jeudi 14 janvier 2010

Encore un communiqué de l'agence Wallonia :

La surprise-partie du président-à-vie du Rassemblement des Wallons Farceurs aura lieu, comme prévu, le samedi 30 janvier 2010. Elle se tiendra, de 13 h30 à 16h, en la salle "Beau Mirage", 1, quai de Meuse, à Dinant-Anseremme. En voici le programme :
13h30 : début des votes pour l'élection anti-statutaire d'une nouvelle équipe dirigeante. Pour voter, il est inutile de vous munir de la présente invitation et de votre carte de membre 2009 ou 2010 (désaffiliation possible sur place). Les cartes d'identité , exigées à l'entrée, suffiront.

Les candidats désignés par le Bureau Exécutoire du Président-à-vie sont :
- Co-présidents :  Roland Borgnet et Pierre-Henry Gendemal;
- Secrétaire Génial : Philibert Vanderschueren;
- Vice-Présidents : Jeannine Rolsroysbeck, Nathalie Surmesure, Lily Jetaime, Philogène Lenoir;
- Chargé de missions spéciales et garde du corps du co-président-à-vie : Jean-Pol Le Hardy;
- Simple membre du Bureau: Bernard t'Serclaes.
Afin d'éviter toute surprise au cours de la surprise-partie, les votes auront lieu uniquement à main levée, à l'instar des votations helvétiques, pour d'évidentes raisons d'éthique. De même, les candidats ne pourront se présenter qu'après les votes.
14h30 : intervention de  délégués des trois arrondissements encore existants, proclamation des résultats et distribution des prix;
15h15 : voeux des co-Présidents et du Secrétaitre Génial. Réaffirmation solemnelle du programme fantaisiste du Rassemblement des Wallons Farceurs, Wallonie et Bruxelles grandes régions de France. Propositions de nouvelles règles à calculer pour le disfonctionnement du parti. Perspectives apolitiques à l'approche de nouvelles prédilections législatives;
16h ; Clôture de la surprise-partie, chants divers : Bia bouquet - en l'honneur du simple membre du Bureau Exécutoire et du résultat électoral exceptionnel de l'arrondissement de Namur en 2009 - et Ce n'est qu'un au-revoir- à  l'intention des nombreuses  personnes absentes. Avant de se séparer, dernier verre de l'inimitié personnelle.

P.S.(?) Les membres de l'arrondissement de Liège, dont le Bureau démocratiquement élu a été destitué pour des raisons de haute sécurité, sont particulièrement priés de ne pas se présenter à la surprise-partie. Ils ont d'ailleurs tous été exclus pour manque de fidélité au Président-à-vie.

Un sorteur bénévole sera à l'entrée de la salle  du "Beau Mirage" (notre  fidèle et loyal serviteur René G. Potiron) pour les sortir avant qu'ils n'entrent. Par contre, il n'y aura pas d'aboyeur pour annoncer les invités, les deux fonctions ne pouvant, selon les statuts suspendus,  être assurées par la même personne, quelles que soient ses qualités évidentes pour l'une comme pour l'autre et sa fidélité à toute épreuve.

Pierre-Henry Gendemal,  
Président-à-vie-provisoire
Roland Borgnet,
Secrétaire génial                                                              

Itinéraire : Pour se rendre définitivement et faire acte de soumission définitive aux nouveaux co-présidents-à-vie, prendre la sortie 20 "Achène" sur l'autoroute E411 Bruxelles-Namur-Arlon et suivre la "Nationale" 97 jusqu'à Anseremme. Un fléchage est prévu jusqu'aux pieds des co-présidents. Les membres qui préfèrent être plus facilement menés en bateau peuvent gagner Anseremme en remontant la Meuse. Des navettes fluviales sont prévues au départ de Namur, mais aucun retour n'est assuré.

C'était un communiqué de l'agence Wallonia.

41 commentaires:

El viajero a dit…

Bien dit!

Pierre a dit…

Et si vous sortiez un peu du bac à sable ???

Que PHG et son RWF fasse des conneries, nous sommes bien d'accord. Qu'il ne soit plus crédible dans sa façon de défendre les idées réunionistes: encore d'accord.
Mais est-il besoin de relancer une provocation toutes les 24h de manière puérile (j'assume ce mot !)? Ces polémiques sont stériles , contre-productives et font bien rire les belgicains qui vous lisent.
S'il vous plaît !!!

Bien à vous.

Georges Lambert a dit…

L'humour n'a rien de puéril; c'est une arme redoutable quand on sait s'en servir. L'équipe dirigeante du RWF refusant systématiquement tout débat démocratique, toute remise en cause de quoi que ce soit, c'est le seul moyen de l'éliminer de la scène politique.
Quelle importance si cela fait rire les belgicains? Ils sont de toute façon contre nous. Ce n'est qu'en cas d'éclatement de la Belgique que les Wallons se tourneront vers la France. Comme l'explique fort bien André Schreurs, ils ont été "rebelgifiés" par la Communauté française, l'enseignement, la RTBF, etc.
Il a aussi raison de dire que les séparatistes flamands travaillent pour nous. C'est notre seul espoir de voir bouger les choses. Par conséquent, les soubresauts du RWF n'ont aucune importance. Il faut faire table rase, remettre tout à plat et reconstruire autrechose. Mais avant cela, il faut d'abord réduire le RWF en cendres. Il ne s'agit plus d'une polémique, vaine en effet, mais d'une entreprise de démolition.

Anne Dopchie a dit…

Le plus grand démolisseur du RWF, c'est Monsieur Paul-Henry Gendebien lui-même. On dit de lui qu'il a l'habitude de détruire d'une main ce qu'il construit de l'autre. C'est ce qu'il a fait avec le Rassemblement Wallon, m'a expliqué mon père.

