C'est ce que déclare M. Willy De Waele, bourgmestre libéral (Open VLD) de Lennik, dans le Brabant flamand, au cours d'une interview accordée au Soir de ce 22 août.
On sait que depuis le 13 août, M. De Waele a fait enlever le drapeau belge qui flottait à la façade de son hôtel de ville et sur d'autres bâtiments publics, er l'a fait remplacé partout, dans sa commune, par le drapeau flamand.
"Jamais je ne me suis senti belge", explique le bourgmestre,"C'est quoi ce sentiment belge ? Parlez-moi belge...Où est la langue belge ? La langue, par définition trait d'union entre les peuples. Il n'y en a pas en Belgique. La Belgique a vécu. Elle a vécu parce que la francophonie ne veut pas apprendre notre langue et ne veut pas respecter notre territoire".
M. De Waele fait la distinction entre les Wallons et les francophones. Ce qu'il appelle "la francophonie", c'est "Bruxelles et alentours", qui a des privilèges en Flandre, en Brabant wallon et dans la périphérie. Et ça doit cesser. Fort justement, il fait observer que des dizaines de milliers de Flamands ont émigré en Wallonie, sans facilités, ni culturelles, ni économiqques et qu'il ne viendrait pas à l'idée de demander des facilités en Wallonie. On respecte la langue là où va s'installer. C'est une question de politesse"(...) En Wallonie, il n'y a aucun problème avec l'accueil des Flamands. Il serait tout naturel que les francophones fassent de même en Flandre : il faut donc supprimer les facilités existantes et scinder BHV sans négociation ni concession....
Alors qu'il est parfaitement dans son droit et n'a rien commis d'illicite, le bourgmestre de Lennik s'est fait traîter par un anonyme de "fils de pute" et on (lui) a envoyé (sa) photo avec le sigle SS et la croix gammée...
Que penser de tout cela ?
Qu'hormis une position excessive concernant la scission de BHV - il est évident qu'il faut scinder cet arrondissement obsolète, mais il est non moins évident qu'il faut négocier cette scission et accepter une concession qui pourrait être le fameux corridor de la forêt de Soignes - les rattachistes wallons ne peuvent que donner raison à M. De Waele. Nous non plus, à "Liège-France", nous ne nous sommes jamais sentis Belges. Pour nous aussi, la Belgique "a vécu". Pour nous aussi, les francophones qui vont s'établir dans le Brabant flamand doivent s'adapter et apprendre le néerlandais comme les Flamands émigrés dans le Brabant wallon ou la province de Liège se sont assimilés à la population wallonne sans demander des "facilités". Comme le dit le bourgmestre de Lennik, c'est une question de politesse et de respect.
Vais-je aussi recevoir ma photo avec des symboles nazis parce que je prône, comme le libéral M. De Waele, une politique de respect et de courtoisie de la part des francophones , qui pourront toujours parler entre eux cette belle langue française qui nous est chère ? Quand je vois l'attitude de certains, que je croyais être des amis, qualifier nos positions d'extrême-droite(!?) voire, ce qui est encore plus grave, accuser sans la moindre preuve l'un des nôtres d'avoir flirté autrefois avec une formation politique de cet accabit, plus rien ne me surprend ! Mais cela m'écoeure...
14 commentaires:
Il y a "rattachistes" et "rattachistes". On ne peut s'empêcher de comparer l'attitude et le sentiment des membres du groupe "Liège-France" avec ceux de certains francophiles du parti officiel qui, "au fur et à mesure que l'heure du rattachement se rapproche", avouent ressentir "une certaine nostalgie de la Belgique"... Je n'en suis pas encore revenu !
Le problème est que ces "rattachistes" font passer toutes sortes d'idées avant le rattachement, qui devrait être la seule doctrine, le seul objectif : la laïcité, la protection des "minorités", la lutte contre l'extrême droite (pourtant inexistante en Wallonie), le républicanisme, etc, etc.
