Après 400 jours de crise politique, Nord et Sud se divident toujours davantage, peut-on lire dans Le Soir de ce lundi. Ils n'ont plus la même conception de l'Etat. Du fédéralisme. Du droit. Du financement. De la justice. De l'immigration. De la liberté linguistique. De la responsabilité fiscale...Deux logiques s'affrontent inlassablement. Si, ils ont encore une chose en commun : la peur, la peur de l'autre, relève l'auteur de l'article...
Bigre ! Et c'est parce qu'ils ont peur les uns des autres que les Flamands et les francophones restent ensemble ? C'est ça, la België-que d'aujourd'hui ? Ce n'est plus du surréalisme, on est en plein Kafka !
Et c'est le moment que choisit Mme Houard pour lancer sur internet une nouvelle tentative de mobilisation des belgicains, estimant que la Belgique est en danger de mort ! (Là, elle voit juste !). Et de dénoncer la fédéralisation de la Belgique en marche depuis 30 ans et le monde politique coupable à ses yeux de démantèlement de l'Etat "sans mandat démocratique"(La Libre Belgique du 7 juillet 2008). Sans mandat démocratique ? Parce que les élus ne représentent pas le peuple ? On a déjà entendu cela, avant la guerre, dans la bouche des fascistes, en particulier de Léon Degrelle, qui opposait son "Pays réel" à celui des parlementaires.
Nous l'avons dit et répété : ce pays est moribond. Comme l'a déclaré le grand journal britannique The Economist,"il a fait son temps". De faux médecins comme Mme Houard, qui n'ont guère de connaissances historiques et encore moins de psychologie, s'affèrent autour du mourant, en lui branchant partout des tuyaux eux-mêmes chargés de rustines, afin de le maintenir dans une vie végétative ! Est-ce bien raisonnable ?
Mais au fait, de quoi ont-ils vraiment peur, les Flamands et les Wallons que tout sépare, mais qui n'arrivent pas à...se séparer ? Quelle maladie honteuse les ronge, quels scrupules? Qu'espèrent-ils encore retirer les uns des autres, quels avantages comptent-ils soutirer de cet Etat ubuesque avant de le jeter aux orties ? Allons, un peu de courage !
Un bel avenir s'offre à la Flandre indépendante et nous, Wallons, nous pourrons enfin retrouver le sens de la dignité et de la grandeur en devenant citoyens français, citoyens de ce beau pays qu'est la France, citoyens de cette République qui défend et symbolyse les valeurs auxquelles nous sommes attachés -la laïcité, les droits de l'homme-, citoyens de la cinquième puissance économique du monde, sans oublier que la France est aussi la fille ainée de l'Eglise !
Les Flamands vont fêter, comme il se doit, leur fête nationale le 11 juillet. Nous Wallons, notre fête nationale c'est le 14 juillet ! Apprêtons nous à fêter le 14 juillet avec faste et sortons fièrement nos couleurs. C'est la meilleure riposte, la plus intellligente à la fête flamande du 11 juillet. A Liège, nous serons comme chaque année 30.000 à fêter la France, mais cette année, cette manifestation devrait revêtir un sens particulier : l'affirmation que nous n'avons pas peur de la scission de la Belgique, car nous avons avec nous 60.000.000 de compatriotes prets à nous accueillir.
Si vous voulez voir comment on fête le 14 juillet à Liège, cliquez sur le lien "Amitiés Françaises".
10 commentaires:
Les petits comiques de "B+", qui défendent sans rire le "fédéralisme d'union", ce curieux pléonasme,n'ont rien trouvé de mieux, pour combattre les thèses séparatistes, que de fêter la Flandre en Wallonie.
Cette cérémonie burlesque aura lieu ce samedi 12 juillet à la citadelle de Dinant. S'agirait-il de l'initiative du bourgmestre que le RWF s'apprête à contrer ? Il semblerait.Alors, allons-y à fond et montrons à ces hurluberlus qu'il y a encore des Wallons plus dignes qu'eux !
Il parait qu'il y aura "un match-retour à Saint-Trond", annonce La Libre Belgique. Nul doute que ce sera un match nul,nul dans tous les sens du terme ; un 0/0.
Les petits comiques ont fait appel à un "humoriste" flamand pour leur fête flamande en Wallonie, un nommé Bert Kruismans, qui va tenter d'endormir les Wallons déjà si assoupis en leur serinant des fadaises.
