"Dedicated Research" vient de procéder pour Le Soir à un nouveau sondage d'opinion sur les intentions de votes des électeurs belges, dont le quotidien vespéral publie les résultats.
En dehors d'une baisse sensible du MR à Bruxelles, qui passe dans la région centrale de 26,5% à 22, 9% - inversant ainsi les résultats de juin dernier entre lui et le PS qui le supplante désormais - ,on n'aperçoit pas de changements significatifs en Wallonie, où c'est quasiment le statut-quo.
En Flandre, le phénomène le plus frappant est la progression continue du parti indépendantiste N-VA, qui devient le deuxième parti avec 15,7%. Le CD&V est également en progrès et les deux partis font au total, séparés, un meilleur score que lorsqu'ils étaient en cartel : 36% contre 29,6% en 2007.
Comme Le Soir le fait observer, le comportement professionnel ou personnel des hommes et femmes politiques ne semble avoir aucun effet sur le choix des électeurs; ainsi, le PS se maintient en Wallonie malgré les frasques et les pitreries de Michel Daerden et les Ecolos ne souffrent nullement de l'incompétence de Mme Huytenbroeck concernant l'épuration des eaux de la Senne, puisqu'ils gagnent 0,3% à Bruxelles !
La leçon principale à retenir de ce sondage est que les gens, en Wallonie, votent plus pour des partis que pour des candidats - quelles que soient les voix de préférence -, qu'ils ne souhaitent pas de changement et qu'ils sont préoccupés avant tout par la sauvegarde de leurs acquis sociaux et la stabilité de leur niveau de vie . Les question idéologiques, sauf peut-être pour les électeurs du cdH, ne les intéressent pas et on compterait sur les doigts de la main les électeurs qui connaissent la signification originelle, en grec, de la "politique". Le MR subit sans doute les effets de ses divisions internes, connues du grand public, tandis que le petit parti RWF, dont la grande masse ignore les turbulences, se maintient et progresse même de 0,1%.
Il n'y a qu'en Flandre - mais ce n'est pas nouveau - qu'une conscience nationale et identitaire continue à s'exprimer et à se développer dans les urnes, comme ce fut le cas pour nous au temps béni du Congrès national wallon et de la Question royale. Ce qui confirme une fois de plus - que cela plaise ou non - que c'est le Nord qui déclenchera le processus salvateur du démantèlement de l'Etat belge, permettant aux Wallons, qui ne s'en soucient malheureusement guère, de s'émanciper de la belgitude et de redevenir eux mêmes, c'est à dire des Français régionaux.
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22 commentaires:
De Gaulle, dans un moment d'exaspération, ne s'est-il pas écrié, en dépit de son amour pour la France : "Les Français sont des veaux " ?
Que dire alors des Wallons !
En plus de prendre langue avec BDW, dont on connait les origines (son père était membre de la VNV, le mouvement qui fut jadis proche du parti nazi et collabora étroitement avec l’occupant allemand) et ses amitiés particulières avec le FN français en la personne de Le Pen, vous insultez les wallons maintenant!
En effet, vous vous rapprochez très sérieusement des partis extrémistes flamands comme la N-VA, bientôt le VB. Plus vos contacts avec le TAK via le VVB.
Les électeurs wallons devront en être prévenus lors des prochaines élections en 2011.
Sympa les rattachistes de Liège-France, heureusement que les rattachistes ne sont pas tous comme vous.
Une constatation n'est pas une insulte. C'est même plus qu'une constatation, c'est une évidence que les Wallons ne font strictement rien pour retrouver leur dignité et prendre leur destin en mains. Les régionalistes du MMW n'ont aucune influence sur la politique du PS. Et je ne les ai jamais entendu protester contre la propension des Wallons à trouver normal que leur niveau de vie, à travers la sécurité sociale, dépende de l'argent des Flamands grâce aux transferts Nord-Sud.
Les rattachistes de Liège-France sont bien plus dignes que les politiciens wallons qui n'osent pas dire la vérité au peuple wallon.