Ce n'était pas le cas du "parti France", dont on peut regretter le manque de présence politique, qui laisse le champs libre à toutes sortes de déviances. Si je comprends bien, n'est-ce pas votre groupe "Liège-France" qui perpétue le mieux l'esprit de ce parti avant qu'il n'ait cru bon, pour subsister, de se fondre dans le cartel "Wallon" animé par Monsieur Libert ?
Mais je rêve. La lutte pour le républicanisme passe avant le lutte pour le rattachement à la France ? Et l'on reprocherait cela à certains "rattachistes". Mais cher Monsieur, pour moi c'est exactement la même chose. Comment pourrait-on devenir français sans être républicain ? Monsieur Ducarme et son projet de bantoustan belge sous protectorat serait-il votre égérie ?
Je suis rattachiste et républicain. Et je n'a aucune honte à l'avouer !
Je crains que vous ne m'ayez pas bien lu.
Je n'ai nullement reproché à qui que ce soit d'être A LA FOIS rattachiste et républicain, mais de faire passer telle ou telle idéologie AVANT le rattachement à la France, par exemple la laïcité, la lutte contre l'extrême-droite, etc, qui n'ont rien à voir avec notre combat. Personnellement, j'aurais été rattachiste aussi bien à l'époque de Louis XV, ou de l'Empire que de la République, n'importe quelle République, aussi bien la 3è que la 5è, celle de De Gaulle, qui a songé un moment, pour lui succéder, au comte de Paris.
La FRANCE est une Valeur en soi, bien supérieure à tous les régimes qu'elle a connus. Appelez cela du "nationalisme" si vous voulez, du nationalisme à la de Gaulle, pour qui "la France n'est pas la France sans la grandeur".
Bonjour, un mot pour vous faire part de mon soutien. Ce serait sympa de se retrouver entre Wallons et(les autres) Français.
Entièrement d'accord avec Philippe Rasquin, il ne faut pas réduire la France à un régime et le rattachement à une affinité de régime (les Etats-Unis aussi sont une République, plus grande et plus ancienne que la nôtre). Une organisation politique est un moyen pas une fin en soi.
C'est plus que cela qui nous relie, quelque chose de plus profond, solide et naturel.
Je comprends qu'on puisse s'égarer un peu dans la confusion ambiante.
Amitiés d'Ile-de-France
Pour moi la France ne peut avoir que des valeurs républicaines et penser que je pourrais être pour une monarchie française me rend malade. Comment peut-on parler d'égalité dans un régime royaliste ? Comment peut-on parler de liberté si la nation est représentée par une famille ad vitam aeteram ? Comment parler de fraternité en admettant qu'il y a un monarque devant lequel s'incliner ?
"Une organisation politique n'est pas une fin en soi", c'est ce que pensait François PERIN.
Quand un parti devient une fin en soi, il se sclérose, se durcit, se déshumanise. C'est vrai aussi pour les Mouvements. Et c'est pour cela qu'y a eu et existe encore des divisions dans le Mouvement wallon, y compris chez nous, rattachistes. La cause de ces regrettables divisions est qu'à un moment donné, "l'esprit de parti", la "discipline de parti", la "pensée unique" des dirigeants l'emportent sur l'idéal et les objectifs de base. Alors, les vrais idéalistes se rebiffent et, si leur voix n'est pas entendue, si tout débat d'idées est proscrit,ils sont condidérés comme des "dissidents" et, se sentant rejetés, ils créent une autre formation, un autre groupement où ils peuvent s'exprimer librement. Les "dissidences" naissent toujours d'un déni de démocratie...
@ à Monsieur Thirion :
Comme il semble difficile de se comprendre !
Il n'y a pas de grande différence entre une monarchie parlementaire et protocolaire comme en Suède et une "république monarchiste" comme la 5è République.
En France, les principes de liberte, d'égalité et de fraternité ont été appliqués de 1789 à 1800 (sauf pendant la Terreur),en 1848, de 1870 à 1940 et de 1944 à nos jours, soit pendant les 146 ans de régime républicain (moins de temps que la durée de la Belgique depuis sa création en 1830).
En 1870, après la chute du second Empire, la République n'a été rétablie qu'à une voix de majorité à l'Assemblée nationale. Si le duc de Chambord ne s'était pas obstiné dans son refus d'accepter le drapeau tricolore, c'est la monarchie qui aurait été rétablie.