Vous avez dit : dérision ? Disons plutôt : dérisoire !
Pourquoi ne pas créer une association "B-moins", pour l'union des séparatistes...
Ca ce serait original et réaliste : une union des séparatistes flamands et wallons pour en finir avec cette "België-que", comme vous dites, qui empêche les deux peuples de s'émanciper et de vivre leur destinée.
Vous devriez proposer cela. Et lancer l'idée sur internet. Vous voyez d'ici la tête de Mme Houard et des polichinelles de "B+"...
C'est l'occasion d'une belle action en commun de tous les rattachistes. Bravo ! Il ne faut pas rater cela.
Pourquoi pas "B- F+"? Qu'en pensez-vous?
Voici le texte que j'écrivais le 4 août 2007 pour décrire la bonne ambiance qui existait déjà à l'époque entre le nord et le sud belge suite aux élections du 10 juin de la même année. "L'homme aux 600.000 voix" n'en finissait pas de tenter de former son gouvernement. Vous vous souvenez que tous les partis dits de l'"orange bleu" ou pas "bleu" s'entendaient formidablement bien et que les "information", les "négociations", les "explorations" et autres contorsions allaient déjà bon train. Voici ce texte. Je l’avais intitulé :
« LE DERNIER QUART D’HEURE DU TITANIC »
"A moins d’un miracle, Yves Leterme, à Val Duchesse, se trouve actuellement à des années-lumière de la formation d’un gouvernement fédéral belge. Et si miracle a lieu, combien de temps, ce n + 1 nième gouvernement tiendrait-il ?
Il faut bien se rendre à l’évidence : la Belgique, c’est fini ! Mais oui, c’est fini ! C’est fini et bien fini ! Bye bye Belgium !
Pourquoi donc s'obstiner à se voiler la face et se complaire ainsi dans un mensonge permanent qui dure depuis 1830, et qui n’a que trop duré ? Tricher avec la réalité ne peut perdurer indéfiniment. Ouvrons les yeux tout grands : Il n’est plus possible actuellement de former un nouveau gouvernement belge. Cela vous étonne ? Moi, pas du tout. Pourquoi ? D'abord qu’est-ce que la « Belgique » ? Est-elle une Nation ? Non, elle ne l'a jamais été. Pourquoi ? Parce que, ce qui caractérise précisément une Nation c'est la volonté générale dans sa population, de vivre ensemble. Or, que constatons-nous: que c'est justement la volonté contraire qui s'est développée au cours de l'histoire, à savoir que les belges du nord ne veulent plus vivre avec les belges du sud. Point ! La Belgique, est-elle un état ? Oui, si l’on peut dire, un état monarchique, conventionnellement unitaire à sa naissance, mais rapidement régionalisé et même « fédéralisé » par la force des choses. Cependant, si nous examinons sa Constitution « fédérale » d’un peu plus près, nous constatons que celle-ci demeure foncièrement inachevée et l’article 35 curieusement inappliqué. Il s’agit en fait d’un FAUX "Etat fédéral", d’un mensonge, d’un fédéralisme mal conçu parce qu’incomplet et qui à fortiori fonctionne mal. Par ailleurs, si nous regardons autour de nous, nous voyons que, bien plus qu’une différence de langue, le nord et le sud du pays ont développé, au fil de l'histoire, des sensibilités, des projets de sociétés et même des façons de penser qui n’en finissent pas de diverger, et cela n'est pas près de s'arrêter. A l’heure où je vous écris ces lignes, nous vivons le dernier quart d’heure de la Belgique. Moment surréaliste ! Nous nous dirigeons actuellement tout droit vers le grand clash à la Tchécoslovaque.
La Belgique, ce malheureux pays, au grand dam de ceux qui y ont cru, n’a jamais pu et n’aurait jamais pu non plus, de par sa nature, devenir une véritable Nation digne de ce nom. Bien au contraire, cet "Etat" n’est resté en fait qu’un pseudo Etat monarchique, déchiré, convulsé, devenu de plus en plus compliqué à gérer, un véritable bric-à-brac institutionnel, un fouillis quasi inextricable fait de « Régions linguistiques », de « Régions » tout court, de « Communautés linguistiques », de « Communes à facilités », de « Cocof », de « Cocon », de « BHV », de « Fourons », et je ne sais quels autres rapiècements. N'oublions pas non plus que ce pays fut mis en place artificiellement au dessus de nos têtes en 1830, et qu'il a contraint deux peuples de cultures et d'aspirations opposées, à vivre côte à côte, tout cela pour asseoir une nouvelle dynastie de la noblesse, celle des « Saxe-Cobourg Gotha ».
