lundi 17 mai 2010

Le premier parti de Flandre est bien séparatiste

N'en déplaise à la présidente du cdH - comment Mme Milquet n'a-t-elle pas la bouche remplie d'aphtes à force de pratiquer la xyloglossie ? - le contentieux communautaire ne se résume pas à des "différends linguistiques" et  c'est bien le séparatisme pur et simple, autrement dit la fin de la Belgique, que les trois partis nationalistes flamands ont comme objectif.
C'est le cas, en particulier, du plus important d'entre eux, la N-VA, que les derniers sondages créditent de 22% des suffrages pour les élections du 13 juin. Présidée par Bart De Wever - l'homme politique le plus populaire de Flandre, avant Kris Peeters et Yves Leterme - la N-VA a, par stratégie électorale, infléchi légèrement son discours en revendiquant le confédéralisme, mais c'est toujours bien de séparatisme qu'il s'agit.
Un politologue flamand connu, de la VUB (Vrij Universiteit Brussel), M. Dave Sinardet, le confirme aujourd'hui dans De Standaard. La N-VA, écrit-il , fait une campagne soft "waarin het woord 'separatisme' vooral niet mag vallen". Mais la N-VA "is well een separatistische partij, Bart De Wever weet dat zijn einddoel, de verdwijning van België, veel potentieele kiezers afschrikt. Vandaar zijn nieuwe toverwoord, het veell vager en onschuldiger klinkende 'confederalisme' ".
Il n'y a donc aucun doute à avoir : quoi qu'en disent certains, l'objectif final de la N-VA, autant que celui de la Lijst Dedecker et du Vlaams Belang est et reste la disparition ( de verdwijning ) de la Belgique ! Le confédéralisme, comme nous l'avons toujours pensé, n'est qu'un camouflage ou du moins une étape décisive .

Rappelons à ceux qui se cachent les yeux et se bouchent les oreilles que ces trois partis séparatistes sont crédités de près de 40% des intentions de vote en Flandre. Des extrémistes ? Non : la concience d'un peuple, d'une nation, d'un Etat en devenir !
Si un tel degré de conscience parvenait à éclore en Wallonie, notre avenir serait assuré pour des siècles, un avenir qui, pour nous, ne peut être que français et, par le fait même, universel.

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6 commentaires:

Anonyme a dit…

Le confédéralisme, ce n'est pas seulement le "fédéralisme des cons", c'est une indépendance qui n'ose pas dire son nom. Et si ce mouvement centrifuge n'était qu'une étape supplémentaire et nécessaire vers la partition, en attendant l'autonomie de la Wallonie (et j'espère de Bruxelles) précurseur du rattachement des deux à la France ?

Unknown a dit…

Un Etat en devenir, porté sur les fonds baptismaux par une frange non marginale d'indépendantistes éprouvant une certaine nostalgie de l'ordre nouveau, de Staf Declerk à Dewinter. Vous me répondrez que c'est le problème des Flamands et c'est ce que je pense aussi(à chacun ses problèmes) mais le futur Etat Flamand, s'il veut faire figure de démocratie, devra séparer le bon grain de l'ivraie et faire son examen de conscience.

Bien à vous

Denis DINSART

A. Schreurs a dit…

@ Denis Dinsart :
Comme vous le dites vous-même, c'est le problème des Flamands, pas le nôtre.
Cordialement.

A. Schreurs a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
A. Schreurs a dit…
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Tilapin a dit…

'une frange non marginale d'indépendantistes éprouvant une certaine nostalgie de l'ordre nouveau, de Staf Declerk'

Allons, n'exagérons pas, hein ! Y a-t-il encore beaucoup de voteurs en Flandre qui ont eu l'expérience de 'l'ordre nouveau' ? Qui savent qui c'est, Staf Declerk ? Tout le monde actif en Flandre est né après la guerre. Mais bon, on reste toujours un peu sur sa faim si on ne peut pas quelque part associer les flamands et le fascisme, non ?