Monsieur Philippe Rasquin a raison. C'est bien plus digne de compter sur les séparatistes flamands pour libérer la Wallonie, que de compter sur leurs assistanat financier et leur tendre la sébille au nom de la "loyauté fédérale" et du "fédéralisme de coopération" à sens unique prônés par Monsieur Rudy Demotte.On voit bien qu'Alex ne connaît pas l'histoire du Mouvement wallon ni les "Accords Schreurs-Couvreur" entre Wallons et Flamands de 1952 ! Il y avait aussi des anciens collaborateurs parmi ces Flamands là et ça n'a pas empêché les partis wallons de gauche d'approuver intégralement les dits "Accords", qui ont ouvert la voie au fédéralisme. Relisez l'Encyclopédie du Mouvement wallon, tome I,p8, avant de lancer des invectives !
Je pense que Monsieur Alex Remacle s'indigne parce qu'il considère encore les Flamands comme des Belges. Lui-même raisonne en belge. Or pour nous, rattachistes wallons, les Flamands sont des étrangers, au même titre que les Hollandais, les Autrichiens ou les Hongrois. Le passé des indépendantistes flamands ne nous concerne pas plus que celui des citoyens des trois autres pays cités. Pas plus que les Américains ne se sont souciés du passé des dirigeants soviétiques - qui avaient pourtant des dizaines de milliers de morts sur la conscience, avec les fameux "procès de Moscou", les goulags en Sibérie, etc - quand ils ont conclu une alliance militaire pour vaincre Hitler.
C'est exactement la même chose.Monsieur André Schreurs l'a dajà expliqué maintes fois !
@ Monsieur Lambert:
Ne pensez-vous pas qu'il faudrait arrêter de "taper sur les Wallons" ? Ce n'est pas comme ça que vous les aiderez à retrouver la fierté d'âtre un Peuple.
Dans le passé on a montré une Flandre rurale et sous-industrialisée, avec de nombreux chômeurs justifiant un rééquilibrage et on a culpabilisé les Wallons avec les pauvres flamands qui doivent venir travailler dans leurs champs et leurs usines. Aux catholiques (CVP-PSC) on a expliqué que les flamands sont quand même beaucoup plus chrétiens que les wallons et qu’il faut en tenir compte dans l’intérêt du parti. Aux patrons on a vanté des travailleurs flamands plus dociles, moins revendicatifs et surtout moins socialistes. A tous les Wallons on a fait comprendre que n’étant pas bilingues, ils sont inférieurs et doivent limiter leurs ambitions politiques. Il est incontestable que ce discours a bien fonctionné au point qu’on peut se demander quelle force politique défend encore les intérêts wallons !
Eh bien, à peu près personne, car même les socialistes ont été souvent plus préoccupés de se positionner pour accéder au pouvoir que de défendre la Wallonie.
La conjonction de ces facteurs explique pourquoi le nationalisme flamand a toujours trouvé auprès des dirigeants "francophones" le soutien politique lui permettant de dominer l’Etat et d’assurer la prépondérance de ses intérêts. C’est d’ailleurs dans ces milieux francophones bourgeois et dans les quartiers huppés de Bruxelles et de Wallonie qu’on a vu, pendant la dernière crise gouvernementale, le drapeau belge apparaître aux balcons et aux fenêtres. Certains n’ont encore rien compris. Il en va ainsi d'un parti dont les couleurs "bleu-blanc-rouge" cachent du "bleu-blanc-belge"...
Ne leur faites pas écho !
Merci à Georgette Davister pour ses précisions et ses connaissances. L'Encyclopédie du Mouvement wallon nous apprend énormément de choses. Bien que son coût soit assez élevé, chaque militant rattachiste devrait la posséder dans sa bibliothèque et la consulter régulièrement. Elle contient plus de 6.000 entrées. Pour ceux qui savent lire le néerlandais, il existe également une Encyclopédie du Mouvement flamand, très intéressante aussi. Pour obtenir celle du Mouvement wallon, on peut s'adresser à l'Institut Jules Destrée, à Namur. On peut aussi la consulter au Fonds d'Histoire du Mouvement wallon, à Liège et dans de nombreuses bibliothèques publiques. Certains articles de l'Encyclopédie ont été mis en ligne sur la Toile, notamment les "Accords Schreurs-Couvreur".
Coordonnées de l'Institut Destrée : 9/1, avenue Louis Huart, 5000 Namur. Tél: 081 23 43 90. Fax : 081 22 64 11. Adél : www.institut-destree.eu / destatte.philippe@institut-destree.eu
Geotgette Davister a dit...