Vincent Bodart a dit…

Si je comprends bien, d'après l'ordre des travaux fixé, on présentera les candisats quand ils auront été élus...

Claire Molinghen a dit…

L'humour détend l'atmosphère de ce mauvais polar.. et peut agir différemment, surtout lorsqu'il est de bon niveau. Il me fait en tout cas bien rire !

Lisant vos commentaires depuis un certain temps, je sais de quoi vous et d'autres parlent. Ayant été secrétaire de l'arrond. de Charleroi, élue (statutairement!)
par 2 ou 3 fois avant le congrès de 2006 avant lequel j'avais osé dire que je trouvais normal que d'autres candidatures que PHG se proposent et viennent nous présenter leurs intentions, je peux vous dire que PHG a su y faire pour m'éliminer (j'aurais pu influencer les autres membres de notre bureau..)!

Merci pour tous vos commentaires historiques et politiques qui, en complément d'autres, ouvrent à la réflexion profonde. L'évolution de la pensée politique n'est que le bon signe d'un esprit ouvert et sans emprise, le contraire en est l'endoctrinement et l'enfermement.

Méfions-nous des convictions inébranlables et de la pensée unique, elles participent des stigmates des sectes.

Si nous nous intéressons vraiment au sort de la Wallonie, faisons l'effort de nous informer tout azimut, d'ouvrir les yeux et nos écoutilles à tout ce qui se passe et se dit, surtout par nos concitoyens, et tirons-en la bonne marche à suivre pour les emmener vers ce que nous préconisons comme solution.

Osons être libres dans notre tête et dans notre comportement !

Anonyme a dit…

Très bon, les quatre gonzesses (dont deux blondes !) désignées aux vice-présidences...

Pierre a dit…

@ madame Lambert

Non l'humour n'a rien de puéril en effet et n'a jamais tué personne.

Encore faut-il qu'on puisse le manier à bon escient.
Je parlais très précisément de provocation (puérile) et je ne vois vraiment pas pourquoi il est besoin d'envenimer un débat déjà pourri.

Je parlais aussi de "bac à sable".
Je t'ai pris ton rateau vert car tu m'as volé ma pelle. Ca ne vole pas beaucoup plus haut.

Georges Lambert a dit…

@ Pierre :

Pourquoi l'envenimer? Pour qu'il soit encore plus pourri! Mais de quel débat parlez-vous ? Il n'y en a pas : seulement des arguments et de l'humour d'un côté, des jérémiades et des sottises de l'autre.

El viajero a dit…

@Pierre et à propos du bac à sable: comment n'êtes-vous pas gênés de cette mascarde d'élections? Les listes uniques et gagnées d'avance sentent très fortement des relents d'avant la deuxième guerre mondiale. A votre place, j'aurais honte, vraiment honte!

Un écoeuré a dit…

Si vous êtes en dehors du RWF, fermez la et occupez vous de vos réunions stériles.
Le RWF s'est sauvé pour éviter une castagne si les ex opposants n'avaient pas réussi leur coup.
L'humour içi présent n'en est pas !
Le RWF est démocrate et s'est défendu d'une explosion par le départ en fanfare devant la presse des opposants battus !
Si on ne comprend pas ça, on arrête de faire de la politique.
Le RWF est sauvé , sa doctrine d'union avec la France et ses régions est sauvée (vous ne savez pas que la France n'est plus jacobine, pue t'elle à ce point que vous vous déclarez plus wallons et moins français, que vous voulez un statut tellement particulier que la wallonie ne s'en remettra jamais ?).
Alors, foutez la paix au RWF, faites votre propre idéologie. L'amertume de la défaite, vous qui croyiez avoir gagné d'avance, vous rend insignifiants, destructeurs comme vous en aviez de toute façon l'intention par la déliquescence d'un nouveau programme mortel pour la wallonie.
Vous croyez séduire les wallons par un futur statut hybride ou on garde un pied dans le cambouis pendant que l'autre essaye d'attraper le rebord de la fosse ?
Un programme clair, osé, généreux, c'est celui du RWF. Plus tard, quand le pays explosera, on avisera, mais c'est déjà tout vu selon moi puisque la France régionalisée n'a pas besoin de théorie hybride à la "Lenain".
Je le répète, votre énergie, dommage que vous ne l'employez pas positivement pour la cause, que vous ne l'avez pas assez employée dans le passé.
Salut et fraternité mes frères et arrêtez cette lutte immonde.

Pierre a dit…

Mais JE SUIS GENE.

Quant au mot "honte", réfléchissez un peu avant d'en user.

Je regrette même quelque part d'avoir voté pour ce simulacre de parti démocratique.
Mais je ne vois pas en quoi les articles produits ici par l'agence Wallonia (sic) font avancer un tant soit peu le débat qui mériterait mieux que ces querelles de bas étage.
Sauf à assouvir la "vengeance" ou la moquerie.
Ce qui vous en conviendrez ne fait guère l'affaire de la cause que vous et moi nous défendons.

Mais bon, si ça vous fait plaisir... continuez à prendre ce plaisir que je considère déplacé.

Ceci sera ma dernière intervention à ce sujet.

Julien Senny a dit…

La première chose à faire, si on est écoeuré mais démocrate et courageux, est de s'identifier. Je constate qu'il y en a très peu parmi les défenseurs du parti de Mr Gendebien. La plupart se réfugient sous l'anomymat. C'est précisément parce que tout débat était impossible dans ce parti que c'est constitué un groupe de rénovateurs.
Liège-France est précisément un site de débats, mais malheureusement, beaucoup de commentateurs n'avancent pas d'arguments, ne raisonnent pas et s'imaginent que certains agissent par rancoeur, vengeance ou Dieu sait quoi. Et forcément, ils n'ont aucun humour.
Quant au risque de castagne, il n'y en aurait pas si ce parti fonctionnait de façon normale et démocratique. Les bagarres et les coups, cela n'existe que dans les partis fascistes, ce qu'est devenu le rwf. Il faut donc le combattre dans l'intérêt de notre cause, qu'il a dénaturée, et l'humour est de loin préférable à la castagne qui est un procédé de voyous.