Certes, c'est la République qui a créé la nation française,mais ce sont les rois qui ont fait la France.
La France que nous aimons transcende tous les régimes, toutes les idéologies. "Pour nous Liégeois", a déclaré un 14 juillet feu le ministre et bourgmestre de Liège, Auguste Buisseret, libéral et franc-maçon, "la France est une religion". De fait, il existait déjà à Liège, au 17è siècle, un parti français soutenu par le roi de France.
La francophilie liégeoise, l'amour de la France, est quelque chose de bien plus profond que l'attachement à tel ou tel régime politique. A vrai dire, c'est tout-à-fait fondamental, la France est ,en soi, une idéologie, sans qu'il soit nécessaire d'y ajouter d'autres valeurs. C'est ce que pensait le général de Gaulle.C'est aussi, je crois, le sentiment à Liège-France.
A Monsieur Rasquin
Vouus semblez être un historiographe de la grandeur de la monarchie et un admirateur de ce régime préhistorique (dans le sens de désuet). Si un roi ne dirige pas, il ne sert à rien et s'il dirige, l'on peut se demander qui la choisi la génétique, Dieu, ou simplement la folie de nos parents. Vous voulez un roi ? Pourquoi pas ? Nommons-en un par procédé électoral tous les cinq ans. la liberté, l'égalité et la fraternité seront ainsi au rendez-vous. Dans ce cas vive la monarchie.
Mais la grande leçon que j'apprends par Liège-France, c'est qu'il y a des rattachistes monarchistes et à vous entrendre le vrai créateur de la France, c'est Clovis. J'ai déjà entendu cela les écoles répubicaines à une époque que je veux oublier !
M. Willy de Waele est loin d'être un extrémiste flamand, entendez par là loin d'être "un sinistre nationaliste flamand d'extrême-droite". Que je sache, il n'est ni membre du Vlaams Belang ni de la List De Decker ni de la Nieuw-Vlaamse Alliantie ni du Voorpost, ni ... etc. Il est simplement libéral au même titre que ses confrères wallons, Didier Reynders, Charles Michel, et j’en passe. Il est libéral de l’Open VLD. Seulement voilà, au même titre par exemple qu'un Eric Van Rompuy, M. Willy de Waele passe pour un "radical" aux yeux de ces « belges francophones bien pensants». Pour quelle raison ? Parce que, tout simplement, ce Monsieur a le culot de dire tout haut ce que la majorité des Flamands pense tout bas, ni plus ni moins. Voilà ce qu’est devenu le "radicalisme" aujourd’hui: être « radical » signifie de nos jours, oser ne pas mentir ni en parole ni en action à la population, qui elle est tout à fait en droit qu’on lui dise simplement la vérité et rien d’autre que la vérité. Alors, je vous le demande, la vérité (des faits), est-elle bonne ou mauvaise à partir du moment où elle dérange ? La vérité, que je sache, n’a pas d’état d’âme, elle n’est ni bonne ni mauvaise, elle n’est ni de droite ni de gauche, elle n’est pas multiple non plus, elle est unique, elle est tout simplement elle-même, à savoir la fidèle description de la réalité. Ainsi, méfions-nous des « biens pensants », des « politiquement correctes », des « béni-oui-oui», des charlatans, des discoureurs, des arrogants, des grandiloquents et de leurs emphases, des cuistres, des imposteurs qui séduisent et qui trompent. Le parti Liège-France a, quant à lui, la remarquable intelligence politique de se trouver en parfaite concordance avec ce que pensent ou disent actuellement les Flamands. C’est fantastique ! Voila démontré dans les dires et dans les faits, que nous, à Liège-France, avons parfaitement raison de souligner l'impérieuse nécessité du moment, de prendre langue avec ces "mâssis flamins" tant abhorrés. Pourquoi, bon dieu de bon sang, autant de haine et d’incompréhensions séculaires envers nos voisins du Nord ? Qu’est-ce donc que cette peur « francophone » d’une vraie grande réforme de l’Etat qui trancherait radicalement avec toutes celles qui ont précédé, et qui iraient dans le sens d’une autonomie véritable des entités fédérées ? Qu’est-ce donc que cette peur de la soi-disant « disparition » de ces fameux « liens interpersonnels », aussi cette peur du principe séculaire de l’homogénéité linguistique territoriale, ainsi que de la reconnaissance de fait de la réalité historique du sol ? Soyons dignes, faisons preuve de créativité et d’imagination, concertons-nous avec ces Messieurs-Dames les Flamands et ce, en néerlandais s’il vous plaît. Je suis sûr que c’est le seul point de passage possible pour entreprendre véritablement l’avenir (Cf. les accords Schreurs-Couvreurs).