Je pense que Monsieur Alex Remacle s'indigne parce qu'il considère encore les Flamands comme des Belges.
1ère nouvelle, les flamands ne sont plus des belges !!!
Lui-même raisonne en belge.
Oui, je suis Wallon dans l’Etat fédéral belge.
Or pour nous, rattachistes wallons, les Flamands sont des étrangers, au même titre que les Hollandais, les Autrichiens ou les Hongrois.
Jusqu’à preuve du contraire l’Etat fédéral belge existe toujours.
Le passé des indépendantistes flamands ne nous concerne pas plus que celui des citoyens des trois autres pays cités. Pas plus que les Américains ne se sont souciés du passé des dirigeants soviétiques - qui avaient pourtant des dizaines de milliers de morts sur la conscience, avec les fameux "procès de Moscou", les goulags en Sibérie, etc - quand ils ont conclu une alliance militaire pour vaincre Hitler.
C'est exactement la même chose. Monsieur André Schreurs l'a dajà expliqué maintes fois !
En effet, c’est exactement la même chose ??? La guerre mondiale et les conflits socio-économiques entre flamands et wallons / bruxellois.
A part cela c’est moi qui dit n’importe quoi !
Que d’inepties !!!
@ Mr Alex Remacle :
Vous l'admettez vous-mêmes : vous raisonnez en belge et vous considérez les Flamands comme des Belges.
Comme si la "nationalité" inscrite sur la carte d'identité traduisait nécessairement le sentiment identitaitre d'une personne...
Si l'on suit M. Remacle, il n'y a pas de peuple kurde, par exemple: les uns sont nécessairement des Turcs et les autres des Irakiens.
C'est pour éviter cette confusion que le Mouvement wallon a fait la distinction entre la nationalité et la citoyenneté, sujet qui a été développé par Arille Carlier et François Becquet(voir l'Encyclopédie). Nous sommes encore actuellement des "citoyens" belges, mais les Flamands sont de nationalité flamande et les Wallons de nationalité française.
Ce qui compte dans l'âme et la conscience d'un peuple, ce n'est pas la citoyenneté qui lui est imposée à la naissance, mais ce qu'il ressent profondément en lui.
Il est évident que les 40% d'indépendantistes en Flandre se sentent Flamands et non belges. De même, les indépendantistes et les rattachistes wallons se sentent wallons et/ou français en non belges.
Par ailleurs les conflits ou plutôt les divergences entre Flamands et Wallons ne sont pas d'ordre socio-économique, mais d'ordre politico-ethnique. La frontière "linguistique est bien plus que cela, c'est une frontière ethnique, séparant deux peuples à la mentalité, aux cultures et aux conceptions différentes : un seul exemple, la Flandre vote à droite, alors que la Wallonie vote à gauche...
L'exemple de la IIème guerre mondiale ne doit être pris que pour ce qu'il est : un cas d'alliance "contre-nature" pour réaliser un objectif précis. Il y a, dans l'Histoire, une multitude d'exemples de ce genre: la "perfide Albion", qui se transforme en "Entente cordiale", les renversements d'alliance entre la France et la Prusse sous Napoléon, la fâcheuse rupture des Accords militaires franco-belges par Lépold III et Paul-Henry Spaak en 1936, etc, etc.
Personnellement, Monsieur Remacle, je ne me suis JAMAIS senti ni considéré comme "belge". Tout ce qui est "belge", dans le sens faussement "national" du mot, m'a toujours fait horreur. J'étais déjà profondément "anti-belge", pro-français et anti-allemand quand je suis entré dans le Mouvement wallon pendant la guerre et cela m'a valu d'être interpellé et emprisonné par la Gestapo, échappant par miracle au camp de concentration. Déjà alors, je me battais pour la Wallonie, la France et la liberté, mais sûrement pas pour la Belgique que je méprisais.
Cela vous suffit-il comme explication, Monsieur Remacle ? Et avez-vous suivi le conseil de Mr Rulot concernant la lecture de l'Encyclopédie du Mouvement wallon ? Vous pourrez constater que le Mouvement wallon n'est pas né avec André Renard en 1960, mais existait bien avant. Le MPW a certainement fait beaucoup à l'époque pour la cause wallonne, mais il a commis une lourde erreur en se désintéressant des problèmes culturels et en axant tout sur les problèmes socio-économiques. Le résultat a été la création de la Communauté "française" qui, en amalgamant les Wallons et les Bruxellois francophones, a enlevé aux Wallons leur mémoire et leur conscience identitaire pour en refaire des" belges", comme vous.