Claire Molinghen a dit…

Mais on n'a pas besoin de votre prose vulgaire, Mr l'anonyme.., et on voudrait des phrases bien tournées et qui veulent dire quelque chose. Votre doctrine est décidément bien brouillonne !

Si les propositions (et pas impositions) de Me LENAIN vous sont tellement insignifiantes, pourquoi en parlez-vous autant ?

Vous êtes un novice dans ce parti et vous n'avez encore rien vu ni entendu.. et il faut dire que vous répétez malheureusement bien (pour vous) vos leçons.

"Fraternité et frères" n'est-il pas un pléonasme et en plus vous nous l'imposez. Cela fait-il aussi partie de la doctrine de votre parti ou des instructions à suivre ?

C'est vous qui vous fatiguez en écrits stériles. Gardez vos forces pour le congrès de dupes.

Sur une vidéo prise lors du dernier congrès de votre parti (cfr leur site) on peut entendre à la fin de la lecture d'un discours :

Vive le RWF,
Vive son président,
Vive la France,
Vive la République...

N'y manque-t-il pas l'acclamation principale.., fondamentale.., à cette région qui est sensée nous rassembler ? C'est grave !

Il y en a qui sont décidément bien sourds !

Eric Basso a dit…

Le président de la République a précisé que la France sera aux côtés des Haïtiens, si cruellement frappés par la catastrophe de Port-au-Prince. Comme les guerres picrocholines que certains réunionistes entretiennent à l'envi sont dérisoires, comparées à une telle tragédie !
J'ai cru un bref moment que les soi-disant rénovateurs auraient des arguments nouveaux à faire valoir. Je constate qu'il n'en est rien. Par exemple, Liège-France ne propose rien, si ce n'est de se gausser du RWF et de son président. Vaste programme, comme eût dit le général de Gaulle !
Certes, de temps à autre, nous avons droit aux sempiternels rabâchages sur les différences entre Bruxelles et la Wallonie. Chacun sait que la question de Bruxelles est complexe, mais j'estime que personne n'est habilité à décréter que les Bruxellois choisiront telle ou telle option. Du reste, l'idéologie belge fait des ravages aussi bien en Wallonie qu'à Bruxelles, et à Liège comme partout ailleurs.
Liège-France n'explique pas en quoi la France peut être attrayante. Les soi-disant rénovateurs, quand ils ne se complaisent pas dans le ressentiment, se préoccupent de savoir comment les Wallons resteront belges dans la République française. Curieuse vision du réunionisme : devenir des citoyens français, mais à condition de conserver tous les avantages supposés de la belgitude ! Personne ne sera dupe.
J'ai décidé de ne pas soutenir celles et ceux qui se disent rénovateurs et qui étalent leur rancoeurs. Je suis du côté de la France, mon camp est celui de la République française, et mon objectif est d'expliquer aux Wallons et aux Bruxellois que la France n'est pas seulement une terre de vacances, qu'il y fait bon vivre et que le réunionisme est une noble cause. J'ajoute que le réunionisme n'est ni de gauche, ni de droite, et que nous pouvons dès lors, dans un esprit républicain, inviter à nos congrès à la fois MM. Myard et Chevènement (ou Autexier), ainsi que le maire de Givet. On se souviendra aussi que le plus jeune maire de France avait été invité au congrès de mai, mais qu'il a décliné l'invitation; socialiste, il avait, paraît-il, subi des pressions...

El viajero a dit…

@Julien Senny: Vous avez raison, le RWF n'est pas un parti démocratique. Le Bureau exécutif n'est qu'un organisme d'entérinement des décisions prises par le soi-disant "restreint" inexistant statutairement et ne faisant que suivre les consignes données par PHG. Le principe en est le respect de la discipline. Autrement dit, il ne sert à rien. Toute tentative de débat démocratique est systématiquement rejetée d'une manière ou d'une autre souvent sous la houlette véhémente de Madame Gendemal! Yves Pierlot

Jean Petit a dit…

Qui est Madame Gendemal ?

El viajero a dit…

@ Jean Petit: Madame Gendemal est l'épouse de PHG, catapulctée au BE on ne sait trop comment! Yves Pierlot.

Jean-Sébastien Jamart a dit…

@Eric Basso :

Les rénovateurs ont proposé beaucoup de choses qui n’ont pas pu être discutées et ont été rejetées sans examen:

1) fonctionnement du parti dans le respect des statuts (Qui a dit : Les statuts, on en fait ce que l’on veut ! ? Réponse : Gendebien, Bureau exécutif du 21/11)
2) prise de décision démocratique après débat réel et ouvert aux membres, et non aux seuls membres du Bureau exécutif (dont la plupart depuis 2006 ont été nommé par Gendebien, sans vote de la base). Exemples : participation refusée aux Etats généraux de Wallonie par décret du BE; refus de répondre à la lettre de Jacques Lenain
3) étude des résultats des élections et travail de réflexion pour améliorer le message du parti à l’extérieur
4) étude du « comment deviendrons-nous Français ? », avec explication précise pour chaque situation des Wallons des changements pour eux si on devient Français (qui paie la pension?, qui s’occupera des soins de santé?, quel statut des mariages homosexuels en France conclus en Wallonie et à Bruxelles?, quid du droit de vote des étrangers?)
5) étude des différentes étapes possibles vers la France : article 72, 73 ou 74 de la Constitution (et rejet de l’article 88 ou non ? Note : les partisans de Gendebien n’avaient que l’article 88 à la bouche, alors que cet article ne vaut que pour un Etat wallon indépendant associé à la France)
6) rédaction d’un programme socio-économique propre à la Wallonie et idem pour Bruxelles
7) autonomie de la section bruxelloise RBF qui doit pouvoir rédiger son programme, ses tracts et se présenter sous le logo RBF (comment faire voter des bruxellois pour un parti qui ne parle que de la Wallonie avec le logo RWF ?)
8) travail en bonne entente avec les autres rattachistes : Etats généraux de Wallonie de Jules Gheude (centre d’études du parti) et la revue Wallonie-France créée en 1994 et qui devrait remplacer le Trait-d’Union (la parution de la revue du RWF est trop aléatoire: les membres paient 20 euros par an et ont droit à recevoir une revue de parti au moins tous les 3 mois - la revue Wallonie-France en est à son numéro 88 depuis 1994 ! et parait exactement tous les deux mois...pas comme le Trait-d'Union...).
9) communication ouverte sur les côtés positifs de la Wallonie et Bruxelles et arrêt de la communication poujadiste et trop anti-flamande du site officiel (comment passer pour des non-racistes si on critique le Flamand à tout va et comment convaincre les Français qui lisent le site si on ne dit que du mal de la Wallonie et Bruxelles)
10) organisation de rencontres avec les milieux universitaires et syndicaux sur base des propositions socio-économiques concrètes et chiffrées du parti

Eric Basso a dit…

M. Jamart, les questions de savoir comment nous allons devenir des citoyens français et par le biais de quelles étapes me paraissent ouvertes à l'infini. Chacune de celles que vous évoquez plus haut en suscite d'autres; il n'est pas un domaine d'activité, pas une profession, pas une facette du droit, de l'économie et du social qui ne mérite un examen approfondi : il nous faudrait mobiliser des spécialistes multidisciplinaires acquis à notre cause et désireux de la faire progresser, organiser des colloques, groupes et ateliers de travail, etc., pour tenter de fournir des réponses adéquates. Nous n'en avons pas les moyens; plus précisément, les électeurs wallons et bruxellois refusent de nous en donner les moyens. Pour leur part, les parlementaires et ministres régionaux ou communautaires se gardent bien de nous soutenir activement. Quand et comment des personnalités comme MM. Collignon et Eerdekens nous ont-elles apporté un concours décisif, ne se limitant pas à quelques allocutions ou encouragements discrets ? Quand les syndicats ont-ils manifesté la moindre intention de s'interroger sur l'après-Belgique ? (André Renard, revenez !) Nous sommes marginalisés par ceux-là mêmes que nous défendons, à savoir les Wallons et les Bruxellois : c'est tout notre drame.
Le doute méthodique, la table rase, le cartésianisme appliqué sont d'un grand intérêt dans des cercles d'études, mais un parti réunioniste ne peut se le permettre. Au demeurant, nous sommes condamnés à vaticiner, à nous fonder sur des conjectures, à tirer des plans sur la comète. Nous ne savons rien des conditions dans lesquelles la réunion à la France se fera, ni des dispositions dans lesquelles seront le président de la République, son gouvernement, l'Assemblée nationale, le Sénat, les Corps constitués, mais aussi le peuple de France, au moment décisif. Et que dire de nos représentants, si timorés d'habitude, et d'une Wallonie que la séparation traumatisera nécessairement ? Enfin, comment ignorer que des impondérables viendront bouleverser les projets les plus savamment élaborés ?
Le "cogito ergo sum" réunioniste est enrichissant, mais comme on le voit, il donne lieu à des controverses sans fin, notamment au sujet de Bruxelles et du fameux "statut particulier" de nos Régions au sein de la République.
Je souhaiterais, comme vous, aller très loin dans la prospective, mais sans soutien populaire réel, je crains que nous ne soyons condamnés à des débats confidentiels, entre initiés.
Dès lors, je ne crois pas que la destruction du RWF puisse apporter quoi que ce soit à notre Cause, et je n'accepte pas que certains continuent à vider leur carquois sur ses militants et sympathisants. Je ne suis pas non enclin à tenir pour "absurde" (qualificatif que M. Lenain affectionne) ce que j'ai défendu jusqu'ici. Que chacun choisisse sa voie et fasse en sorte de rendre la France attrayante aux yeux des Wallons et des Bruxellois, dans la mesure de ses possibilités.

Jean-Sébastien Jamart a dit…

Je crois qu'un parti réunioniste fut en fait une erreur. Comme vous dites, les voix des politiques soutenant le rattachisme sont rares. Surtout... depuis la création du RWF. Des personnes comme Eerdekens, Collignon, Defraigne, Ducarme, Maingain, Bacquelaine et même Reynders (cf. conférence-débat de février 1995 à Liège) ont mis "leur" rattachisme beaucoup plus en sourdine depuis l'existence d'un parti politique rattachiste, à cause du RWF en fait... Un parti monothématique comme le RWF avec un Président à vie aigri et peu enclin à attirer la sympathie des jeunes Wallons nous a fermé les portes de la presse, des milieux syndicaux, des universités, des élus des autres partis. Le Mouvement rattachiste avait plus d'audience il y a 10 ans dans les milieux des décideurs. Ce que je dis vaut pour la Wallonie comme pour la France. Imagine-t-on en 2010 le Président de l'Assemblée nationale recevoir Gendebien dans ses bureaux, le Président Sarkozy recevoir Gendebien à l'Elysée ? Non, bien sûr. Or il y a 13 ans, les rattachistes étaient reçus au Palais Bourbon et au Palais de l'Elysée...

D'où l'option que je défends : un mouvement wallon-bruxellois francophile de réflexion, d'études et de diffusion de nos idées, ouvert à tous les partis (y compris le RWF), à tous les milieux. Un mouvement qui publie des études, qui organise des conférences, au lieu de "perdre son temps et son argent" à coller des affiches (qui seront surcollées dans l'heure) ou à faire distribuer un tract de mauvaise facture (perdu au milieu de publicités commerciales pour le Lidl ou l'Aldi et jetées au recyclage cartons-papiers deux jours après). Le rattachisme mérite mieux que cela.

