samedi 21 juin 2008

Les Wallons, un peuple d'assistés ? Des veaux, aurait dit de Gaulle qui les aimait bien !

Dieu sait si le général de Gaulle aimait la France et les Français, lui qui, pendant quatre ans, a incarné la vraie France à lui seul ! Cela ne l'a pas empêché un jour, exaspéré par l'attitude de ses compatriotes, de dire : les Français sont des veaux (Alain Peyrefitte).
Et bien, c'est la même phrase qui nous vient aux lèvres, à propos des Wallons, en lisant les résultats d'un nouveau sondage publié aujourd'hui dans Le Soir! Réalisé par l'Institut TNS-Dimarso pour le compte de l'UCL, ce sondage révèle que 44% des Wallons voudraient que la Belgique retrouve son statut unitaire, et 22% que l'on renforce les compétences de l'Etat fédéral !!! Comme le souligne "Le Soir", deux-tiers des Wallons rament à contre-courant de l'évolution institutionnelle, 17% seulement souhaitant que la Région wallonne et la communauté "française" aient plus de compétences...On apprend également que 66% des Wallons s'opposent à la scission de l'arrondissement de BHV et qu'une immense majorité d'entre eux veulent le maintien d'une sécurité sociale fédérale.
En clair, qu'est-ce que cela signifie ? Que, dans leur grande majorité, les Wallons sont des gens peureux et sans dignité, qui s'accrochent à leur statut de "peuple assisté" par la Flandre. Ils sont anti-flamands (puisqu'ils sont contre la scission de BHV), mais veulent continuer à dépendre de la Flandre pour leur petit confort matériel. C'est pour cela qu'ils voudraient le retour à l'Etat unitaire, un Etat qui était encore plus dominé par les Flamands que l'Etat fédéral.
Cette attitude est effarante. Non seulement elle manque totalement de dignité et de fierté, mais elle renie le combat des générations précédentes pour l'émancipation et la liberté de la Wallonie. C'est une véritable honte ! Ces Wallons ont perdu la mémoire, ils ne connaissent pas l'histoire de leur passé, même récent...
Il est vrai que l'enseignement prodigué par la Communauté dite "française" n'a rien fait pour transmettre et raviver cette mémoire. C'est pour cette raison que l'enseignement de l'histoire aurait dû relever des compétences régionales. L'histoire de Bruxelles et du Brabant est tout-à-fait différente de celle du pays wallon. L'enseignement de l'histoire aux enfants et adolescents wallons constitue un échec total et on ferait bien de créer aussi des "Territoires de la mémoire" pour le combat wallon.
Oui, les Wallons sont des "veaux" et ils mériteraient qu'on les laisse à leur sort minable. Ce n'est pas une nation, ce n'est pas un peuple. Comme l'a dit Eric Van Rompuy ou Jean-Marie De Decker - peu importe! - la Wallonie est le seul pays du monde qui refuse d'avoir plus de pouvoirs et de compétences... Lamentable ! Shiller disait : Respekt für Ihn, er ist Walon! On dira bientôt : honte à lui, c'est un Wallon....
Le Soir relève toutefois que si le pire arrivait - le meilleur à notre avis - , c'est à dire la scission de la Belgique sous la poussée flamande, 56,5% des Wallons seraient pour une Fédération Wallonie-Bruxelles, tandis que 30% choisiraient le rattachement de la Wallonie à la France et 20% seulement l'indépendance.
Si l'option rattachiste de 30% des Wallons nous réjouit, nous ne pouvons nous empêcher de penser que, dans ce choix également, comme dans celui du"Wallobrux", c'est encore et toujours l'esprit d'assistanat qui prévaut pour certains: faute de continuer à bénéficier de l'aide des Flamands, les Wallons se tourneraient vers Bruxelles ou vers la France pour continuer à être "assistés"...
Cela nous choque car, à "Liège-France", ce n'est pas dans cet esprit que nous prônons le rattachement à la France. Nous voulons rejoindre la République non en mendiants, non pour êtres assistés, mais la tête haute, parce que la France est notre référence culturelle fondamentale, la patrie des droits de l'homme, notre vraie nation et que nous l'aimons.

