Un site francophone a publié le message suivant, émanant de M. Gauvain, que nous reproduisons partiellement.
J'ai lu avec délectation le petit livre de Jules Gheude intitulé "Le Choix de la Wallonie. Pour la convocation de ses Etats-Généraux". Une fois n'est pas coutume, j'ai commencé par la fin; Jumes Gheude n'y est pour rien : l'ouvrage se termine par le long exposé du ministre-président Rudy Demotte sur l'état de la Wallonie, dont j'ai préféré faire mon hors-d'oeuvre.
Ce discours, prononcé le 20 février 2008, met en exergue les aspects positifs de l'économie wallonne, notamment en ce qui concerne la compétivité des entreprises. L'aridité de la crise que nous traversons nous ferait presque oublier que les Wallons sont capables d'être performants et inventifs; de nombreux investisseurs français en ont déjà tiré les conclusions. Le ministre-président n'énonce toutefois aucune proposition révolutionnaire ; le contraire eût étonné.
Jules Gheude dialoguant avec lui-même, comme Rousseau avec Jean-Jacques : voilà le plat de résistance ! Il ne m'a pas déçu. C'est un argumentaire sérieux, structuré, marqué au sceau du (vrai) bon sens, que m'a offert cette lecture. L'auteur ne craint pas de répondre - toujours du point de vue réunioniste - à des questions relatives à la fonction publique, aux salaires, aux impôts, aux soins de santé...ce que se gardent de faire les observateurs prétendument neutres, lesquels redoutent trop que certaines comparaisons ne viennent nous donner du grain à moudre !
Le récit de l'analyse que nous offre J. Gheude de la "folle nuit BHV" (pp.76-79), de même que les citations glanées chez les éditorialistes flamands (qu'il a le grand mérite de lire avec assiduité) donnent le vertige ! C'est lorsqu'on prend un peu de recul pour faire la synthèse de ces douze ou quinze derniers mois de politique belge que l'on mesure la profondeur du gouffre qui nous sépare de la Flandre(...)
Les belgicains n'ont qu'un mot à la bouche :" identité" ! Aux sophistes de la belgitude, J. Gheude rétorque : "Nous appartenons pleinement à la culture française et celle-ci, à travers les siècles n'a jamais été fermée"
Et à l'intention des régionalistes : "Qu'y a-t-il de dénigrant à dire qu'il n'y a pas une identité wallonne, mais bien une identité française de Wallonie ?"
Ce sont exactement les réflexions que m'inspirent les fielleuses répliques que nous décochent les belgeois-sans-joie !
Un petit bémol toutefois : je ne puis rejoindre l'auteur quand il se contente, pour Bruxelles, d'un "statut de ville libre internationale". Cela étant, il a raison d'affirmer qu'"il importe que les Bruxellois eux-mêmes se déterminent". Cela seul compte en effet.
1 commentaire:
La remarque de Monsieur Gauvin est pertinente. Sans vouloir tomber dans le simplisme, il faut tout de même admettre que la construction institutionnelle bancale bruxelloise relève d'un compromis politique belge ayant permis de faire avancer la partition de l'Etat belge. Une fois la Belgique disparue pourquoi cette architecture brouillonne devrait- elle perdurer? De toute façon, ce problème relèvera de la compétence de la Flandre, laquelle ne reconnaît pas l'existence de minorités, tout comme la Wallonie d'ailleurs. Le problème de la Wallonie sera de rapatrier ce que le système belge lui a "vampirisé" tant en matière de biens, d'institutions et de personnes.
Devenus Français, les Wallons récupéreront (moralement),grâce à Suez,leurs milliards que la Société Générale a détourné pendant un siècle.
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