Eric Basso a dit…

Eh bien, M. Jamart, créez donc votre Mouvement de réflexion, si cela vous chante ! Si les partis traditionnels, les syndicats, les chefs d'entreprise, les enseignants, les étudiants, daignent contribuer à son succès et ne pas le considérer comme négligeable, si grâce à vos études et à vos colloques, agrémentés d'une réception à l'Assemblée nationale - ou à l'Elysée, qui sait ? - notre Cause progresse sur le terrain, vous aurez gagné votre pari.
Vous me permettrez néanmoins d'en douter. Les Wallons étant ce qu'ils sont, je ne sais qui pourrait les réveiller définitivement, éviter qu'ils ne se rendorment après chaque tempête communautaire. Mais où ai-je la tête ?! Si, bien sûr, je sais qui peut les secouer ! Les Flamands, pardi ! C'est la Flandre qui décidera du sort de la Belgique. Elle fixe l'agenda communautaire pendant que les gens de Wallonie s'occupent des "vrais problèmes".
Il est de bon ton d'accabler le RWF et son président, de tonner contre. Chacun ferait mieux, tellement mieux, à la place de Gendebien ! Chacun a sa stratégie, tellement plus efficace que celle du RWF ! Chacun connaît les formules et les discours censés rassurer les Wallons et les intéresser à notre Cause, tandis que Gendebien... L'antienne est connue depuis 2006 au moins...
Et voilà que surgit M. Lenain comme un "deus ex machina". Il nous explique que tout ce que nous avons fait jusqu'ici est "absurde" (sic), et qu'il suffit de suivre ses conseils pour obtenir, sinon les suffrages, du moins l'attention bienveillante des Wallons et des Bruxellois. C'est si simple, au fond ! Trop, peut-être...
Et chacun de renchérir, et tous de participer à la curée. Le belgicanisme ne préoccupe plus les militants; ce qui compte, c'est frapper Gendebien, le faire tomber, et avec lui le RWF, puisqu'il le faut...
Quand Di Rupo explique que les Wallons ont eu tort de vouloir inscrire l'unilinguisme français de leur région dans la loi et qu'il tente ainsi, mine de rien, de remettre en question l'intégrité française de la Wallonie pour laquelle les Bovesse, Destrée, Truffaut, Van Belle, et des centaines d'autres, se sont tant battus, qui s'en préoccupe encore parmi nous ? Non, le seul sujet digne d'intérêt, c'est le RWF, qu'il faut anéantir, pour enfin faire place aux stratèges, aux rois de la communication, à ceux qui sauront parler aux Wallons !
En réalité, vous refusez tous d'admettre que ce que nous appelons pompeusement "le peuple wallon" ne tient pas à ce que les choses changent. La réunion à la France n'est pour la plupart qu'un pis-aller. Pour d'autres, c'est un cauchemar, ce qui ne les empêche nullement de se précipiter en France, voire de s'y installer et de profiter de tous ses avantages. "Quels avantages ?" répliquerait M. Lenain avec une drôlerie involontaire.
Vous ne voulez pas admettre, tous autant que vous êtes, qu'il n'existe aucune stratégie-miracle face à l'aboulie politique que nous opposent les Wallons, ni surtout face au monopole de l'idéologie belge. Les belles constructions intellectuelles, les admirables "statuts particuliers", d'inspiration antillaise ou non, le sublime oecuménisme des régionalistes rattachistes ne soulèveront pas les masses. Celles-ci préfèrent lire l'histoire de leur bon Roi racontée dans les journaux populistes de leur région.
Heureusement, vous avez le RWF pour vous défouler, en attendant des jours meilleurs...

P.-S. : A la fin de mon message précédent, il faut lire : "Je ne suis pas non plus enclin à tenir pour "absurde" (qualificatif que M. Lenain affectionne) ce que j'ai défendu jusqu'ici."

Anonyme a dit…

Etudes et conférences : le rattachisme de salon destiné à une élite. Le peuple n'en a rien à foutre de cela, Le peuple wallon veut de l'espoir, pas des chifres et des "théories".
Il est vrai qu'il faut étudier le statut des personnes, leur adaptation aux lois françaises et aussi certaines spécificités comme certaines lois éthiques, mais ne faire que cela, c'est se couper du contact populaire. Aler aux élections, c'est dire à ce peuple que le rattachisme existe tout simplement.
Il faut utiliser les multiples facettes d'une action politique, n'en rejeter aucune.

Anne Dopchie a dit…

M. Jamart a raison de penser qu'un MOUVEMENT pluraliste serait préférable à un parti, car les résultats électoraux peuvent donner l'impression que les rattachistes ne représentent que 1,5% des citoyens wallons, alors qu'ils sont beaucoup plus nombreux. Pas mal de gens francophiles préfèrent voter pour des partis qui défendent leurs intérêts quotidiens ( niveau de vie, pensions, chômage, sécurité sociale, etc) plutôt que pour un parti sans réel programme politique, économique et social, qui prône un changement de pays.
C'était déjà l'avis de François Perin lorsque s'est créé le "parti France" (issu du Mouvement pour le Retour à la France de Maurice Lebeau) quelques années avant le RWF. Il craignait qu'un PARTI rattachiste, par son faible score probable, ne fasse plus de tort que de bien à notre Cause. Les faits lui ont donné raison.

francophonedebruxelles a dit…

En Flandre, les séparatistes se sont implantés dans tous les partis politiques. Ils touchent donc toutes les catégories d'électeurs: socialistes, chrétien, écologistes, libéraux, conservateurs, etc. Bien joué.