16 commentaires:

Anonyme a dit…

La Flandre veut devenir un autorail.
La Wallonie est un wagon perdu qui cherche une locomotive.
Bruxelles ? Un tender communautaire disputé.
Et ce n'est pas un flamand qui le dit !

Anonyme a dit…

C'est la faute de la Communauté "française", mais aussi des médias qui ont bourré le crâne de deux générations de Wallons.J'en ai vraiment marre des Bruxellois qui dirigent tout avec leur RTBF, leur RTL et leurs journaux belgicains.Et les partis politiques, c'est la même chose , on ne parle plus que des partis "francophones", jamais de partis wallons!Ce mot de "francophone"me fait horreur, on a vraiment dénationalisé les Wallons , avec la complicité des "dirigeants" wallons, ou supposés tels, comme l'Italo-montois Di Rupo, l'Italo-binchoise Arena devenue bruxelloise, la fameuse Onkelinx qui était liégeoise et a abandonné Liège pour s'installer à Bruxelles, la Joëlle Milquet devenue, elle aussi bruxelloise. Et que reste-t-il en Wallonie ? Tous des minables et des médiocres sauf Rudy Demotte... Qu'est-ce qu'on a à voir avec tous ces Zinneke brusselairs, leur grande fête du 21juillet, leur "Omegang" et Charles Quint, leur "mayboom", leur maneken pis et leur Palais royal ???
Y en a marre, marre, marre !!!

Anonyme a dit…

Si les Wallons en sont arrivés à ce point de déliquescence, il n'y a plus que deux choses à faire : 1) pousser les Flamands à la scission à n'importe quel prix et par n'importe quel moyen; 2) intensifier la propagande en faveur du rattachement à la France en occupant le terrain de plus en plus et avec des actions spectaculaires. Ca ne sert plus à rien de caresser les Wallons dans le sens du poil (belgicain) pour ne pas les heurter, etc. Il faut leur montrer que nous existons et faire des actions "coup de poing" dans toute la Wallonie.
Sinon, mieux vaudrait de s'occuoer d'autre chose, c'est que les Wallons n'en valent pas la peine!Dans ce cas, moi, je vais m'établir en France sans hésiter !

Anonyme a dit…

N'êtes-vous pas trop pessimistes ou trop pressés ?

Je trouve que le fait que 30% des Wallons sont pour la réunion à la France en cas de scission de la Belgique, est très encourageant. 30%, cela correspond au score du cartel CD&V-NVA en Flandre. Et s'il y a 20% d'indépendantistes, cela fait 50% ! Ne faudrait-il pas tenter de réunir les mouvements ou partis rattachistes et indépendantistes ? Ces derniers sont quand même francophiles et partisans d'accords de coopération avec la France, si pas d'association.
Mais pour des actions spectaculaires, ça je suis d'accord

Anonyme a dit…

Cher Monsieur Schreurs,
Croyez que je partage entièrement votre manière de voir les choses (d'une manière générale).
Ce matin, je viens de lire la composition, variable en fonction des sujets abordés, des deux groupes de travail qui sont sensés produire des effets avant le 15 juillet. Je pense que cela va conduire à un blocage total.

Soyez sur de mon appui total et surtout ne vous découragez pas.
Amicalement

Anonyme a dit…

Les Wallons ne sont pas des veaux, mais ils ont perdu la mémoire et ils ont peur. Il faut les réveiller et leur rendre confiance en eux !

Anonyme a dit…

Pour rendre une dynamique au peuple wallon, il faut lui rendre le bol d'oxygène qui ne peut venir que de France. Mais pour l'alimenter, nous devons nous battre tous les jours pour lui faire comprendre que la grande belgique n'a jamais existé et qu'il vit dans un petit royaume sans ambition et sans moyens.

Il faut lui rappeler sans cesse que la France est encore et toujours une grande puissance dans le monde où, quoi que les français eux-même en disent où il fait bon vivre.

La belgique est ridiculisée dans le monde pour ses faibles moyens militaires. La France est une puissance nucléaire que l'on doit respecter.

Mais surtout que peut-on faire avec un marché économique, même en expansion, comme la Flandre, ridiculement petit et borné.

Alors que la France avec ses entreprises est un marché ouvert aux wallons et facile à conquérir.

C'est ce dernier message que Liege France-Eco tente de faire passer !

