Cette répartie (la première) n'est ni de José Happart, ni de José Fontaine, ni de Paul-Henri Gendebien, mais du président de la N-VA, Bart De Wever.
A un journaliste étranger qui lui demandait ce qu'il attend du roi, après la démission du premier ministre Yves Leterme, Bart De Wever a eu cette fière réponse : Je suis républicain, moi Monsieur, je n'attends rien du roi sauf (qu'il prenne) sa pension !
On peut penser ce qu'on veut de M. De Wever, comme on aimerait qu'il y ait en Wallonie un président de parti politique qui ose dire de telles choses. Ne comptons certes pas sur M. Olivier Maingain qui, interrogé par la journaliste de la RTBF au JT d'hier soir-qui le présentait un peu comme le De Wever francophone,-s'est défendu d'avoir jamais tenu de propos sépératistes, assurant, pour qu'on le comprenne bien, qu'aller au delà du fédéralisme serait un malheur pour notre pays !
Par contre, le ministre flamand Jo Vandeurzen, l'ancien président du CD&V, a rappelé avec fermeté qu'une profonde réforme de l'Etat dans un sens confédéral est indispensable et que si les francophones ne veulent pas l'admettre, chacun devra prendre ses responsabilités. M. Schouppe et un autre dirigeant du CD&V ont tenu des propos semblables, l'un d'entre eux disant qu'il préférait le confédéralisme à la scission, mais que....
Joëlle Milquet a ressorti sa ritournelle à propos des "vrais problèmes des gens" (le pouvoir d'achat, le prix du mazout, etc) qui, selon elle, n'ont rien à voir avec les problèmes institutionnels, alors que pour tous les partis flamands, les deux types de problèmes sont intimement liés.
C'est sans doute ce qui a motivé, dans la dernière note qu''Yves Leterme a remise au roi, la constataion que les points de vue des deux communautés dans ce domaine sont inconciliables.
Quant à Elio Di Rupo, qui est encore parvenu désigner le roi comme le souverain - ce qui est quand même ahurissant pour un défenseur de la souveraineté du peuple ! - il s'est exclamé, au JT de la RTB(f) : les Wallons ne peuvent tout de même pas accepter d'avoir plus de compétences et de responsabilités sans le financement qui doit les accompagner! Quel financement ? Celui de la fiscalité régionale, comme le proposent les Flamands ? Ah non: le financement par le Fédéral suivant le système des dotations, c'est à dire...l'assistanat de la Wallonie par la Flandre ! Il a affirmé cela sans la moindre honte, comme si ça allait de soi !
Quand on vous dit que la Région wallonne et sa classe politique sont vraiment tombées très bas...
1 commentaire:
Il faut avouer une heureuse amélioration de la démocratie dans le royaume. Après la guerre, ce fut Lahaut, un parlementaire communiste qui fut assassiné parce que l'on avait cru qu'il avait crié "Vive la République". Il y a quelques années, c’est un avocat namurois (ne me demandez pas son nom, ma mémoire est défaillante) que l'on voulu mettre en asile psychiatrique pour l'affirmation de ses convictions républicaines.
Aujourd'hui, l'on s'offusque simplement sur la réflexion de Monsieur Bart de Wever. Immense progrès dans notre belgique (petite comme aimait l'affirmer le journal satirique "Pan" mais grande par sa "connerie" comme aurait pu dire Michel Audiard.
Demain, verra-t-on notre Souverain (Mettre la Majuscule SVP) devenir "Albert Egalité" et proclamer que dans la nation "Liberté, Egalité et Fraternité" devenaient les valeurs nationales ?
Mais que deviendraient nos hommes politiques si attachés au régime actuel ? C'est tellement facile de plonger le pays dans la crise et d'attendre après une recommandation et une bénédiction venant du Palais.
Et c'est peut-être là que se situe le noeud gordien du problème. Trancher dans la pléthore de profiteurs du système pour revenir à des hommes d'Etat avec de vraies valeurs !
Tous les partis politiques sont devenus des fonds de commerce et le préserver par un marketing agressif est de mise.
Demain, le pouvoir d'achat va augmenter, le mazout sera remboursé, les pensions seront adaptées (surtout les petites diront-ils car ils sociaux), les charges vont diminuer (surtout pour les petites entreprises car ils sont tous libéraux), tous le monde aura des papiers (car ils sont tous humanistes).
Ils n'on pas encore oser dire que les aveugles reverront, les sourds réentendront, les estropiés deviendront des athlètes complets grâce à leur nomination dans un gouvernement "d'union nationale".
Mais cela ne saurait tarder. Tout cela, nous l'auront demain, si nous sommes bien sages et acceptons un gouvernement qui discute sur quelques euros de plus pour les plus pauvres et qui refuse le changement nécessaire au pays pour évoluer plus démocratiquement.
Car enfin, entendre dire qu'une minorité bloque la majorité en belgique prouve que les flamands considèrent les wallons n'ayant qu'à se plier aux diktats qu'ils imposent à l'état fédéral. Ils sont maîtres chez eux, c'est sûr! Mais l'union Flandre/Wallonie ne s'entend plus.
C'est donc le droit de chacune des deux parties de réclamer son dû et comme l'union est devenue caduque, envisager la solution moderne par excellence, le divorce.
Et qui sait si notre belle Wallonie ne fera pas les yeux doux à un partenaire plus compréhensif, plus riche, plus protecteur. La France, par exemple .
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