Quant à la N-VA, elle a fait campagne sur base d'un programme économique et social pour la Flandre, en expliquant clairement pour quelles raisons le séparatisme serait une bonne chose pour résoudre les problèmes quotidiens des Flamands.

Imaginons un instant que les séparatistes flamands se soient rassemblés au sein d'un seul parti, coupés de tous les autres, sans programme économique et social, et dont l'aspect le plus visible aurait été l'agitation de drapeaux hollandais.

Vous croyez que la cause séparatiste flamande aurait obtenu le succès qu'elle connaît aujourd'hui? Ou elle serait confinée à un résultat anecdotique comme le RWF en Wallonie, et le RBF à Bruxelles? Non, l'immobilisme actuel n'est pas une solution porteuse.

Georgette Davister a dit…

L'erreur des dirigeants du RWF est de ne pas s'être dit, après dix ans d'essai et d'échec électoral, qu'il fallait tout repenser : la doctrine, la communication, la stratégie et surtout le maintien ou non d'un parti se présentant aux élections. Ils n'ont pas "vu clair", contrairement aux "rénovateurs" qui, eux, se posent toutes ces questions pour sortir de la stagnation actuelle. Au lieu de s'obstiner et de tenter de les stopper, Monsieur Paul-Henri Gendebien eût été mieux avisé de les encourager. C'est dommage !

El viajero a dit…

@ Georgette Davister: la voie de la sagesse!

Eric Basso a dit…

@ francophonedebruxelles : En Flandre, le nationalisme est solidement implanté; il est populaire (contrairement à ce que voudraient faire accroire les nicodèmes belgicains) et protéiforme.
Si une véritable conscience wallonne avait pu se développer, nous n'en serions pas là. Les Flamands ont suffisamment de moyens financiers et de ressources humaines pour mener des actions d'envergure, fondées sur des programmes socio-économiques. Nous, nous n'avons que notre bonne volonté. Elle ne suffit pas, puisque nous sommes incapables de nous unir, mais surtout - j'y insiste - parce que nous n'avons aucune assise populaire ! C'est le propre du Mouvement wallon - et, à quelques exceptions près, une constante de son histoire -, de ne pas être soutenu par un peuple trop souvent séduit par le chant des sirènes belgeoises : les amis de MM. Remacle et Fontaine ne sont pas légion, eux non plus.
Aussi longtemps que les événements ne nous auront pas donné raison, aussi longtemps que la Flandre n'aura pas franchi le pas décisif, il sera vain d'élaborer des scénarios ingénieux qui, de toute façon, laisseront la masse indifférente (qu'ils comportent ou non un volet socio-économique). Les électeurs écouteront Di Rupo ou Milquet, ou encore Michel Daerden (que personne ici ne semble vouloir critiquer !!), Reynders ou Javaux, pas les modestes (?) militants que nous sommes.
Vous vous faites tous de belles illusions sur la capacité des Wallons et des Bruxellois à se mobiliser. (Même José Happart n'est pas parvenu à les mobiliser, au temps de "Wallonie Région d'Europe".)
Décidément, cette fronde contre le RWF, qui couve depuis de longues années déjà, et que certains blogues alimentent avec frénésie, cette fronde est dérisoire et lamentable, et elle n'aura fait qu'offrir aux belgicains une belle occasion de nous discréditer plus encore.

Vincent Bodart a dit…

@ Eric Basso :

Il ne s'agit pas d'une fronde, mais d'une réaction saine et démocratique, que les dirigeants du RWF auraient pu éviter s'ils avaient été plus clairvoyants. Comment convaincre les gens de certaines valeurs si on ne les applique pas soi-même? Renvoyer les deux camps dos-à-dos est simpliste et ignore la réalité des faits.
Quant à la conscience wallonne,si j'en vrois l'Encyclopédie du Mouvement wallon
elle a été très forte en 1945 et 1950. Lors de l'affaire royale, les responsables wallons étaient prêts à proclamer l'indépendance de la Wallonie, avec l'appui du peuple. C'est la preuve qu'il est possible de le mobiliser dans certaines circonstances.
Le RWF n'a rien fait pour raviver cette conscience wallonne, au contraire. Il devait prendre catégoriquement position contre l'existence de la Communauté française et de ses institutions, essentiellement responsables de la dilution de la conscience wallonne dans une fade identité(?) francophone belgicaine. C'est de là que vient tout le mal.
Au lieu de cela, le RWF a contribué, sans s'en rendre compte, au maintien de cette belgitude francophone en amalgamant dans un même projet les Wallons et les Bruxellois francophones; le résulat de cet amalgame ne pouvait être que BELGE, car l'espace "Wallonie-Bruxelles" est aussi artificiel que la Belgique, puisque c'est en fait une petite Belgique résiduelle avec le maintien de la monarchie et de tous les vieux symboles de l'unité belge qui subsitent à Bruxelles.
Comment le RWF a-t-il pu commettre une telle erreur d'analyse et d'appréciation ? S'il avait condamné la Communauté
"française", il aurait gagné la sympathie des milieux régionalistes wallons.M. Gendebien et ses associés ont manqué de sens politique et le payent aujourd'hui.Ils devraient en tirer honnêtement les conclusions.

Denise Legros a dit…

J'espère que les rénovateurs sont bien conscients des justes propos de Monsieur Vincent Bodart concernant la Communauté pseudo "française" et le dangereux amalgame Wallons/Bruxellois francophones. Qu'ils ne répètent surtout pas l'erreur du RWF à ce sujet !
Quant j'entends dire qu'il est question de créer un nouveau mouvement "Avenir de la Wallonie et de Bruxelles", avec à son programme l'élargissement de la capitale(comme le FDF), je suis inquiète.

