La nouvelle s'étale en grandes lettres sur la "Une" du Soir de ce matin : Un Wallon sur deux se verrait bien Français.
C'est ce qui résulte du tout nouveau sondage réalisé par l'IPSOS à la demande du Soir et de La Voix du Nord: en cas d'éclatement de la Belgique - ce dont 29% sont convaincus - 49% des Wallons sont favorables au rattachement à la France, et 60% des Français se disent prêts à les accueillir !
Le rattachisme fait son chemin, relève Le Soir : en janvier 2008, ils étaient 29%; ils sont actuellement 49%. Le bond en avant en six mois est énorme : plus 20% ! Et parmi les Wallons tout-à-fait convaincus que la Belgique va disparaître, le pourcentage des rattachistes grimpe à 70% !
De leur côté, le pourcentage des Français favorables au rattachement de la Wallonie à la République, est également en progression ; il est actuellement de 60% pour l'ensemble de l'Hexagone, soit une augmentation de 6%.
Le Soir rappelle les propos de Charles Plisnier, écrivain et prix Goncourt, au Congrès national wallon de 1945 : Lorque nous aurons fait cette expérience (le fédéralisme) ultime et si, comme je le crains, cette expérience avorte, alors...nous serions justifiés à nous tourner vers la France et aucun reproche ne pourrait nous être adressé, car cette expérience, nous la ferons en toute loyauté...Alors nous lui dirions : France au secours ! Ey croyez le bien, elle viendra ! Je me souviens qu'après ce discours follement acclamé, toute l'assemblée, debout, entonna La Marseillaise...
Le Soir cite aussi les propos de Jacques Chirac, président de la République, recevant une délégation wallonne : Ce ne sont pas des visiteurs étrangers qui sont présents à l'Elysée, mais des compagnons, des frères...La Wallonie est une région qui fait honneur à la culture française. C'est dire l'estime, l'affection, l'amitié que nous éprouvons pour vous... Ou encore Georges Simenon et Jacques Attali. Ce dernier, qui fut le conseiller spécial de François Mitterrand, déclara : S"ils étaient consultés demain sur un éventuel rattachement des francophones de Belgique à la France, 95% des habitants de l'Hexagone répondraient favorablement.
Voilà qui nous donne chaud au coeur et nous conforte dans notre combat. Il reste à espérer qu'un accord juste et équilibré pourra être conclu avec les partis politiques flamands, pour un divorce à l'amiable.
Vive la France, vive la Wallonie française !
11 commentaires:
Une chose me frappe dans ce sondage : on ne parle pas des Bruxellois francophones. C'est très révélateur, on ne leur a pas demandé leur avis parce que les commanditaires du sondage, aussi bien français que belges, savent très bien que l'immense majorité des Bruxellois ne sont pas rattachistes. L'autre sondage, celui du "Vlan" est très clair : près de la moitié des Bruxellois(47%) veulent que Bruxelles devienne une ville ou une région INDEPENDANTE. Il n'y a même pas 1% de rattachistes.
Ce double sondage devrait faire réfléchir ceux qui,dans leurs discours et sur leurs banderolles,affectent de croire à un destin commun de Bruxelles et de la Wallonie, à "Bruxelles, région de France" !Ce sont des rêveurs et des utopistes!
A Liège-France, vous avez vu clair depuis longtemps, vous en particulier Monsieur Schreurs, vous êtes bien plus lucide que Monsieur Gendebien et ses amis, ce qui n'enlève rien à la sincérité et aux mérites du président du parti frattachiste. Simplement, il s'est trompé dans ses analyses politiques et, forcément, sa stratégie n'est pas la bonne. Il faut dire la vérité aux gens et leur faire prendre conscience que les Français sont des frères et les aiment bien, contrairement aux Flamands, et aussi à beaucoup de Bruxellois qui méprisent tous les "provinciaux", qu'ils soient wallons ou flamands. Cette prise de conscience des Wallons, à laquelle des gens comme vous ou Monsieur Gheude travaillez sans relâche, est autrement importante que la comparaison des prix des denrées alimentaires, qui peuvent varier à tout moment. Heureusement qu'il y a le blogue de "Liège-France" et celui de Monsieur Thayse pour élever le débat !
Continuez, chers amis, vous êtes sur la bonne voie...
Un détail, mais qui a quand même son importance : quand va t-on laisser tomber ce terme désuet de "réunioniste" ? Une fois pour toutes, le terme "rattachiste" s'est imposé, il figure dans le Larousse et est utilisé par tous les media.. Pourquoi s'obstiner ? Et le plus comique est de dire "les réunionistes et rattachistes", comme s'il s'agissait de deux choses différentes ! Il y a vraiment des gens qui cherchent à diviser plutôt qu'à unir...Quelle bêtise !
Vous pouvez télécharger les résultats complets de l'étude. Les chiffres sont éclatés en fonction des genres, âges, statuts professionnels, provinces, etc...
Intéressant !
Cliquez sur : "Les résultats complets de l'étude "
Il y a encore beaucoup d’indécis où de lâches qui hésitent devant le rattachement, mais il faut savoir qu’ils ne seront pas l’obstacle majeur à la réalisation de ce retour à la République. Nos ennemis réels qui sont à combattre si l’on veut que notre cause triomphe, ce sont les politiciens, prêts à nous vendre une nouvelle fois éventuellement pour conserver leur mandat et les privilèges qui s’y rattachent, mais surtout par ce que les psychologues appellent la résistance au changement.