Un peu de patience! La Belgique reste un Etat de Droit. Jean-Luc Dehaene a trouvé la parade: une rustine jusqu'aux élections fédérales de 2011. BHV sera scindé après car la loi dont question sera abrogée le lendemain du scrutin. C'est à ce moment là que tout se passera! D'ici là, il y a la présidence tournante de l'UE et ce n'est pas le moment pour "nos" politiques. Yves Pierlot
Pour rejoindre la France, il nous faut nécessairement passer par la fin de l'Etat belge. Et quelle force aujourd'hui peut nous pousser dans cette voie ? Il n'y en a actuellement qu'une seule: la montée en puissance du nationalisme flamand. Les Wallons et les Bruxellois roupillent; ils seront bientôt réveillés. Quelle chance !
Un Liégeois de Drogenbos
A Monsieur Schreurs :
Vous avez tout faux et c'est vous qui devenez agressif maintenant.
Je suis citoyen wallon avec une carte d'identité belge. Je n'ai pas choisi ma nationalité sinon je serais wallon-wallon, point à la ligne. Alors que vous êtes français-wallon. Je ne me sens pas et je ne me sentirai jamais français même si j'apprécie la France. Arrêtez de mal interpréter mes propos, expressément, pour passer à côté du débat. Jules Gheude a une autre tactique que vous et vos amis, il prône aujourd'hui dans la presse le contact avec les élus francophones aynant une tendance réunioniste pour envisager un plan B pour la Wallonie. C'est bien plus intelligent, car vos alliés objectif de la N-VA (extrémistes flamands de droite) n'en n'ont rien à cirer des wallons, ils nous crachent dessus en nous méprisant, vous y compris.
Alors vos alliés objectifs, cherchez les dans les partis traditionnels et convainquez les de défendre votre cause rattachiste. Nous devons faire de même pour défendre notre cause autonomiste. Et finalement ce sont les citoyens WALLONS qui décideront, enfin je l'espère car on ne sait jamais dans ce pays dans lequel ce sont les (présidents de) partis qui décident.
PS Je possède depuis longtemps l'Encyclopédie sur CD et si vous étiez un peu attentif, vous auriez remarqué que j'ai mis un lien sur mon blog vers l'Institut Jules Destrée et j'en suis membre.
Donc, svp, cessez de me dénigrer et de penser à ma place.
Monsieur Schreurs, dois-je en plus vous rappeler que sur vos indications, j'ai compulsé (entre autres) les archives de votre père au Musée de la vie wallonne. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de vos amis sur ce blog qui en ont fait autant. Je sais donc très bien que le Mouvement wallon date bien d'avant 1960.
C'est vraiment de la malhonnêteté intellectuelle de votre part de me faire passer pour un ignorant de la cause wallonne après m'avoir offert gracieusement des rapports des Congrès wallons de 1945 et ...
Ne peut-on vraiment pas discuter objectivement sur votre blog sans que cela tourne à l'attaque personnelle?
Je pense que nous devons tenir compte du ressenti de chacun. Dans un mouvement qu'il soit rattachiste, régionaliste (parfois les deux) ou autonomiste, il existe des sensibilités différentes. C'est ce qui fait la valeur de l'existence humaine. Etant réunioniste, j'essaye d'utiliser plus d'arguments que d'émotionnel. Et ce n'est guère facile! D'abord à cause de l'ignorance de la majorité de nos concitoyens mais aussi parce que l'impression générale est que l'on demandera pas l'avis de la population. C'est faux, bien entendu, puisque le rattachement à la France, dans ce cas de figure, implique un double referendum prévu par la Consitution. Mais cela, combien le savent-ils? Yves Pierlot.
@ Yves Pierlot :
Vous avez tout-à-fait raison, cher Yves, mais voyez comme il est difficile de discuter avec certains, comme M. Alex Remacle, par exemple.
Surtout des réactions émotionnelles, peu ou pas d'arguments, des affirmations gratuites, des procès d'intention, beaucoup d'incompréhension...