Marc HANSEN a dit…

@Georgette Davister et aussi @Vincent Bodart :

Merci Messieurs Dames, voilà qui est bien parlé dans vos derniers commentaires. Je n’y ajoute rien puisque vous vous y êtes exprimé encore mieux que je ne l'aurais fait.

francophonedebruxelles a dit…

Oui, c'est inquiétant, ces Bruxellois qui veulent retrouver leurs droits et leur liberté sur leur propre territoire. Ces Bruxellois qui osent se lever contre l'impérialisme et la colonisation flamande, comment osent-ils?

Marc HANSEN a dit…

A Denise Legros et aux différents intervenants,

Effectivement, il y a de quoi s'inquiéter. C'est la raison pour laquelle je prie les différents intervenants d'abandonner les querelles de personnes et de revenir enfin aux vrais débats de fond. L'existence de la "Communauté Française" qui empêche l'épanouissement d'une vraie conscience wallonne, voilà déjà un vrai sujet de débat de fond. Et si nous en débattions ?

Frédéric Massart a dit…

Quels sont les droits et les libertés que les Bruxellois francophones veulent retrouver sur LEUR TERRITOIRE ?
Que revendiquent-ils ?
De toute façon, aussi respectable que soit ce combat, quel rapport a-t-il avec celui du rattachement de la Wallonie à la France ?
J'ai beau chercher, sincèrement, je ne vois pas.

El viajero a dit…

Peut-être qu'un mouvement quel qu'il soit n'apportera pas de solution miracle. Mais au niveau du RWF, ancienne mouture, qu'y-a-il eu de positif? J'ai beau chercher, je ne trouve rien. Par contre, il est vrai que la France apporte beaucoup d'avantages. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle j'émigre. Quant au "peuple wallon", après l'indépendance de la Flandre, il faudra bien qu'il choisisse. Et il aura vite compris! Yves Pierlot.

mars2000 a dit…

Opposer le combat wallon et le combat bruxellois n'a pour moi aucun sens. Certes, l'existence de la communauté française a eu pour effet pervers de faire oublier le combat wallon, mais elle a également pour conséquence que la région bruxelloise n'est pas une région à part entière.

Pour avoir 3 régions avec les mêmes compétences, il fallait dès le départ régionaliser les matières culturelles et personnalisables. Cela n'a pas été possible vu que la Flandre voulait absolument privilégier la notion de communauté et que dès lors, il fallait bien l'équivalent du côté francophone.

Rappelons que les communautés, au contraire des régions, n'ont pas d'assise territoriale.

En principe, les décrets des communautés sont applicables sur tout le territoire belge, vu qu'il s'agit de compétences personnalisables. En réalité, seule la communauté française exerce une part très limitée de ses compétences en-dehors du territoire correspondant aux régions wallone et bruxelloise.

De leur côté, les Flamands s'évertuent à rogner, à coup de décrets et de circulaires, ces compétences "extra-territoriales" de la communauté française dans des communes actuellement situées en région flamande (il s'agit des 6 communes à facilités). De plus, ils ont, dès le départ, nié l'existence même de la région bruxelloise en fusionnant la région flamande et la communauté flamande et en faisant de Bruxelles la capitale de la Flandre. Là se trouve en fait la seule justification plausible de la préférence communautaire de la Flandre.

Il en résulte que Bruxelles n'est absolument pas une région à part entière, puisque la Flandre tente de l'annexer et que deux belle-mères (la communauté flamande et la communauté française) la contrôlent pour les matières culturelles et personnalisables.

Il est trop tôt actuellement pour régionaliser ces matières, il faut d'abord résister jusqu'au bout sur le dossier BHV (en ce y compris le refus de signature et de promulgation de la loi votée) et attendre que la Flandre proclame unilatéralement son indépendance.

Ce n'est que dans ce contexte avec des frontières instables que la communauté internationale (principalement la France, l'Angleterrre, les Pays-Bas et l'Allemagne) pourra intervenir entre la Flandre et une provisoire fédération Wallonie-Bruxelles où les compétences culturelles et personnalisables pourront être régionalisées, donnant ainsi un statut de région à part entière à Bruxelles.

Quant au choix vers la France, il ne pourra être expliqué et négocié, dans ses différentes formules, qu'au sein de cette fédération provisoire, chacune des 2 régions se donnant le devoir d'information de la population et d'organisation du référendum.

Ce n'est qu'à ce stade qu'on peut trouver rationnel, ou en tout cas démocratique, que les formules d'association/intégration/assimilation à la France soient différentes pour les 2 régions. Idem pour l'évolution ultérieure, pour aller dans le sens d'une assimilationn plus importante dans un délai de transition.

Il n'y a donc pas d'opposition entre le combat wallon et le combat bruxellois. Les Bruxellois ont besoin du soutien des Wallons pour l'extension de Bruxelles aux 6 communes à facilités, ce qui ne sera possible que via l'intervention internationale évoquée plus haut. Dans l'autre sens, les Wallons ont besoin des Bruxellois pour pouvoir présenter, au moment opportun, à la France des formules intelligentes d'association/intégration/assimilation ainsi que des suggestions pour l'évolution ultérieure.

Autrement dit, la Fédération Wallonie-Bruxelles jouera un double rôle important, aussi bien pour la délimitation démocratique des frontières entre Bruxelles et la Flandre que pour toute la politique de rapprochement vers la France.

Benoît Delvaux

Marc HANSEN a dit…

Monsieur "francophonedebruxelles", pour répondre au commentaire de Madame (ou Mademoiselle, je ne sais pas) Denise Legros de 17:12, vous dites ceci à 18:35 :

"Oui, c'est inquiétant, ces Bruxellois qui veulent retrouver leurs droits et leur liberté sur leur propre territoire. Ces Bruxellois qui osent se lever contre l'impérialisme et la colonisation flamande, comment osent-ils?"

