vendredi 1 août 2008

Quand trois crocodiles accouchent d'une souris...

Les crocodiles - vous l'avez compris - ce sont les trois "sages" chargés par le roi de, de...on ne sait pas exactement de quoi... Ce n'est pas nous qui les affublons de ce nom mais la presse et en particulier La Libre Belgique de ce 1er août. En France, on dirait plutôt les "dynosaures". Mais le chevalier François-Xavier de Donnea de Hamoir ny trouve rien à redire : un crocodile, ça peut donner de méchants coups de queue.Et son comparse, Raymond Langendries, ajoute : On a la peau dure et on vit très vieux !
Les trois crocodiles ont donc remis leur rapport au roi. Les appréciations ne sont guère flatteuses. Bilan des médiateurs : exactement zéro, estime Pierre Bouillon, l'éditorialiste du Soir; du vent, c'est ridicule, ironise un parlementaire de la V-VA; un zéro pointé, pour la Liste De Decker; on n'a pas avancé d'un millimètre, dit la présidente du SP.A (les socialistes flamands), Caroline Genez; décevant, déclare Marianne Thyssen, la présidente du CD&V; ils accouchent d'une souris, titre Le Soir, après avoir lancé, à la "Une" : Avis de tempête pour septembre !
Quant aux Ecolos, spécialisés dans l'art de parler pour ne rien dire, ils affirment péremptoirement, par la voix de Jean-Michel Javaux : les conditions posées par le cartel CD&V - N-VA sont "insupportables".
Quelles sont ces conditions, au nombre de sept ? Mme Thysen et M. Bart De Wever viennent de les rappeler. En résumé :1)une structure confédérale dont les entités fédérées doivent être le centre de gravité;2) un dialogue de communauté à communauté; 3)l'implication dans ce dialogue du gouvernement fédéral et des parlements, plus la Région bruxelloise et la Communauté germanophone quand il s'agit de compétences qui les concernent;4) l'accord obtenu doit être transposé dans la Constitution et les lois fédérales; 5)un agenda ouvert;6) respect des principes de respect mutuel, d'intégrité territoriale, de solidarité et de responsabilisation; 7) poursuite des négociations pour la scission de BHV.
Consulté par La Libre Belgique, le politologue uelbiste belgicain Pascal Delwit ne nous a pas appris grand'chose. Voici quelques morceaux choisis : il y aura bel et bien une grande réforme de l'Etat; la psychologie s'invite aussi dans la science politique; on se rapproche quand même de plus en plus de l'idée d'un Etat confédéral et on est loin, très loin de sortir de l'auberge...Non, non, l'histoire est loin d'être terminée.
Mais laissons le meilleur pour la fin. Les trois médiateurs "non-néerlandophones" ont eu ces perles, pour définir leur mission: Il ne nous reste qu'à trancher le noeud du problème(un détail, quoi); nous voulons faire partir le bateau de la réforme de l'Etat. Le faire partir où, ce bateau "Belgique"qui prend eau de toute part ? Dans le triangle des Bermudes , où il se perdrait corps et âme ? Pourquoi pas ? Mais il n'y arriverait jamais, car il deviendrait rapidement le radeau de la Méduse, ou en tout cas le "bâteau ivre", d'autant que Le Soir l'a annoncé : on prévoit de grosses tempêtes en septembre...

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Bart De Wever a déclaré:

"Je pense qu'il n'y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s'adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs. On ne leur dit pas: 'Vous êtes nombreux, donc l'arabe va devenir une langue officielle. C'est dingue", a déclaré Bart De Wever sur les ondes de la chaîne publique, où il répondait à des questions d'auditeurs.

"Nulle part dans le monde on accepte cette logique", a-t-il poursuivi, réfutant être un "homme intolérant". "Tout le monde est le bienvenu en Flandre. On peut continuer à y parler français. Tout ce qu'on demande, c'est que la langue de gestion soit le néerlandais", a encore dit le président de la NV-A, en exhortant à "arrêter le colonialisme" de Bruxelles vers la Flandre.

Peut-on lui donner tort ? Va-t-on bientôt considérer que l'arabe est une langue officielle en Wallonie parce que ses locuteurs y sont de plus en plus nombreux en Wallonie ?

Non, me direz-vous.

Pourtant, si j'en crois notre Demotte international, ce serait plutôt oui. Il veut donner des subsides aux communes wallonnes où les employés communaux échangent avec leurs administrés dans d'autres langues que le français.

Que la Wallonie sera belle lorsque nous aurons viré tous ces politiciens qui trahissent notre peuple !

A. Schreurs a dit…

Je suis tout-à-fait d'accord avec vous et avec M.Bart De Wever sur ce point.
Malheureusement, certains de nos bons amis ne sont pas de notre avis. Espérons qu'ils finissent par comprendre où est le véritable intérêt des Wallons.

A. Schreurs a dit…

Je voudrais ajouter, avec tout le respect pour ceux qui pensent différemmant, que ce concept de "minorité francophone" en Flandre date de la Belgisue unitaire, à une époque où le Mouvement wallon n'avait pas encore fait sa mutation vers le fédéralisme. Au début du siècle passé, le combat wallon et le combat francophone se confondaient.
C'est surtout avec Jules Destrée que les choses ont changé et c'est le Congrès wallon de 1945 qui a banni ces notions périmées de "minorités linguistiques", en revendiquant l'unilinguisme total de la Wallonie et de la Flandre. Plus question, donc, de reconnaître la moindre "minorité" de part et d'autre de la frontière linguistique, préfigurant déjà à ce moment, pour le Mouvement wallon comme pour le Mouvement flamand, une frontière d'Etat.
Le plus curieux est que ce vieux concept belgicain soit à nouveau défendu actuellement par certains rattachistes, avec lesquels il est impossible de discuter.Dès qu'on aborde la question, ce sont des réactions violentes, passionnées. Je n'ai jamais compris pourquoi.

Anonyme a dit…

Ce n’est même pas d’une souris que les trois crocodiles ont accouché mais du zéro absolu ! « Pas la moindre avancée ni sur le plan de la procédure ni sur celui du timing ni sur celui du contenu », déclare M. Eric van Rompuy. C’est un bide ! Une fausse-couche enrobée de verbiage et de néologisme : ils proposent « un dialogue interinstitutionnel ». Entendez-vous cela ? Je pense qu’ils ont du parlé la bouche pleine.
Le cartel CD&V/ NVA apprécie et tous les autres partis flamands aussi d’ailleurs. Mme Caroline Gennez, Présidente du SP.A, déclare que « l’on a pas avancé d’un pouce dans la discussion communautaire » et que « si le cartel ne tire pas la prise (maintenant), c’est uniquement par peur d’affronter l’électeur ». Pour le CD&V, ok, je comprends mais pour la NVA …?!! Cette formation nationaliste nous apprend qu’elle tiendra son congrès seulement le 21 septembre (sic Le Soir). Il faudrait que quelqu’un m’explique pour quelle(s) raison(s) technique(s), la NVA ne décide pas de claquer la porte du gouvernement maintenant et de plonger ainsi le « pays » dans une crise politique qui au moins aurait de la gueule : une chute du gouvernement en pleines vacances, ce ne serait pas mal, non ! Est-ce par peur de rompre le cartel ou à cause de l’absence de nombreux parlementaires et ministres due aux vacances ? En tout cas il fera chaud en septembre : crise politique, grandes manifestation sociale. Tout va très bien Madame la Marquise … Allez, bonnes vacances.

Anonyme a dit…
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