Pourtant, le monde évolue à une telle vitesse que le changement doit se faire, de plus en plus vite, de plus en plus fort !
S’ils ont encore un peu d’intérêt pour la chose publique et le bien de leurs concitoyens, il faut qu’ils s’engagent à fond.
Faire partie de la cinquième puissance au monde permet plus d’espoir de survie dans ce monde chamboulé que d’appartenir à un état croupion du Benelux tout proche et de l’Europe si lointaine !
Les commentaires de Monsieur Thirion sont toujours très judicieux, et son blog très intéressant.
Miracle ! C’est fantastique. Je me suis précipité aujourd’hui vers ma librairie la plus proche pour y acheter Le Soir que je n’avais pas encore acheté. C’est merveilleux. C’est comme si un beau soleil venait d’apparaître soudainement après un sombre orage. Donc la France n’est plus très loin dans les mentalités. Cela nous redonne un bel espoir.
J’espère que cet heureux événement dynamisera les Etats généraux de Wallonie et que de nombreuses personnalités de la politiques et des universités, des chercheurs, des journalistes sortiront enfin du bois.
Il y a peu, je flânais à Givet (où naquit Étienne Nicolas Méhul, le 22 juin 1763, celui-ci composa le célèbre chant révolutionnaire du « Départ » en 1794) et me suis mis à rêver en regardant la façade de l’Hôtel de Ville. Je m’imaginais que toute bourgade de Wallonie serait comme ici, que le drapeau de la République pendrait aux fenêtres, que les gens chanteraient sans complexe, le « Chant du Départ » et la « Marseillaise » et que tous les regards Wallons seraient enfin tournés vers Paris…
Vive la Cocarde ! Vive Marianne !Vive la Révolution Française ! Et vive la Wallonie Française !
Vu cette remarquable évolution de l'opinion publique wallonne, ne pourriez-vous surmonter vos divergences de vues et trouver un compromis ? Non seulement entre le RWF et Liège-France, mais aussi avec le parti "France" qui s'est allié au mouvement indépendantiste du Hainaut. Une union des trois groupes, annoncée dans la presse,aurait un effet certain et ensemble, vous feriez plus de voix. Au Sénat, M. Schreurs avait récolté 839 voix, je crois; Mme Lehyme plus de 500. Au parti "France", Mme Jarbinet obtient chaque fois pour la province de Liège environ 400 voix...Vous avez tous le même objectif, le même idéal. Une nouvelle entente devrait être possible, si CHACUN met de l'eau dans son vin.
Comme compromis, ne serait-il pas possible que le RWF et Liège-France n'évoquent plus le problème de Bruxelles, ni dans un sens ni dans l'autre, et que Liège-France ne parle plus des séparatistes flamands ? Une trêve jusqu'aux élections de 2009...
Je ne crois pas, si j'en juge par la dernière "carte blanche" de M. Gendebien, datée du 28 juillet, qu'un tel compromis soit possible. Il y mélange encore allègrement Wallons et Bruxellois et continue à présenter le RWF comme le grand défenseur des francophones de la périphérie, pour lesquels il préconise des "consultations populaires supervisées par l'Union européenne".Or il sait très bien que les partis flamands n'accepteront jamais cela. C'est de la politique électoraliste dont les Bruxellois ne seront pas dupes :Ils préféreront donner leurs voix à un grand parti comme le MR et son appendice FDF, car ils sont bien trop belgicains pour voter "rattachiste". On retrouve cette préoccupation électoraliste dans la propositon de M. Gendebien de provoquer un scrutin fédéral anticipé. Avec les voix des Bruxellois "centraux' et "périphériques", il se verrait bien, en effet, propulsé au Sénat.
Je crains bien que toute la stratégie du Président du RWF soit conditionnée par ce seul objectif. C'est peut-être ce qui explique ses analyses politiques à contre-courant, ses positions anti-flamandes et anti-confédéralistes. Pour les Wallons rattachistes qui ne songent qu'à leur idéal. M. Gendebien n'est décidément pas crédible. Il se comporte, en fait, comme le président d'un parti francophone simplement plus pugnace que les autres. Un arrangement avec lui paraît dès lors très utopique et il semble inutile de lui proposer de laisser actuellement de côté le problème de Bruxelles.
Merci à Stéphane Marcilhacy !
Hier déjà, le "Figaro" avait fait paraître un article intéressant sur le sujet.
La prise de conscience progresse des deux côtés de la frontière, quelle que soit la solution choisie par les Wallons et Bruxellois, et par eux seuls...
Il nous reste, pour rectifier les assertions du dernier intervenant dans la dernière partie de cette transmission, à remettre les pendules à l'heure en ce qui concerne le prétendu "jacobinisme" de la France : il faut faire prendre conscience des énormes changements intervenus en France, dans ce domaine, ces vingt dernières années!...
J'ai le sentiment, d'après ce que j'entends dire, que beaucoup de personnes nous lisent. Il nous faudrait un compteur de lecteurs. Je souhaite aussi que beaucoup plus de lecteurs encore se mettent à nous écrire.
Allez-y, chers lecteurs, écrivez-nous sans crainte et sans complexe. Liège-France n'est pas un club fermé, le débat est ouvert à tous. Participez et il vous sera répondu. Noyez M. Schreurs de vos commentaires. Non seulement, sur notre blogue, vous avez l'opportunité de vous exprimer librement, mais vous avez aussi celle de vous instruire. N'hésitez pas !
Enregistrer un commentaire