La France, quant à elle, ne vit absolument pas ce problème. Sereine et seine, elle n’en a cure car cette grande nation est tout simplement devenue, depuis sa révolution, une république laïque, une et indivisible. Par ailleurs, son nouveau gouvernement, eût-il été élu de gauche, de droite ou même du centre, se trouve à la barre déjà depuis un bon bout de temps, … et gouverne ! Par contre, chez nous, cela se passe pour le moins différemment : … S.O.S. … ici Wallons et Bruxellois … nous nous trouvons encore à bord du Titanic « Belgique » … battons toujours pavillon noir jaune rouge … plus de capitaine à bord … avons mis cap sur destination complètement indéterminée … position inconnue … naviguons vaille que vaille sans gouvernail … pagaille communautaire à bord … risque de mutinerie … tempête … vent violent … dérivons … espérons élection d'un nouveau capitaine … attendons désespérément (im)probable fumée blanche … continuons malgré tout à observer paisiblement mouettes de la Mer du Nord … BOUM CRAAC ! …avons heurté iceberg flamand …blocage BHV … bâtiment brisé … sombrons …. GLOU GLOU GLOU …………………………………………………………………………………………………...
Ceux qui préfèrent aller vivre au fond des mers, et bien qu’ils y aillent et surtout, que grand bien leur fasse ! En tout cas, moi, je n’hésiterai pas à changer d'équipage … vers un autre où je pourrai enfin respirer de l’air frais en toute liberté !
Marc HANSEN,
Liège, ce samedi 4 août 2007 »
On s'est souvent demandé qui soutenait Madame Houard. On le sait à présent, c'est le CDF, le parti des "Chrétiens Démocrates Fédéraux", dont le président est M. Pierre-Alexandre de Maere d'Aertrycke, né en Flandre, marié à une Wallonne et habitant à Bruxelles. Que peut-il être d'autre que "belge", forcément! On ne peut lui en vouloir, mais...on ne voudrait pas être à sa place.
Belgique Psychodrame ! Belgique Titanic ! Belgique Requiem !
A propos du rattachement,
nous voulons tous le rattachement à la France mais de quoi, au juste ? Et comment ? Je crois que le plus simple est dire ceci : Préoccupons-nous essentiellement du rattachement à la France, de tout l'espace compris entre Arlon et la frontière linguistique, autrement dit de la Wallonie. Ce qui se passera dans tout l'espace compris entre le nord de cette frontière et la Mer du Nord, ne nous concerne pas. Que Bruxelles, à savoir la Région des 19 communes, se dépatouille elle-même avec ses problèmes linguistiques et ses "francophones de la périphérie", statue elle-même sur son avenir et ce, sans interférer, s'il vous plaît, dans l'Histoire de la Wallonie. Nous ne pouvons ni résoudre les problèmes des Bruxellois a leur place ni décider d'eux à leur place. Mais qu'ils ne viennent pas non plus, de grâce, décider de nous à notre place.
C'est exactement mon point de vue, même si j'éprouve de la sympathie pour certains Bruxellois francophones, mais certainement pas pour ceux qui voudraient annexer ou bilinguiser le Brabant wallon.
Es-tu au courant, Marc, d'une manifestation organisée dans le centre-ville par nos amis du RWF de Liège, le samedi 12 avril ? Avec calicot et distribution de tracts ?
Le 12 avril, le RWF fédéral appelle à manifester avec drapeaux à Dinant pour contrer la "fête flamande de Wallonie" (!)organisée par le groupe belgicain "B+", avec l'appui du mayeur local, un certain Fourneaux.
Donc, deux manifestations le même jour, dans des villes différentes...
Si c'est exact, voilà encore une belle dispersion des efforts. Ce serait d'autant plus dommage que les deux manifestations sont intéréssantes.Comment expliquer ce manque de coordination ?
Es-tu au courant ?
Non, André, c'est un cafouillage de plus et un bien malheureux.
Tant pis, nous partirons ensemble,
Amitiés.
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