Anonyme a dit…

Dans sa revue de la presse flamande, "Le Soir" de ce lundi dit exactement la même chose. Le titre est en effet : "Des Wallons peureux, pauvres et fuyant leurs responsabilités".
Peter Vandermeersch écrit dans "le Standaard" : "Le niveau fédéral est plus que jamais perçu au Sud comme une assurance-vie. La confiance de la Wallonie en elle-même et en ses leaders n'a jamais été aussi faible". Par contre, le même sondage révèle que "la demande des Flamands d'obtenir plus de compétences pour leur Région n'a jamais été aussi élevée".
Fracture totale, donc, entre le Nord et le Sud.
Ce qui est bien, c'est que vous-autres, à Liège-France, avez relevé, avant la presse flamande, cette attitude peureuse et ce manque de dignité des Wallons !

Anonyme a dit…

"Des Wallons peureux, pauvres et fuyant leurs responsabilités".
Telle est l'image délétère, en effet, le grand mensonge que les politiques flamands ont créé pour justifier leur nationalisme. Qu'on le regrette ou pas, c'est leur stratégie.

Là où se situe le véritable problème, c'est que les milieux ultra-belgeois (les "francophones") et certains milieux wallons (même parmi les plus pointus, y compris dans les milieux réunionistes, hélas !) s'en sont fait l'écho depuis plus de 60 ans.
A force de répétition, beaucoup de Wallons ont fini par croire à cette fable.

Je dis non ! Les Wallons sont tout, sauf des incapables. Arrêtons de nous dévaloriser.
Nous devons au contraire valoriser notre Peuple. Ce n'est que la tête haute que nous rejoindrons la République.

Mais pour ça, il faut commencer par nous rassembler. Sans exclusives entre Wallons qui aiment sincèrement leur Peuple. Rattachiste et indépendantistes ensembles, unis sur l'essentiel.
Et tant pis pour les questions de personnes.

Anonyme a dit…

Extraits d'un commentaire :

98% des gens s'intéressent à ce qu'ils ont dans leur assiette, et pas au attachement à la France (France, Belgique, Wallonie, Fédération Wallonie-Bruxelles, peu importe tant que les sous rentrent fin de mois sur le CCP)
C'est tout-à-fait légitime, même si c'est décevant pour nous : c'est pour cela que la voie que nous avons prise, d'expliquer aux gens que leur misère et la persistance de la Belgieke sont liés, de les informer sur les ficalités comparées, le social comparé, les paniers de la ménagère comparés, c'est très important pour le combat rattachiste, mais ça ne se fera pas en un jour(...)

Anonyme a dit…

Nous devons opposer la vision d'une Wallonie réelle, celle des talents et du mérite à la vision d'une Wallonie "officielle", déliquescente et impuissante.

Anonyme a dit…

Monsieur Thayse a tout-à-fait raison. L'Institut Jules Destrée a fait un gros travail dans ce sens, pour mettre en valeur la Wallonie et tous les grands Wallons. Il a publié de très beaux ouvrages et organisé d'importants colloques et de belles expositions. Mais malheureusement, cela ne touche pas la masse.
Que faire ? C'est le gouvernement wallon qui devrait entreprendre cette tâche si utile, mais il semble incapable de l'accomplir.
En 1991, l'Institut Destrée avait réalisé, avec le soutien de la présidence du gouvernement wallon,un magnifique dossier pédagogique à l'intention des enseignants du secondaire. On pouvait se le procurer gratuitement en en faisant la demande via un numéro de téléphone vert. Mais voilà, on n'en a réalisé qu'un bon millier d'exemplaires. Ce qu'il aurait fallu, c'était que le gouvernement, via l'Institut Destrée, envoie d'office la valisette avec le dossier (il y avait aussi des diapositives), A TOUS les directeurs d'écoles du du secondaire et aussi du primaire de Wallonie, et pourquoi pas, à TOUS les enseignants, directement.
Mais voilà, l'enseignement n'est pas dans les compétences de la Région wallonne et, bien entendu, la Communauté "française" n'a rien fait concernant ce dossier pédagogique, qui est tombé aux oubliettes...

