jeudi 31 juillet 2008

"Walloniïe is het best af als departement in Frankrijk"

C'est ce qu'a déclaré Jules Gheude, l'initiateur d' Etats généraux de Wallonie, au quotidien flamand Het Belang van Limburg de ce jeudi. Petite erreur du journaliste qui a traduit "région" par "département", mais tout le monde aura compris. België heeft geen toekomst meer, a dit Jules Gheude, qui a exposé la nécessité de réunir des Etats généraux de Wallonie.
Tout en exposant les quatre options prévues : Etat Wallonie-Bruxelles, Etat wallon indépendant, réunion à la France ou réunion à une autre entité, notre ami Jules Gheude ne cache pas qu'il est résolument rattachiste : We worden onderdeel van een groot land met een grote cultuur. We zullen ook minder personenbelasting moeten betalen en toch kunnen genieten van een zelfde sociale zekerheid(...) De scheiding tussen kerk en staat is er méér uitgesproken en ze hebben er geen koning. Ik heb me trouwens altijd afgevraagd waarom we hier in België onze staatszaken toevertrouwen aan één familie.
Après avoir expliqué qu'en tant que région de France, la Wallonie se classerait à la huitième place en ce qui concerne la production industrielle, et à la troisième pour les exportations, Jules Gheude souligne qu'en France, la solidarité entre les régions a toujours été très bonne.
Interrogé au sujet de l'avenir de Bruxelles, Jules Gheude rejette l'idée d'un District européen et évoque la possibilité d'une ville libre internationale, comme Monaco. Il relève que cet exemple montre bien qu'il ne serait pas nécessaire de recourir à l'arbitrage des Nations Unies.
Pas question, donc , d'imaginer, comme le RWF, que Bruxelles devienne une "région de France". Bruxelles, ville libre internationale et non région de France, c'est exactement le point de vue de "Liège-France", qui se réjouit de la position réaliste de Jules Gheude.
Qant à la Flandre, il constate : Vlaanderen evolueert in de richting van een natiestaat. Daarom ook de vlaamse vraag om BHV te splitsen. Eeens zover, is alles klaar om te komen tot die Vlaamse natiestaat : één volk, één territorium, één taal. Traduction : "la Flandre évolue dans la direction d'un Etat-nation. D'où la demande flamande de scinder BHV. Pour arriver à un Etat-nation flamand, tout doit concorder clairement : un peuple, un territoire, une langue.
A "Liège-France", nous somme tout-à-fait d'accord avec ce concept, qui doit s'appliquer aussi à la Wallonie et qui sera garanti par la République française lorsque nous y serons réunis.

10 commentaires:

A. Schreurs a dit…

Monsieur Thirion avait posté un commentaire relatif à l'anniversaire de la fusillade de la gendarmerie qui fit quatre morts à Grâce-Berleur le 31 juillet 1950, jour qui est aussi l'anniversaire de la mort du roi Baudouin il y a 15 ans.

C'est un commentaire au
message ci-avant, relatif à l'article du "Figaro",à la date du 29 juillet.

Ma réponse également.

A. Schreurs a dit…

Cher Monsieur Thirion,

Avez-vous bien reçu mon courriel relatf à l'enregistrement de votre blogue "Liège-France Eco" ?

Merci de me répondre.

Anonyme a dit…

Le fait qu'il n'y ait qu'une seule langue offielle en France - principe qui vaudra donc également pour la Wallonie - n'exclut pas la possibilité de sauvegarder certaines langues et dialectes locaux (le breton, l'alsacien, le basque, le wallon, le picard...) en tant que patrimoine culturel.Le FFI a fourni des précisions à cet égard sur le site de Voxlatina.Il ne faut pas confondre "patrimoine culturel" et "minorités linguistiques".

Anonyme a dit…

Excellent article-fiction sur le site du RWF-Liège, dû, semble-t-il, à la plume et au talent de M. Pierre-René Melon, alias Fab de Sologne...
Un référendum a eu lieu en Wallonie. 80% des Wallons se sont prononcés pour le rattachement à la France et Rudy Demotte, toujours ministre-président de la Région wallonne reçoit à l'Elysette le Président de la République, toujours Nicolas Sarkozy, arrivé à Namur en hélicoptère. M. Rudy Demotte rappelle d'abord la promesse faite par Charles de Gaulle ( Si un jour...) puis donne lecture des résultats. Embrassades, congratulations,invitation à Paris, tout baigne...
Voir la suite sur le site du RWF-Liège.