Cher Monsieur, dites-moi quel Bruxellois (ou quelle Bruxelloise), sur le territoire de la Région Bruxelloise, est-il (ou est-elle) atteint(e) dans ses droits et ses libertés par "l'impérialisme et la colonisation flamande" étant donné que cette région est bilingue ? Sans doute, voulez-vous faire allusion aux francophones habitant les communes flamandes (à facilités ou non) de la périphérie de la Régions Bruxelloises, à savoir celles du territoire de Hal-Vilvoorde. Dans ce cas, je crois que vous vous trompez d'adresse car la défense des droits linguistiques de ces francophones n'est pas notre propos. Vous devriez plutôt vous adressez au F.D.F.

Bernard Delporte a dit…

@ M. Benoit Delvaux.-

Je ne pense pas que quelqu'un, ici, veuille opposer le combat bruxelloiset le combat wallon.
Il s'agit seulement de les différencier et de ne pas les amalgamer.
Combien de fois faudra-t-il répéter que les situations socio-culturelles et géopolitiques des deux Régions sont très différentes ?
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi les rattachistes wallons ont besoin des Bruxellois francophones ni en quoi ils sont impliqués par la problématique de BHV ?
Je ne vois pas davantage pourquoi il faudrait passer par l'étape d'une Fédération Wallonie-Bruxelles, qui risque de durer...
Contrairement à vous, je suis convaincu que la scission de BHV sera une très bonne chose pour nous,car elle mettra fin au dernier bastion unitaire de la Belgique.
Quant aux 6 communes à facilités de la périphérie bruxelloise, je ne vois pas non plus - en dehors du cas de Rhode-Saint-Genèse - en quoi cela concerne les Wallons.
Les intérêts des francophones de Bruxelles seront d'ailleurs mieux défendus si la Wallonie est d'abord rattachée à la France dont la frontière jouxtera celle de Bruxelles. Pensez à l'énorme influence que la France aura avec sa presse, ses medias et sa présence dans tous les domaines à quelques kilomètres du centre de Bruxelles...

francophonedebruxelles a dit…

@Marc Hansen: Je parle bien des Bruxellois des 19 communes. Vous ne connaissez pas les accords de la Saint-polycarpe et la scandaleuse sur-représentation flamande? Leur droit de véto sur toute décision prise par la majorité? Le cadre linguistique, peut-être? Les tests linguistiques? L'accès conditionnel à la justice en français? Les discriminations à l'embauche?

@Mars2000: excellente analyse.

@Bernard D: "Quant aux 6 communes à facilités de la périphérie bruxelloise, je ne vois pas non plus - en dehors du cas de Rhode-Saint-Genèse - en quoi cela concerne les Wallons.".

Ben non, en quoi les Wallons se sentiraient-ils concernés par la défense de la langue et de la culture française, des droits et des libertés fondamentaux des francophones? Et pourquoi les Wallons devraient s'intéresser aux Droits de l'Homme tout court?

Vincent Bodart a dit…

@ au "francophone de Bruxelles" :

1.- Les Wallons sont bien sûr concernés par la défense de la langue française, mais ni plus ni moins que les Français. Relisez le double billet de Monsieur André Schreurs sur "Les Wallons, les Bruxellois et la Communauté française".

2.- Les Wallons s'intéressent aux Droits de l'Homme dans la même mesure que les Français, qui ne reconnaissent aucune minorité sur leur territoire national.

3.- Qu'on le veuille ou non, les communes à facilités se trouvent en territoire flamand, comme en témoigne leurs toponymes. Elles ont en quelque sorte été colonisées par des francophones, comme l'Algérie ou le Maroc ou encore comme l'ont fait les colons israéliens en Cisjordanie. On peut leur reconnaître certains droits, mais limités et sans porter atteinte au principe de l'unilinguisme des Régions.

4.- Votre réaction, si différente de celles des rattachistes wallons, prouve à quel point les Wallons et les Bruxellois francophones ont des préoccupations différentes.

Jean-Sébastien Jamart a dit…

Assez d'accord avec Benoît Delvaux qui est très clair.

Dans le combat pour Bruxelles, ce qui fausse le débat avec le FDF, c'est le ralliement de celui-ci à la Communauté française à tout prix (dénommée de plus en plus par les politiques et les médias "Communauté Wallonie-Bruxelles"). Ce qui est une erreur et inacceptable pour des rattachistes comme nous, par définition séparatistes et donc attachés avant tout à des "territoires", donc aux régions et non à des communautés.

Le jour où le FDF proclamera que l'important, ce sont les régions et par conséquent la suppression de la Communauté française, on aura du chemin à faire ensemble, peut-être. Une régionalisation de la culture et de l'enseignement sont en effet essentiels pour faire oublier aux "Belges francophones" leur "belgitude" et leur enseigner l'histoire du Mouvement wallon et le fait régional. Cela devient très urgent d'ailleurs, car depuis la mort du Roi Baudouin et la Marche blanche de 1996, on "nous a fabriqué" à l'école de la Communauté française une jeune génération plus belgicaine que dans les années 20! en bien plus mièvre en plus !...

Sur le conflit "communes à facilités" : là je rejoins un peu Francophone de Bruxelles. Cela concerne aussi les Wallons. Non seulement comme tout Européen, car le comportement de la Flandre viole les droits de l'homme, mais SURTOUT parce que la Flandre est dans une logique de maintien de ses territoires sur une base du droit du sol mais aussi parfois de conquête sur base du droit du sol(cf. leurs vues sur Aubel et même...Visé, propositions de loi de 2007 déposées au Parlement fédéral de modification de la frontière linguistique. Voir carte de l'Est de la Province de Liège sur mon site ).

On parle de l'élargissement de Bruxelles, et pourquoi pas reparler de l'élargissement de la Wallonie à ... Fourons et aussi...Rhode-St Genèse ? On va rire !