Or ce blogue se voulait avant tout un lieu de dialogue et de débats, avec des argumentaires sérieux.
Certains ne comprennent pas que ce n'est pas un site de propagande, réunioniste ou autre.
Un simple exemple : si nous tentons d'expliquer que les indépendantistes flamands sont pour nous des "alliés objectifs" parce qu'ils veulent démanteler l'Etat belge, M. Remacle nous répond que les indépendantistes de la NV-A n'ont "rien à cirer des Wallons" et qu'"ils nous crachent dessus en nous méprisant, moi y compris".
Quel rapport y a-t-il entre une alliance "objective", c'est-à-dire de fait, et ce que pensent les "alliés" les uns des autres ? Aucun, bien entendu, mais cette notion élémentaire semble échapper complètement à des personnes comme Monsieur Remacle chez qui l'émotionnel l'emporte sur toute autre consid&ération, faussant ainsi complètement son jugement.
Ce genre de "commentaires" postés sur nos messages valent-ils encore la peine d'être publiés ?
Monsieur Schreurs, pour terminer, je voulais débattre de l'opportunité d'avoir des contacts avec BDW et sa N-VA.
Sauf des attaques personnelles, je n'ai obtenu aucune réponse sur ce sujet, excepté allié "objectif". Quel argument!!!
Cela, ce n'est pas émotionnel, croyez le bien. Je ne trouve pas normal que des wallons, quelles que soient leurs opinions et leurs objectifs s'associent à l'extrême droite flamande. Je pense que si nous voulons convaincre les wallons de nos options (rattachement ou autonomie/indépendance), il faut leur parler à eux et non faire des alliances avec les flamands, cela ne vous apportera que du négatif et des reproches de la part des citoyens wallons dont la majorité sont d'abord belges avant d'être wallons. Je vous rappelle que c'est ce que Jules Gheude propose, pratiquer l'entrisme comme vous le dites vous même, cela c'est du positif.
A vous d'établir les avantages et inconvénients des deux solutions.
Si vous le voulez bien, Monsieur Remacle, nous en resterons là, car c'est un dialogue de sourds. Nous ne parlons pas des mêmes choses. Mon propos, dans cette discussion, n'est pas de rechercher la meilleure solution pour convaincre les Wallons, mais de constater simplement que les indépendantistes flamands de la N-VA travaillent pour nous et de m'en réjouir. "Alliés objectifs" ne signifie rien d'autre.
C'est un peu trop facile de dire que la N-Va est d'extrême-droite. Généralement, ce genre de commentaires nous vient des belgicains, pour qui les extrémistes sont ceux qui veulent la fin de la Belgique. Être républicain, c'est déjà être extrémiste pour ces gens-là. Alors, serions-nous le diable si nous discutions avec BDW ? A-t-il du sang sur les mains ? C'est n'est pas le Belang quand même.
Mais oui, hélas, les Wallons sont des veaux, ou pis ! La preuve : nous en sommes arrivés à miser sur le nationalisme flamand, à espérer en sa détermination. C'est une sorte d'humiliation suprême, fondée sur le constat que nous ne pouvons rien attendre des nôtres, qui jamais ne prendront le risque de provoquer la cassure définitive. Cependant, jusqu'à preuve du contraire, ce sont les Wallons qui sont minoritaires dans l'Etat belge; ce sont les Wallons qui ont eu à subir une politique qui leur était hostile. "Subir", en effet : Destrée écrivait déjà qu'ils payaient tribut. Malgré le fédéralisme, ils subissent toujours...
La N-VA ne saurait être une alliée, même objective : le Mouvement flamand se fonde sur une autre tradition, d'autres valeurs, souvent incompatibles avec les nôtres.
Nous sommes dans l'impasse, puisque ceux-là mêmes que nous défendons nous marginalisent, et que nous sommes dans l'incapacité de nous unir.
Qui NOUS?
NOUS, les rattachistes wallons.
@ Eric Basso :
Du point de vue idéologique, tout nous sépare, en effet, des partis indépendantistes flamands.Mais nous avons un objectif en commun : la fin de la Belgique.
Au lieu d'alliés "onjectifs", il faudrait peut-être dire "alliés circonstanciels" ou alliés "momentanés"?
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