A lire absolument !

Anonyme a dit…

A propos de l'éditorial ci-dessus, tout à fait. Cela tombe sous le sens que le concept "un peuple, un territoire, une langue" doit aussi s'appliquer à la Wallonie si celle-ci veut être rattachée à la France. La République ne voudra jamais accueillir un territoire avec plein d'instabilités. Heureusement, aucune dissension linguistique ne se fait entendre sur tout le territoire de la Région Wallonne, ni dans sa partie de langue allemande ni même dans les communes bordant la frontière linguistique ouest-est. Quel bonheur, toute la Wallonie est épargnée. Alors où est le problème ? C’est bien de la Wallonie dont les rattachistes s’occupent, non ? Vive la Wallonie Française !

Ø a dit…

Reprenant au vol le commentaire de Monsieur Philippe Rasquin et votre citation : un peuple, un territoire, une langue, que deviennent Eupen et Saint Vith ? Seront-ils cédés à l'Allemagne ?

A. Schreurs a dit…

Selon moi, il va de soi que les germanophones d'Eupen et de Saint-Vith doivent être consultés par référendum et déterminer eux-mêmes leur avenir : soit demeurer dans la région wallonne rattachée à la France, avec un statut particulier
dans le genre de celui de l'Alsace, soit se rattacher au Grand duché de Luxembourg, soit se rattacher à l'Allemagne.

Je ne vois pas où est le problème. J'ai toutefois l'impression que cette population de langue allemande préferait s'orienter vers le Luxembourg. Les Belges de langue allemande ne se sentent pas wallons comme les Alsaciens se sentent français.Après la première guerre mondiale, ils sont devenus belges, pas wallons . A cette époque, d'ailleurs, la Belgique était unitaire et la Région wallonne n'avait aucun statut institutionnel.

Anonyme a dit…

Cher Monsieur Scheurs,

Je vous ai envoyé un courriel hier et je vous le renvoie ce matin.

Brevo pour votre travail, il est admirable !

A. Schreurs a dit…

Concernant les anciens "cantons de l'Est", comme on disait, ce fut peut-être une erreur de les incorporer dans la Région wallonne, tout en en faisant une Communauté culturelle. Leurs dirigeants voudraient d'ailleurs que la Région wallonne leur transfère certaines compétences économiques. M. Robert Collignon, l'ancien ministre-président wallon puis président du Parlement wallon, avait d'ailleurs proposé de remplacer le système actuel des communautés et des régions par un fédéralisme à quatre : les communautés étaient supprimées et il y aurait eu 4 régions sur pied d'égalité, la région flamande, la région wallonne, la région bruxelloise et la région germanophone. Chaque région aurait eu un territoire bien délimité et toutes les compétences des communautés actuelles, en plus des compétences économiques et sociales.
Je pense que l'Institut Jules Destrée a également développé cette thèse.
Dans le chef de M.Robert Collignon, c'était bien évidemment une solution provisoire, car tout le monde sait qu'il est rattachiste. Mais de la sorte, chaque Région était un Etat potentiel susceptible de devenir indépendant ou de se rattacher à un autre ensemble.

Anonyme a dit…

Au niveau de la langue, je ne vois pas où est le problème lorqu'il s'agit d'une langue régionale et non officielle. Que je sache le wallon n'est pas reconnu comme langue d'administration officielle de la région.

Que je sache, il y a de nombreux flamands qui parlent encore dans leur langue maternelle et régionale dans le pays "Chtis" comme des Bretons en Bretagne, des Occitans en Occitanie, des provençaux en Provence, etc.

La langue officielle est le ciment d'une nation mais ne devrait jamais être destructice des valeurs du terroir auquel l'on est attaché !.

Il ne faudrait pas tomber dans l'erreur linguistique.

Notre réel problème se situe dans un état artificiel ou deux cultures diamétralement opposées se trouvent emprisonnées !