dimanche 15 juin 2008

Wallons et francophiles: oui / francophones et anti-flamands: non !

C'est quoi, au fond, un "francophone" ? Un nom ? Pas du tout, ce n'est pas un substantif, mais un adjectif. Le Larousse cite l'exemple des francophones du Canada, encore qu'on parle plus volontiers, là-bas, de Canadiens français. Sauf au Québec, où on appelle vraiment les citoyens par leur nom.Encore une chose qui ne doit pas plaire à la danseuse-chorégraphe-apatride Hélène Noiret...(voir message précédent)
Vous n'aimez pas, vous, qu'on vous appelle par votre nom ? Vous préféreriez qu'on vous nomme "le monsieur d'en face" ou la "dame du 14" ? Et bien! dire d'un Walllon que c'est un francophone, pis, escamoter carrément le nom même de Wallon comme on le fait continuellement dans les médias qui ne connaissent en Belgique que des Flamands et des "francophones", c'est affligeant et blessant pour nous. Car sous ce vocable réducteur, on met dans le même sac des Wallons, des Bruxellois et des fransquillons de Flandre. Trois types de population qui, à part l'usage de la même langue, ont des sensibilités et des intérêst différents. Ce n'est pas un hasard si "francophone", même ulilisé substantivement, s'écrit avec un petit "f", alors que Flamand, qui commence par la même lettre , s'écrit toujours avec un grand "F"... Y avez-vous déjà réfléchi? Les Bruxellois et certains Wallons semblent s'accommoder de cette non-nationalité qu'est la "Belgique francophone". N'est-ce pas un peu méprisant, tant pour les Bruxellois que pour les Wallons?Les uns et les autres ne préféreraient-ils pas qu'on les appelle par leur nom, en utilisant un vrai substantif plutôt qu'un adjectif ?
Querelle de mots ? Non, il y bien plus derrière ce problème de vocabulaire ; il y a la volonté de nier la Wallonie et les Wallons et, dans le même temps, de présenter les Flamands en bloc comme la cause de tous les maux.
A Liège-France, nous n'entrons pas dans ce petit jeu mesquin. Nous sommes des Wallons francophiles, plus même : des Français de la Région "Wallonie", comme il y a des Français de la Région "Champagne-Ardennes". Nous ne sommes pas des "francophones" et nous ne sommes pas davantage "anti-Flamands", mais nous sommes anti-belges, là carrément, car la Belgique nous a fait trop de tort, trop de mal et il y longtemps, pour nous comme pour M. Yves Leterme, qu'elle n'est plus une valeur ajoutée, ni une valeur en soi.
Notre pays, notre nation, notre patrie, c'est la France (et la Wallonie, bien sûr!)

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Si j'ai bien compris en lisant la presse écrite et les journaux télévisés, on nos annonce une belle réforme de l'Etat. Nos partis "démocratiques" "francophones" n'ont rien trouvé de mieux pour parer à la revendication flamande de scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvoorde", que de proposer l'extension de la Région Bruxelloise au communes à facilités de la périphérie ! Alors, Mesdames et Messieurs, accrochez-vous bien car bonjour les turbulences ! Ah oui, il y a aussi la nomination des trois "bourgmestres" FDF !! Aïe aïe aïe ... !

Anonyme a dit…

à Marc Hansen

Pourquoi aïe,aïe ??
Si j'en crois les aimables invités politiques du RWF jeudi dernier, les wallons ne doivent pas craindre la scission de la Belgique. C'est impossible car même l'Europe empêcherait cela.

A entendre cet argument massif, je dois remercier les Irlandais pour leur NO.

En 1815, l'Europe nous a privé de notre mère-patrie. Rebelotte en 1830. Je sais que l'histoire begaie mais qu'elle s'occupe cette fois des français de belgique (et non francophone, mot qui sous-entend que nous ne sommes plus citoyens de la France).

Et BHV là-dedans. Le seul que j'apprécie est le Bazar de l'Hôtel de Ville à Paris !

Anonyme a dit…

La fissure belgique belge s'agrandit. La Région wallonne voit également le risque d'une fissure dans sa Région.
En effet, le 13 juin, à Eupen, un nouveau parti s'est créé, le PRODG, dont le but initial serait demander la création d'une région suplémentaire,celle des belges parlant allemand. Il compte se présenter aux élections de 2009.
Une épine de plus dans les pieds de nos politiques et une division encore un peu plus marquée du territoire de la factice belgique.
Il semblerait que les embellies que nous promettait notre nouveau gouvernement (tous les partis sauf les écolos, et on se demanderait bien pourquoi pas eux, qui sont si belgicains).

Allez encore un peu de temps, la France, notre terre hospitalière est en vue !

Anonyme a dit…

Extrait d'une communication du sénat belge du 16 juin 2008

"La signature du nouveau Traité Benelux, le mardi 17 juin 2008, peut constituer pour le Parlement Benelux un nouveau stimulant à se profiler explicitement comme fer de lance européen.

Par la voix de M. Gilbert BOSSUYT (sp.a), les membres belges du Parlement Benelux se sont plaints de ne pas avoir pu prendre officiellement connaissance du texte du nouveau traité. M. Marc VERWILGHEN (Open VLD) a dit ne pas comprendre non plus pourquoi seulement quelques membres du Parlement Benelux ont été invités à assister à la cérémonie de signature du traité en la 'Ridderzaal', à La Haye."

Mais c'est bien sûr! La signature d'un nouveau traité Bénélux, doit être le moins connu possible. Pas de référendum... pas de communication à certains parlementaires, même flamands, qui n'appartiennent pas au gouvernement de Leterme. L'on enferme la Wallonie dans des liens qui la mettent à distance de la France.

La démocratie des politiciens belges est une démocratie populaire dans le sens d'un pouvoir des élus sur le peuple qui n'a qu'à courber l'échine !

"Quand les peuples cessent d'estimer, ils cessent d'obéir" a dit Rivarol. Puisse-t-il avoir raison !