paul Frognier, politologue et professeur à l'UCL , croit devoir préciser d'emblée que le résultat d'un sondage peut fortement varier selon l'énoncé des questions et le choix des réponses. Précision dont, dans le cas dudit sondage, on ne voit pas la pertinence, étant donné que la question était très claire et contenait cette phrase: "en cas de scission de la Belgique". La réflexion : "Les Wallons ne sont pas rattachistes a priori" est soit une lapalissade, soit une remarque de politicien plutôt que de politologue.
M. Frognier ajoute toutefois que deux grandes options se dessinent : la première envisage la création d'une fédération entre la Wallonie et Bruxelles, sorte de mini-Belgique sans les Flamands; la seconde est celle d'un rattachement de la Wallonie (avec ou sans Bruxelles) à la France. Sentencieux, le professeur de Louvain-la-Neuve ajoute : Nous observons la montée de ce phénomène rattachiste avec attention. Il y a plusieurs décennies, le fait de parler de fédéralisme était aussi tabou. Cela était même considéré comme incivique par certains.
Et l'indépendance de la Wallonie sans les Bruxellois ni les Français ? Elle a moins la cote, répond le politologue : Les Wallons sont davantage favorables à une association avec une autre entité. Ils demandent de la valeur ajoutée. Il rappelle d'autre part que 60% des Français sont prêts à accuillir les Wallons, chiffre qui monte à 64% dans la Région Nord-Pas-de-Calais .(Et toc pour le mauvais "citoyen français" auquel Le Soir d'hier avait ouvert ses colonnes !)
L'auteur de l'article et de l'interview, M. Rodolphe Masuy, évoque alors "le syndrome de la femme battue" dans le chef des Wallons .Ils se prennent des coups, mais ils reviennent toujours au foyer Belgique, analyse un militant rattachiste, Joël Bouffioux, ingénieur de 35 ans qui a été tête de liste à Charleroi et dans le Hainaut pour la liste "Wallon". Pour lui," l'indépendance de la Wallonie est la première étape avant le rattachement à la France". Quant à Bruxelles, "c'est aux Bruxellois et à eux seuls , de choisir leur avenir".

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Au moment où les Wallons se demandent avec crainte si leur seule voie de salut, face à un impérialisme flamand de plus en plus actif, n'est pas le rattachement à la France, beaucoup ont une appréhension face à ce pays de plus de 66.000 millions d'habitants. Les petits Wallons vont-ils perdre leur âme dans une fusion qui modifiera profondément leur manière de penser et de vivre?

Simplement parce qu'actuellement, il n'ont encore connaissance de cette merveilleuse mosaïque de pays différents de traditions, de cultures et de langues régionales que par de brefs séjours dans ce pays «étranger» où ils passent en touriste indifférent ou en homme d'affaires pressé.

Par le drame des frontières artificielles créées au cours des siècles, ils se sentent étrangers à la personnalité des citadins et des villageois qu'ils y rencontrent, alors que ce sont des frères qui les reçoivent. Tous unis par la merveilleuse langue française qui constitue un lien indissoluble, mais tous différents par le terroir d'où ils sont issus.

Ces terroirs, petites parcelles de département ou de province, sont autant de pays merveilleux où l'authenticité se marie à l'originalité.

Qui oserait comparer un Breton à un Basque, un Provençal à un Lorrain, un Picard à un Occitan? Leurs racines y sont tellement ancrées que, même à Paris, les Corses rêvent de leur île et les Savoyards de leurs montagnes.

La France, c'est donc une myriade de petites patries, mais profondément unies par la République et ses valeurs de liberté, égalité et fraternité.

Bien sûr, je sais que la perfection n'est pas de ce monde au niveau social ou politique, mais au moins le ciment linguistique et la philosophie directement issue du Siècle des Lumières permettent le dialogue.

Albert Camus a eu raison de dire: "Ma patrie, c'est la langue française" et Andrée Maillet, auteur des "Montréalais", paru chez Michel Lévy a oser l'affirmer par ces mots " La langue c'est notre vraie race ; notre vraie patrie."

La Wallonie pourrait donc, sans effort et sans perte d'identité, rejoindre la nation française et prendre place en son sein au même titre que les autres régions qui la composent déjà.

Alors que l'union de l'Europe que l'on nous concocte rappelle furieusement l'épisode de la Tour de Babel, la France, elle, se révèle rassembleuse pour nous, Français d'outre-Quiévrain.

La Belgique, c'est le mariage forcé entre la latinité et la germanité, entre des aspirations et des manières de penser totalement étrangères. Cela ne peut conduire qu'au conflit permanent, à moins de plier l'échine et d'accepter, sinon l'assimilation, au moins la colonisation d'une ethnie que son pouvoir électoral rend toute puissante et dominatrice.

Les événements récents de Serbie ou de Géorgie démontrent que l'exaspération des peuples peut mener à une haine destructrice. Nous n'en sommes pas là en Belgique, mais il serait temps de vaincre notre résistance au changement et d'opter délibérément vers la seule solution logique, le retour à la France!