Anonyme a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Anonyme a dit…

Un parti rattachiste, c'est très bien, mais ce qu'il faudrait, ne serait-ce pas aussi reconstituer un vrai Mouvement wallon qui pourrait coordonner toutes ces actions, ces démarches pour conscientiser les Wallons, agir inlassablement auprès des responsables pour informer les Wallons de leur histoire, de leur passé récent, de tou e que les Wallons ont été - et sont encore - capables de faire, d'entreprendre, de réaliser ?

Anonyme a dit…

Je rebondis sur ce que viens de dire M. J. Dujardin,

Tout à fait ! Soyons des militants de l’identité wallonne ! Ce que vous dites est vrai, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il faut espérer que les Etats Généraux de Wallonie déboucheront sur la naissance d'un grand mouvement wallon. Par "mouvement", j'entends non pas un rassemblement de personnes dont la motivation majeure serait la percée électorale, à l'instar d'un parti, mais plutôt un rassemblement plus large c’est-à-dire de formations politiques et aussi, pourquoi pas, de personnalités politiques, qui seraient toutes motivées notamment par la promotion de l'identité Wallonne et celle des intérêts de la Wallonie, ce autant dans les consciences et que dans les faits. Un mouvement, qui, avant de se prononcer directement pour l'une ou l'autre perspective d'avenir, à savoir la réunion à la France, l'indépendances, etc., consacrerait d'abord son énergie à développer plus profondément dans l'opinion publique wallonne, la conscience que nous, Wallons, appartenons à une même population, que nous avons une histoire commune, une culture française commune, une langue et des traditions wallonnes communes, bref, une identité commune, et que nous en sommes fiers, et que nous sommes aussi, nous Wallons, demandeurs d'un destin commun. Plutôt que de poursuivre un objectif directement électoral, ne serait-il pas plus utile dans l'immédiat, de chercher à éveiller les consciences.

Et Bruxelles dans tout cela, me demanderez-vous ? Je n'en ai pas parlé, expressément parce que je pense que cette région devra se prononcer elle-même sur son avenir sans pour autant entraver la marche de la Wallonie vers sa propre autodétermination. Et BHV ? BHV est un problème flamando-bruxellois. Malgré le matraquage médiatique et particratique quotidien, je persiste à dire que BHV ne concerne en rien les Wallons car il passionne des personnes au sud, qui poursuivent un tout autre objectif que le nôtre, à savoir faire perdurer l'impérialisme "francophone" belgicain en terre étrangère, c'est-à-dire en terre flamande. Pourquoi donc monter deux communautés culturelles l'une contre l'autre ? Au contraire, je pense que nous, Wallons, aurions, à ce jour, tout intérêt à nous entendre avec les flamands sur le plan de la séparation, cela afin de préparer un divorce belge le plus à l'amiable possible. Que je sache, la Wallonie ne se trouve pas en Flandre, par contre, Bruxelles, oui, par contre les communes dites "à facilités" de la périphérie des 19 communes, oui, par contre la Wallonie pourrait bien un jour se retrouver, comme je le souhaite, dans un territoire bien plus grand, un territoire qui correspond à son âme et à son aspiration historique, c'est-à-dire la France. Le jour où il sera question d'adhérer à la France, j'espère qu'à ce moment, la Wallonie sera fière d'elle-même et présentable.
Marc HANSEN, ce lundi 24 juin 2008

Anonyme a dit…

Je suis d'accord avec Marc Hansen.

Attention cependant quand on parle "d'identité wallonne". Ne confondons pas "identité" et "fierté". L'identité wallonne est essentiellement française, car ce qui rassemble et unit tous les Wallons, c'est la langue française et le rapport culturel à la France.
Si les wallons ne parlaient que leurs dialectes, un Montois ne comprendrait pas un Liégeois; déjà avec le parler carolo, c'est difficile pour nous. Nos folklores sont différents aussi. Au fond, la Wallonie, c'est un peu une petite France en réduction.Certains "wallonistes" ont imaginé de créer une "langue wallonne" unifiée. Une sorte de "volüpik", comme aurait dit de Gaulle. François Perin a fait un sort à cette idée complètement farfelue.
La Wallonie a certes une personnalité régionale, qu'il faut sauvegarder, mais ce n'est pas, cela n'a jamais été et ce ne sera jamais une nation comme la Flandre. La vraie nation des Wallons, même s'ils ne le savent pas, c'est la nation française.