dimanche 3 août 2008

Que la Belgique prenne la direction du cimetière...

L'expression n'est pas de nous, mais de Pierre Bouillon, l'éditorialiste du Soir de ce week-end. Il ne dit pas que c'est certain, mais que, dans tous les cas de figure, cà se peut bien.

C'est la conclusion à laquelle il arrive en ayant passé en revue, précisément, ces cas de figure : négociations à deux ou à trois ? Redémarrage du débat institutionel en octobre au mieux ? Nouvel ultimatum ou non de la N-VA ? Passera-t-on l'hiver à continuer à "négocier" ? Et peut-être même un bout du printemps ? A un jet de pierre du scrutin régional de 2009 ? Bref : tirer l'affaire en longueur jusqu'aux régionales et réformer l'Etat ensuite , ou, comme certains le suggèrent au PS, retarder les élections d'un an, voire deux ?
On le voit, les hypothèses ne manquent pas, sauf...celle d'une rapide implosion de la Belgique. Cela dépendra de la volonté et du choix des partis politiques flamands, puisque ce sont eux, et non les partis francophones, qui peuvent hâter la confédéralisation, voire la scission de la Belgique, permettant enfin à la Wallonie de se réunir à la France. Souhaitons donc qu'ils tiennent bon !
Quant au cimetière, Pierre Bouillon déduit de toutes ces considérations, que la Belgique n'y va pas en courant. Forcément, comment voulez-vous qu'une moribonde coure dans une marche funèbre ? C'est ce qui fait dire à l'éditorialiste - qui aime décidément les mataphores, mais change tout le temps d'avis -qu'il n'y a pas le feu au lac.

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