@ à M. Thirion.
A quoi bon poursuivre ce débat ? Nous ne parlons pas des mêmes choses. Ce n'est certes pas Clovis qui créa le royaume de France, car il n'était que le roi des Francs, pas des Français. Ce serait plutôt Philippe-Auguste (1180-1223), qui donna un premier caractère national à la France.
Mais là n'est pas la question. Monsieur Thirion ne semble pas connaître l'histoire de France et semble découvrir des évidences. Bien sûr qu'il y a eu des rattachistes monarchistes. Ce fut le cas en 1830. Les rattachistes de l'époque, en particulier les Liégeois, ne songeaient pas à la République. Au Congrès national, ils ont voté, le 4 février 1831, pour l'élection du fils de Louis-Philippe, le duc de Nemours, en qualité de roi des Belges. Il devait régner sous le nom de Charles Ier. Sous l'Empire, les rattachistes étaient bonapartistes.
Le rattachisme est quelque chose de bien plus profond que le choix de tel ou tel régime. Comme l'a écrit Jules Michelet dans son Histoire de France ,alors que "l'Angleterre est un empire et l'Allemagne un pays, la France est une personne"(tome I, p. 485). Une personne qui transcende tous les régimes politiques.
C'est tellement évident pour moi que je ne comprends pas les réticences et insinuations de M. Thirion, dont, bien sûr, je respecte l'opinion et la sensibilité. Personne ne prône un retour au régime monarchiste chez les rattachistes. Nous nous plaçons seulement dans une perspective historique, pour faire ressortir ce que la France a d'exceptionnel, quel que soit son régime. La monarchie et l'empire, autant que la république, font partie de l'histoire de la France. Croyez-vous qu'il y ait, en France, un seul citoyen qui voudrait que l'on supprime les noms de toutes les victoires de Napoléon gravées sur l'Arc de Triomphe ?Le génie de la France est d'être à la fois unique et multiple, "nationale" et universelle.
Je comprends le point de vue de M.Marc Hansen, mais il est excessif, et tout ce qui est ecessif...Par exemple, je ne suis pas du tout d'accord quand il parle de négocier avec les nationalistes flamands uniquement en néerlandais ! Là, il va trop loin: que l'on prévoie un traducteur s'il le faut, mais chacun doit parler dans sa langue. Personne, à Liège-France, n'accepterait cela, surtout pas M. Schreurs.
Monsieur Scheurs, Bien que vous estimant je ne puis agréer à vos propos. Une passion du passé vous attache trop à une histoire écrite selon les tendances de l'époque. Je pense que Clovis était bien cité comme fondateur de la France dans les écoles de Pétain. Mais peu importe. Je vous annonce ma démission de Liège-France qui me semble plus nationaliste dans le mauvais sens que rattachiste dans le bon sens. Si vous supprimez ma démission de ce blogue tant pis. Si vous le laissez que ceal soit au moins un avertissement aux membres de Liège-France que l'extrémisme et l'amour du nationalisme falamand ou autre ne fera que vous porter préjudice et écarter les gens sincères comme moi. Ainsi peut-être comprendrez-vous mieux mes INSINUATIONS, c'est vous qui le dite. Messieurs les théoriciens du grand soir,en attendant le petit matin des défaites amères, bonsoir !
Mon article de ce dimanche 24 août publié sur le blogue de Liège-France constitue une réponse aux considérations de M. Thirion et une mise au point que j'espère objective et circonstanciée.
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